Moffen Island Svalbard Norway
Norway
Questions fréquentes
Non, jamais. Aucun navire n'y débarque ses passagers : l'île est une réserve naturelle strictement protégée et les navires doivent s'en tenir à 500 mètres au minimum du 15 mai au 15 septembre. L'observation se fait entièrement depuis le pont.
À une mince bande de gravier qui affleure à peine au-dessus de la mer, par 80 degrés de latitude nord. Ni falaise, ni sommet, ni village : un anneau de galets enserrant une lagune peu profonde, au nord de l'embouchure du Wijdefjorden, sur la côte septentrionale du Spitzberg.
Pour ses morses. L'île abrite l'une des colonies les plus importantes du Svalbard, et son approche coïncide avec le franchissement du 80e parallèle. Deux raisons qui en font un moment fort de toute croisière d'expédition.
À bonne distance, des silhouettes brunes sur le gravier pâle : des dizaines de morses, parfois plus d'une centaine, entassés à la pointe sud. Les défenses luisent dans la lumière rasante et le vent porte par moments leurs grognements sourds jusqu'au pont.
Certains, oui. Des individus curieux s'approchent à la nage et lèvent la tête hors de l'eau pour observer les observateurs. Les guides naturalistes commentent la scène depuis le pont et expliquent la biologie de ces géants, qui peuvent dépasser la tonne.
Parce qu'au milieu du 20e siècle, des décennies de chasse avaient pratiquement fait disparaître le morse de l'archipel. Moffen a joué un rôle central dans le retour de l'espèce. La règle des 500 mètres, loin de gâcher l'expérience, lui donne son caractère.
C'est un rite de passage que les équipages soulignent volontiers : corne de brume, annonce du commandant, passagers rassemblés sur le pont pour immortaliser la latitude affichée. Au-delà s'étend la banquise permanente, et peu d'endroits habités du globe se trouvent plus près du pôle.
Non, jamais. Elle dépend entièrement de la météo et des glaces, et peut être interrompue à tout moment. Il faut l'aborder comme une possibilité, pas comme une promesse — c'est justement ce qui la rend précieuse.
Des jumelles, indispensables pour distinguer les morses à 500 mètres, et un téléobjectif si vous photographiez. Coupe-vent, tuque et gants s'imposent même en plein été : l'air arctique ne fait aucun cadeau sur un pont ouvert.
Parfois. Les observations d'ours polaires ou de baleines surviennent à l'occasion dans ces parages, et la mer, ponctuée selon la saison de plaques de glace dérivantes, sert de reposoir aux phoques. Restez attentif aux annonces du bord.


