Northwest Passage Canadian Arctic
Canada

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Seabourn Cruise Line (44 Croisières)

Seabourn Venture

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Pendant quatre siècles, des marins ont cherché ce chemin au prix de leur vie ; aujourd'hui, quelques navires d'expédition le franchissent chaque été. Le passage du Nord-Ouest n'est pas une escale : c'est une traversée d'environ 1 500 kilomètres à travers l'archipel Arctique canadien, entre la mer de Baffin et la mer de Beaufort, où chaque journée dépend des glaces, du vent et des décisions du capitaine. Sous le soleil qui ne se couche pas en plein été, voici ce que vivent réellement les passagers de cette navigation d'exception.

Sur les traces de Franklin et d'Amundsen

L'histoire accompagne chaque mille nautique. À l'île Beechey, balayée par le vent, trois stèles marquent les tombes de marins de l'expédition Franklin, disparue avec ses 129 hommes après 1845 ; on y débarque en zodiac, dans un silence que personne ne songe à briser. Plus à l'ouest, le hameau inuit de Gjoa Haven porte le nom du voilier de Roald Amundsen, qui y hiverna deux ans auprès des Netsilik — apprenant d'eux la survie polaire — avant de réussir, en 1906, le premier franchissement complet. Dundas Harbour, poste gouvernemental abandonné aux bâtiments affaissés, ajoute son propre chapitre de solitude, tout comme l'épave du Maud, l'autre navire d'Amundsen, visible dans les eaux peu profondes de Cambridge Bay.

Les communautés du Grand Nord

Les itinéraires font halte dans quelques localités inuites — Pond Inlet sur l'île de Baffin, posée face aux glaciers et aux falaises à oiseaux de l'île Bylot, Gjoa Haven, Cambridge Bay, parfois Ulukhaktok, réputée pour ses estampes. Partout, l'accueil se fait au rythme du lieu, entre le magasin coopératif, l'école et la plage où sèchent les embarcations. Les visites, préparées avec les communautés, mêlent chants de gorge, jeux traditionnels de force et d'agilité, ateliers d'artisanat et conversations simples autour d'un aréna ou d'une coopérative. Ces rencontres, où les aînés racontent la vie sur le territoire avant et après la sédentarisation, comptent souvent parmi les moments les plus marquants du voyage.

La faune des détroits

Le détroit de Lancaster, à l'entrée est du parcours, figure parmi les eaux les plus riches de l'Arctique. Depuis la passerelle ou les zodiacs, on guette l'ours blanc sur les plaques de glace, les morses hissés sur les hauts-fonds, les bélugas et narvals en migration, parfois une baleine boréale, doyenne des mers froides. À l'île Prince Leopold, des falaises de 300 mètres abritent l'une des plus grandes colonies d'oiseaux marins du Nord canadien : guillemots, mouettes tridactyles et fulmars par centaines de milliers. Sur la toundra, bœufs musqués en formation défensive et renards arctiques complètent le tableau, sous l'œil des guides armés qui encadrent chaque marche.

Une navigation dictée par la glace

Aucun itinéraire n'est garanti ici, et c'est sa nature même. Les cartes se redessinent chaque jour selon les relevés de glace ; un détroit bloqué se contourne, une baie dégagée s'improvise en site de débarquement, une matinée de zodiac le long d'un glacier actif comme celui de Croker Bay remplace une randonnée prévue. Les journées alternent navigation dans des chenaux bordés de falaises, conférences des naturalistes, observations à la passerelle et débarquements en toundra. Il faut accepter l'imprévu : il fait partie du contrat, et c'est lui qui transforme la croisière en expédition véritable.

Franchir la ligne

Un soir, quelque part entre deux détroits, le chef d'expédition annonce que la partie mythique du parcours est franchie. Les passagers lèvent un verre là où tant d'équipages ont fait naufrage, conscients du privilège que représente ce franchissement encore réservé à une poignée de navires chaque année. On ne revient pas du passage du Nord-Ouest avec de simples photographies : on en revient avec la mesure du monde — son immensité, sa fragilité, et la ténacité des peuples qui l'habitent depuis des millénaires.

Questions fréquentes

Une traversée. Le passage du Nord-Ouest couvre environ 1 500 kilomètres à travers l'archipel Arctique canadien, entre la mer de Baffin et la mer de Beaufort. Ce n'est pas un port, mais une navigation de plusieurs jours ponctuée de débarquements.
En zodiac, partout. Aucun site du parcours n'a de quai : les débarquements se font sur les plages, en toundra ou dans les hameaux inuits, sous la garde de guides armés en raison des ours blancs.
L'île Beechey et ses trois stèles marquant les tombes de marins de l'expédition Franklin, disparue avec ses 129 hommes après 1845. Le parcours passe aussi par Gjoa Haven, où Roald Amundsen hiverna deux ans avant de réussir le premier franchissement complet en 1906, et par Dundas Harbour, poste gouvernemental abandonné.
Selon l'itinéraire : Pond Inlet sur l'île de Baffin, Gjoa Haven, Cambridge Bay et parfois Ulukhaktok, réputée pour ses estampes. Les visites, préparées avec les communautés, mêlent chants de gorge, jeux traditionnels, ateliers d'artisanat et conversations avec les aînés.
Ours blancs sur les plaques de glace, morses sur les hauts-fonds, bélugas et narvals en migration, parfois une baleine boréale. À l'île Prince Leopold, des falaises de 300 mètres abritent des centaines de milliers de guillemots, mouettes tridactyles et fulmars; sur la toundra, bœufs musqués et renards arctiques.
Non, et c'est sa nature même. Les cartes se redessinent chaque jour selon les relevés de glace : un détroit bloqué se contourne, un site de débarquement s'improvise. Il faut accepter l'imprévu, c'est ce qui distingue l'expédition de la croisière.
En plein été seulement, quand les glaces le permettent, et sous un soleil qui ne se couche pas. Quelques navires d'expédition seulement le franchissent chaque année.
Le dollar canadien; l'anglais et l'inuktitut sont les langues d'usage dans les hameaux. Prévoyez du comptant : les coopératives locales n'ont pas toujours de terminal de paiement fiable.
Rarement. Les journées reposent sur des débarquements en zodiac, des marches en toundra et de longues heures d'observation à la passerelle, dans un climat rude et sans possibilité de retour rapide. Ce voyage s'adresse à des passagers autonomes et en bonne condition.
Elle alterne navigation dans des chenaux bordés de falaises, conférences des naturalistes, observation à la passerelle et débarquements. Une sortie en zodiac le long d'un glacier actif, comme celui de Croker Bay, peut remplacer une randonnée prévue si la glace en décide autrement.