Pohnpei Island Micronesia Kolonia-Palikir
Micronesia

Des nuages accrochés aux sommets, une couronne de récifs, et partout un vert profond qui descend jusqu'aux mangroves : Pohnpei se mérite et se gagne. La plus grande île des États fédérés de Micronésie reçoit des pluies parmi les plus abondantes de la planète, et cette eau ruisselante a sculpté un monde de cascades, de forêts denses et de baies fermées. Les navires, rares et attendus, accostent près de Kolonia, la principale localité, point de départ d'une des escales les plus dépaysantes du Pacifique.

Kolonia, capitale à la mesure de l'île

La ville s'étire entre le port et les pentes vertes, sans étage superflu ni empressement. Les puissances coloniales s'y sont succédé, Espagnols, Allemands puis Japonais, et chacune a laissé des traces : un pan de muraille espagnole du XIXe siècle subsiste près du centre, vestige d'un fort disparu. Les rues abritent marchés, églises et petits commerces où l'on croise davantage de sourires que de visiteurs. C'est une entrée en matière paisible avant les deux grands rendez-vous de la journée.

Nan Madol, la Venise du Pacifique

Sur la côte sud-est de l'île, à environ une heure et demie de route de Kolonia, s'étend l'un des sites archéologiques les plus étonnants de l'Océanie. Nan Madol, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, aligne près d'une centaine d'îlots artificiels construits sur le récif à l'aide de colonnes de basalte empilées comme des poutres géantes. Cette cité lacustre servit de siège à la dynastie des Saudeleurs, qui régna sur l'île pendant des siècles. On circule entre les murailles noires par des canaux que la marée remplit et vide, dans un silence que trouble seulement l'eau contre la pierre. Comment ces blocs de plusieurs tonnes ont-ils été transportés et hissés? Les archéologues en débattent encore, et les légendes locales, elles, ont leur réponse : la magie de deux frères sorciers venus de l'ouest.

La cascade de Kepirohi

Non loin de Nan Madol, la cascade de Kepirohi offre le contrepoint parfait à la minéralité du site. Une chute d'une vingtaine de mètres y glisse sur une paroi de basalte avant de s'étaler dans un bassin clair, entouré de végétation luxuriante. La baignade y est permise et bienvenue sous ce climat; peu de gestes concluent mieux une matinée d'exploration que de plonger dans cette eau fraîche descendue des montagnes. Les excursions combinent presque toujours les deux sites.

Le rocher de Sokehs

Face à Kolonia, une falaise de basalte surgit de la mer comme une proue : le rocher de Sokehs, surnommé parfois le « Diamond Head de la Micronésie ». Les plus sportifs peuvent en tenter l'ascension, une heure et demie d'efforts soutenus sur un sentier raide, récompensée par une vue plongeante sur les récifs, la barrière de corail et les toits de la ville. Les autres se contenteront de le photographier depuis la côte, ce qui n'a rien d'une consolation.

Traditions vivantes

Pohnpei demeure une société profondément attachée à ses coutumes. Le sakau, boisson cérémonielle tirée des racines d'un poivrier, se prépare encore sur des pierres plates au son sourd des pilons; certaines excursions incluent une démonstration. Le respect est de mise partout : on demande avant de photographier, on se déchausse où il le faut, et l'on accepte le rythme de l'île, qui n'est pas celui des horaires de navire.

Quitter l'île verte

Quand le navire s'éloigne de la barrière de corail, Pohnpei disparaît souvent comme elle est apparue, dans un rideau d'averse traversé de soleil. Restent des images fortes : des murs de basalte posés sur l'eau il y a des siècles, une cascade dans la forêt, un peuple qui continue de vivre selon ses règles au milieu de l'océan. Les escales de ce calibre ne se comptent, dans une vie de croisiériste, que sur les doigts d'une main.

Questions fréquentes

Près de Kolonia, la principale localité de l'île. Les navires y sont rares et attendus, et Kolonia est le point de départ de toutes les excursions de la journée.
Nan Madol et la cascade de Kepirohi, presque toujours combinés dans la même excursion, à environ une heure et demie de route de Kolonia. La ville elle-même se visite à pied en début ou en fin de journée.
Une cité lacustre inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, sur la côte sud-est de l'île : près d'une centaine d'îlots artificiels construits sur le récif à l'aide de colonnes de basalte empilées comme des poutres géantes. Elle servit de siège à la dynastie des Saudeleurs pendant des siècles.
Personne ne le sait avec certitude. Les archéologues débattent encore de la façon dont ces blocs de plusieurs tonnes ont été acheminés et hissés. Les légendes locales, elles, ont leur réponse : la magie de deux frères sorciers venus de l'ouest.
Oui, à la cascade de Kepirohi, non loin de Nan Madol : une chute d'une vingtaine de mètres qui glisse sur une paroi de basalte avant de s'étaler dans un bassin clair, entouré de végétation. La baignade y est permise et bienvenue sous ce climat.
Un pan de muraille espagnole du XIXe siècle près du centre, vestige d'un fort disparu, des marchés, des églises et de petits commerces. Espagnols, Allemands puis Japonais s'y sont succédé et chacun a laissé des traces. La ville s'étire entre le port et les pentes vertes, sans étage superflu ni empressement.
Oui, mais c'est exigeant : une heure et demie d'efforts soutenus sur un sentier raide, récompensée par une vue plongeante sur les récifs, la barrière de corail et les toits de la ville. Les autres se contentent de le photographier depuis la côte, ce qui n'a rien d'une consolation.
Une boisson cérémonielle tirée des racines d'un poivrier, encore préparée sur des pierres plates au son sourd des pilons. Certaines excursions incluent une démonstration : c'est un élément vivant de la coutume pohnpéienne, pas un numéro touristique.
Humide, très humide : l'île reçoit des pluies parmi les plus abondantes de la planète, et c'est cette eau qui a sculpté ses cascades et ses forêts. Prévoyez un imperméable de poche en toute saison; le navire s'éloigne souvent dans un rideau d'averse traversé de soleil.
Avec retenue. La société pohnpéienne reste profondément attachée à ses coutumes : on demande avant de photographier, on se déchausse où il le faut, et l'on accepte le rythme de l'île, qui n'est pas celui des horaires de navire.