Hoorn Netherlands North Holland

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Viking Longships Kvasir.

Viking Longships Kvasir

238 Passagers
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Le cap Horn porte le nom de cette ville. En 1616, le navigateur Willem Schouten, parti d'ici, baptisa la pointe la plus redoutée de l'Amérique du Sud en hommage à sa cité natale. Voilà qui situe Hoorn : un bourg de Hollande-Septentrionale qui, au XVIIe siècle, armait des flottes pour les épices et comptait parmi les places fortes de la Compagnie des Indes orientales. Les bateaux de croisière fluviale qui sillonnent l'IJsselmeer et le Markermeer s'y amarrent aujourd'hui à deux pas d'un centre resté remarquablement intact.

Le vieux port et sa tour de guet

L'escale commence naturellement par le Oude Haven, où voiliers traditionnels et bateaux de plaisance se partagent les bassins. La Hoofdtoren monte la garde à l'entrée : une tour défensive de 1532, coiffée depuis 1651 d'un clocheton élégant, dernier vestige des fortifications portuaires. Un café-restaurant occupe désormais l'intérieur. Autour, les maisons de capitaines penchent doucement au-dessus de l'eau, et les mâts s'alignent devant les façades de brique. Sur le quai, trois garçons de bronze juchés sur un socle regardent le large : les mousses du capitaine Bontekoe, héros d'un roman d'aventures que les jeunes Néerlandais lisent à l'école, enfants du pays eux aussi. Le quartier se parcourt sans plan : chaque ruelle ramène vers un bassin ou vers le large.

Rode Steen, la place du Siècle d'or

À quelques minutes du port, la place Rode Steen concentre la richesse passée de la ville. Le Waag, le poids public de 1609, y fait face au Westfries Museum, installé dans un bâtiment de 1632 à la façade chargée d'ornements, qui expose peintures, mobilier et souvenirs de la navigation au long cours de la Frise-Occidentale. Au centre de la place se dresse la statue de Jan Pieterszoon Coen, fondateur de Batavia, figure aussi célébrée que contestée du passé colonial néerlandais ; une plaque en fait aujourd'hui une lecture plus nuancée. Les terrasses des cafés entourent le tout, idéales pour observer les cyclistes filer entre les pavés.

Flâner entre les façades

Hoorn se savoure à pied. Les rues commerçantes, Grote Noord et Kleine Noord, alternent boutiques et demeures anciennes aux pignons ouvragés. Les amateurs de détails lèveront les yeux vers les pierres de façade sculptées, ces enseignes de pierre qui racontaient le métier ou l'origine du propriétaire. En redescendant vers l'eau par Veermanskade et Bierkade, on longe une enfilade d'entrepôts et de maisons de marchands qui comptent parmi les mieux conservés des anciens ports du Zuiderzee. Dix minutes de marche suffisent entre le quai et le cœur du centre : tout tient dans un mouchoir de poche. Un marché anime les rues certains jours de la semaine, et les fromages de la région y sont à l'honneur.

À voir selon le temps disponible

DuréeSuggestion
1 à 2 heuresOude Haven, Hoofdtoren et front de mer
Demi-journéeAjouter Rode Steen, le Westfries Museum et les rues marchandes
Journée complètePousser jusqu'aux digues du Markermeer ou vers les villages voisins

La mer intérieure

Depuis la digue, le regard embrasse le Markermeer, cette mer intérieure née de la fermeture du Zuiderzee en 1932. Les eaux qui portaient jadis les navires des Indes ne mènent plus qu'à Amsterdam, à 35 km au sud, mais les voiliers à fond plat continuent d'y croiser comme au temps des harengs. Par beau temps, la lumière sur l'eau évoque les ciels des maîtres hollandais.

On repart de Hoorn avec une impression singulière : celle d'une ville qui a cessé de conquérir le monde pour mieux se conserver elle-même. Les épices sont loin, les façades demeurent. Et quelque part au bout de l'Atlantique Sud, un cap balayé par les tempêtes continue de porter, sans le savoir, le nom de cette place tranquille où l'on boit un café au soleil.

Questions fréquentes

À deux pas d'un centre resté remarquablement intact, sur l'IJsselmeer ou le Markermeer selon l'itinéraire. Dix minutes de marche suffisent entre le quai et le cœur de la ville : tout tient dans un mouchoir de poche.
Oui. En 1616, le navigateur Willem Schouten, parti d'ici, baptisa la pointe la plus redoutée de l'Amérique du Sud en hommage à sa cité natale. Voilà qui situe cette ville de Hollande-Septentrionale, qui armait au XVIIe siècle des flottes pour les épices.
La tour défensive de 1532 qui monte la garde à l'entrée du Oude Haven, coiffée depuis 1651 d'un clocheton élégant. C'est le dernier vestige des fortifications portuaires, et un café-restaurant en occupe désormais l'intérieur.
Les mousses du capitaine Bontekoe, héros d'un roman d'aventures que les jeunes Néerlandais lisent à l'école. Enfants du pays eux aussi, ils regardent le large depuis leur socle, sur le quai du vieux port.
Le Waag, poids public de 1609, et face à lui le Westfries Museum, dans un bâtiment de 1632 à la façade chargée d'ornements. Le musée expose peintures, mobilier et souvenirs de la navigation au long cours de la Frise-Occidentale.
C'est une figure aussi célébrée que contestée du passé colonial néerlandais : fondateur de Batavia, il se dresse au centre de la place Rode Steen. Une plaque en propose aujourd'hui une lecture plus nuancée. La ville n'esquive pas le débat, elle l'affiche.
Le vieux port et la Hoofdtoren, puis la place Rode Steen et le Westfries Museum, et enfin la descente vers l'eau par le Veermanskade et le Bierkade, une enfilade d'entrepôts et de maisons de marchands parmi les mieux conservés des anciens ports du Zuiderzee.
Oui, certains jours de la semaine, dans les rues du centre. Les fromages de la région y sont à l'honneur, aux côtés des étals habituels de fleurs et de poisson.
Le Markermeer, cette mer intérieure née de la fermeture du Zuiderzee en 1932. Les eaux qui portaient jadis les navires des Indes ne mènent plus qu'à Amsterdam, à 35 km au sud, mais les voiliers à fond plat continuent d'y croiser comme au temps des harengs.
Oui, pour une escale sans complication : distances courtes, terrain plat, bateaux à regarder et un musée qui parle de navigation. Les plus jeunes accrochent surtout au vieux port; le centre historique intéressera davantage les adultes.