Puerto Escondido Oaxaca Mexico

Le grondement s'entend avant même de voir la côte : sur Zicatela, les rouleaux du Pacifique se dressent en tubes parfaits que les surfeurs du monde entier viennent défier. Puerto Escondido, sur la côte d'Oaxaca, demeure une halte confidentielle du monde des croisières — seuls quelques petits navires y mouillent à l'occasion, débarquant leurs passagers en embarcation dans la baie principale. Ceux qui ont cette chance touchent à un Mexique de bord de mer resté fidèle à ses pêcheurs et à ses vagues.

La baie principale et son adoquín

Le débarquement mène au rivage de la Playa Principal, où les pangas tirées sur le sable servent encore chaque matin de poissonnerie à ciel ouvert. Juste derrière, l'avenue Pérez Gasga — que tout le monde appelle El Adoquín, du nom de son pavage — concentre sur quelques centaines de mètres piétonnes cafés, comptoirs de fruits frais et boutiques d'artisanat oaxaquénien. Le rythme est celui d'un bourg côtier : personne ne presse personne, et les conversations s'étirent à l'ombre des amandiers de mer.

Zicatela, le spectacle du Pacifique

Une marche le long de la côte ou une courte course en taxi mène à la longue étendue de Zicatela, classée parmi les meilleurs sites de surf de la planète. Son « pipeline mexicain » forme des vagues réservées aux experts; pour les autres, le spectacle se savoure depuis la promenade ou les terrasses, un jus de fruits à la main, en regardant les silhouettes disparaître dans les tubes. Attention : la baignade y est dangereuse, les courants ne pardonnent pas. On regarde, on ne se mouille pas.

Carrizalillo, la crique aux eaux calmes

Pour nager, direction l'ouest de la ville. La crique de Carrizalillo se mérite : un long escalier de pierre descend la falaise jusqu'à un croissant de sable protégé, où l'eau turquoise reste douce même quand le large s'agite. Palapas, planches à louer pour l'initiation au surf en douceur et bancs de poissons près des rochers en font l'arrêt baignade idéal de l'escale. La remontée demande un peu de souffle; les vendeurs d'eau de coco attendent en haut, bien placés.

Le marché et les saveurs d'Oaxaca

Dans les hauteurs du bourg, le marché Benito Juárez rassemble ce que la région produit de meilleur : chocolat de metate, tlayudas croustillantes garnies de haricots noirs, café des montagnes voisines et piles de mangues selon la saison. Les comptoirs à jus mélangent papaye, ananas et citron vert dans des verres géants. Une heure suffit pour en faire le tour avant de redescendre vers l'eau par les rues en pente douce.

La lagune de Manialtepec

À une demi-heure de route vers l'ouest, la lagune de Manialtepec déploie ses mangroves peuplées d'ibis, de hérons et de martins-pêcheurs. Les sorties en bateau d'une demi-journée en font le tour avec un guide; certaines nuits, le plancton bioluminescent illumine l'eau au moindre mouvement, un phénomène qui a rendu la lagune célèbre dans tout le pays. En escale de jour, on se contente des oiseaux — ce qui n'a rien d'une consolation.

À savoir avant de débarquer

  • Escale rare et en mouillage : les conditions de mer peuvent modifier le programme du navire.
  • Le centre se parcourt à pied; taxis nombreux et abordables pour Carrizalillo ou Zicatela.
  • Se baigner uniquement dans les criques protégées : le Pacifique est ici puissant.
  • Le soleil tape dès le matin : chapeau et crème indispensables.

Avant que l'ancre remonte

Le soir, quand la lumière devient dorée, surfeurs et pêcheurs se partagent le même horizon, chacun lisant la mer à sa façon. Puerto Escondido n'a ni monument ni grand musée : son patrimoine, c'est la vague, le sable et une manière de vivre au rythme du Pacifique. Il fallait bien qu'un jour les navires de passage viennent y goûter.

Questions fréquentes

Au mouillage dans la baie principale : seuls quelques petits navires y font escale à l'occasion, débarquant leurs passagers en embarcation. L'escale est rare et les conditions de mer peuvent modifier le programme du bord.
Oui pour le centre. Le débarquement mène à la Playa Principal, et juste derrière, l'avenue Pérez Gasga concentre sur quelques centaines de mètres piétonnes cafés, comptoirs de fruits frais et artisanat oaxaquénien. Les taxis sont nombreux et abordables pour Carrizalillo ou Zicatela.
Oui, mais uniquement dans les criques protégées. Zicatela est dangereuse, ses courants ne pardonnent pas : on y regarde sans se mouiller. Carrizalillo, à l'ouest de la ville, est l'arrêt baignade de l'escale.
La longue étendue classée parmi les meilleurs sites de surf de la planète, avec son pipeline mexicain réservé aux experts. Le spectacle se savoure depuis la promenade ou les terrasses, un jus à la main, en regardant les silhouettes disparaître dans les tubes.
Par un long escalier de pierre qui descend la falaise jusqu'à un croissant de sable protégé. L'eau turquoise y reste douce même quand le large s'agite, et l'on y loue des planches pour une initiation en douceur. La remontée demande un peu de souffle; les vendeurs d'eau de coco attendent en haut, bien placés.
L'avenue Pérez Gasga, que tout le monde appelle El Adoquín du nom de son pavage : quelques centaines de mètres piétonnes de cafés, de comptoirs de fruits et de boutiques d'artisanat, juste derrière la Playa Principal où les pangas servent encore de poissonnerie à ciel ouvert chaque matin.
Le marché Benito Juárez, dans les hauteurs du bourg : chocolat de metate, tlayudas croustillantes garnies de haricots noirs, café des montagnes voisines et piles de mangues selon la saison. Les comptoirs à jus mélangent papaye, ananas et citron vert dans des verres géants. Une heure suffit.
Une lagune bordée de mangroves à une demi-heure de route vers l'ouest, peuplée d'ibis, de hérons et de martins-pêcheurs. Les sorties en bateau d'une demi-journée en font le tour avec un guide. Le plancton bioluminescent qui l'a rendue célèbre ne s'observe que la nuit : en escale de jour, on se contente des oiseaux, ce qui n'a rien d'une consolation.
Le peso mexicain. Puerto Escondido reste un bourg côtier : prévoyez des espèces, surtout au marché et dans les comptoirs de l'Adoquín.
L'espagnol, avec un anglais courant sur l'Adoquín et à Zicatela, où la communauté internationale de surfeurs est bien implantée. Le rythme reste celui d'un bourg côtier : personne ne presse personne.