Koror-Palau Palau Islands
Palau

Sur les cartes, les Palaos ne sont qu'une poussière d'îles perdue entre les Philippines et la Nouvelle-Guinée. Depuis le pont d'un navire, c'est autre chose : des centaines de dômes de calcaire coiffés de jungle, posés sur un lagon dont les verts et les bleus semblent inventés. Les navires mouillent dans la rade abritée de Malakal, près de Koror, la principale ville du pays, et les annexes déposent les passagers à quelques minutes des quais. L'escale tout entière tourne autour d'une évidence que les Palaosiens ont comprise avant tout le monde : ici, la mer est le monument, et on la protège comme tel.

Les Rock Islands, un labyrinthe de calcaire

Au sud commence le dédale des Rock Islands, plus de deux cents îlots en forme de champignons rongés à la base par les vagues, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les vedettes d'excursion s'y faufilent entre parois grises et plages accessibles seulement par bateau. On coupe le moteur dans des criques fermées où l'eau atteint une transparence irréelle; on accoste sur un banc de sable pour un piquenique à l'ombre; on nage au-dessus de jardins de coraux fréquentés par les tortues et les bancs de poissons-perroquets. Le silence entre deux baignades, à peine troublé par les oiseaux de mer, fait partie du voyage. Les kayakistes s'offrent quant à eux des tunnels d'eau claire sous les voûtes de calcaire, à hauteur de tortue. Une journée entière y passe sans qu'on voie le temps filer.

Sous la surface

Les plongeurs du monde entier classent les Palaos parmi les tout premiers territoires sous-marins de la planète. Le German Channel, chenal percé à l'époque coloniale allemande pour sortir le phosphate du lagon, attire aujourd'hui les raies mantas qui viennent s'y faire nettoyer par les petits poissons; les tombants voisins descendent dans le bleu chargés de gorgones et d'anémones. Nul besoin de bouteilles pour en avoir sa part : l'apnée au-dessus des récifs suffit à remplir la mémoire pour des années. Le célèbre lac aux Méduses, où des millions de méduses dorées inoffensives dérivent au soleil, se visite lorsque les autorités l'ouvrent, selon l'état de la population de ces fragiles créatures; se renseigner à bord avant de promettre quoi que ce soit aux enfants.

Koror, capitale de poche

Entre deux sorties en mer, la petite capitale mérite une flânerie. Le musée national Belau, le plus ancien de Micronésie, et le musée Etpison exposent monnaies de pierre, pirogues à balancier et récits des clans; les maisons de réunion traditionnelles aux pignons peints racontent une société insulaire organisée bien avant l'arrivée des Européens. Les restaurants du bord de l'eau servent thon cru mariné, poissons grillés et taro sous toutes ses formes, avec la rade et ses îlots pour toile de fond. Les boutiques d'artisanat proposent des storyboards, ces planches de bois sculptées qui racontent les légendes des clans, souvenir signature de l'archipel. Tout se parcourt sans hâte : le pays compte moins d'habitants qu'un arrondissement de Montréal.

Préparer sa journée aux Palaos

  • Mouillage dans la rade de Malakal; transfert en annexe vers la ville.
  • Rock Islands et sites d'apnée : excursions en vedette à réserver tôt.
  • Lac aux Méduses : ouverture variable, permis requis, se renseigner à bord.
  • Monnaie : dollar américain; crème solaire sans oxybenzone exigée par la loi locale.

Au départ, le navire se glisse hors du lagon par des passes étroites, et les dômes verts défilent une dernière fois le long de la coque. Les Palaos laissent un souvenir physique autant que visuel : le sel sur la peau, l'eau tiède, le silence entre deux battements de palmes. Longtemps après, il suffit de fermer les yeux pour replonger.

Questions fréquentes

Par annexe. Les navires mouillent dans la rade abritée de Malakal, près de Koror, la principale ville du pays, et les embarcations déposent les passagers à quelques minutes des quais.
Entre les Philippines et la Nouvelle-Guinée, dans le Pacifique occidental. Depuis le pont, l'archipel se présente comme des centaines de dômes de calcaire coiffés de jungle, posés sur un lagon aux verts et aux bleus improbables.
Un dédale de plus de deux cents îlots en forme de champignons, rongés à la base par les vagues, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les vedettes d'excursion s'y faufilent entre parois grises et plages accessibles seulement par bateau, avec des criques où l'eau atteint une transparence irréelle.
Une seule sortie en mer vers les Rock Islands, avec apnée et arrêt sur un banc de sable. C'est ce qui définit l'escale. Si vous préférez rester à terre, les musées de Koror et une flânerie sur le bord de l'eau remplissent facilement une demi-journée.
Seulement lorsque les autorités l'ouvrent, selon l'état de la population de ces fragiles créatures, et avec un permis. Renseignez-vous à bord avant de promettre quoi que ce soit aux enfants : la fermeture est fréquente et l'accès n'est jamais garanti.
Non. Les plongeurs du monde entier classent l'archipel parmi les premiers territoires sous-marins de la planète, mais l'apnée au-dessus des récifs suffit à remplir la mémoire pour des années : tortues, bancs de poissons-perroquets, jardins de coraux.
Un chenal percé à l'époque coloniale allemande pour sortir le phosphate du lagon, devenu un site de plongée réputé : les raies mantas y viennent se faire nettoyer par les petits poissons, et les tombants voisins descendent dans le bleu chargés de gorgones et d'anémones.
Le musée national Belau, le plus ancien de Micronésie, et le musée Etpison, qui exposent monnaies de pierre, pirogues à balancier et récits des clans. Les maisons de réunion traditionnelles aux pignons peints racontent une société insulaire organisée bien avant l'arrivée des Européens. Le pays compte moins d'habitants qu'un arrondissement de Montréal — tout se parcourt sans hâte.
Le dollar américain. Attention à un détail réglementaire : la loi locale exige une crème solaire sans oxybenzone, pour protéger les coraux. Achetez-la avant de partir, elle ne se trouve pas partout.
Du thon cru mariné, des poissons grillés et du taro sous toutes ses formes, dans les restaurants du bord de l'eau, avec la rade et ses îlots pour toile de fond. Les boutiques d'artisanat proposent des storyboards, ces planches de bois sculptées qui racontent les légendes des clans.