Borgholm Sweden
Sweden

Vue de la mer, la ruine du château de Borgholm coiffe le plateau calcaire comme une couronne évidée. C'est elle qui accueille les navires en approche d'Öland, longue île de la Baltique reliée à la côte suédoise par un pont. Les paquebots mouillent au large et les canots déposent les passagers au petit havre de Borgholm, principale localité d'Öland et station estivale appréciée des Suédois depuis plus d'un siècle. La famille royale elle-même y a ses habitudes, ce qui en dit long sur le charme discret de l'endroit.

Un château aux murs nus

Le grand rendez-vous de l'escale se dresse sur la hauteur qui domine la localité, accessible à pied ou lors des excursions organisées : le château, l'une des ruines les plus imposantes de Scandinavie. Forteresse médiévale devenue palais baroque sous le roi Karl X Gustav au 17e siècle, il fut ravagé par un incendie en 1806, qui ne laissa debout que les murs de calcaire. Le site raconte plus de 900 ans d'histoire suédoise et nordique. On circule librement dans les cours et les salles à ciel ouvert, entre fenêtres béantes ouvrant sur le détroit de Kalmar et remparts où le vent s'engouffre. Les enfants adorent les recoins et les escaliers; les adultes, la mélancolie douce qui flotte entre ces murs sans toit. Des expositions retracent le passé du lieu, et la vue depuis les étages supérieurs embrasse l'île, la mer et les voiles au large.

Solliden, le jardin du roi

À quelques pas de la ruine s'étend le domaine de Solliden, résidence d'été de la famille royale de Suède. La villa de style italien fut construite au début du 20e siècle pour la princesse héritière Victoria, qui fit aménager autour un parc mêlant influences méditerranéennes et nordiques. Les jardins s'ouvrent aux visiteurs pendant la belle saison : roseraies, allées ombragées, parterres soignés et échappées sur la Baltique composent une promenade paisible, avec parfois la surprise d'apercevoir le drapeau hissé signalant la présence royale. L'association château-jardins forme un duo parfait pour une demi-journée.

Flâner dans la petite capitale de l'île

De retour vers le rivage, la petite capitale insulaire déroule ses rues basses bordées de maisons de bois et de commerces d'été. Les terrasses servent glaces, brioches à la cannelle et harengs sous toutes leurs formes, et l'ambiance rappelle ces stations balnéaires nordiques où le temps ralentit dès que le soleil paraît. Le port de plaisance, les petites galeries et les boutiques d'artisanat occupent agréablement une heure ou deux, kanelbulle à la main. Un marché d'artisans s'installe certains jours près du havre, entre étals de miel, de savons et de lainages.

Öland, île des moulins et des alvars

Pour qui souhaite pousser plus loin, des excursions et un réseau d'autobus permettent d'explorer le territoire. Öland est réputée pour ses moulins à vent de bois, ses villages agricoles et ses alvars, ces étendues calcaires rases dont la partie méridionale est inscrite au patrimoine mondial pour son paysage agricole façonné depuis des millénaires. Les cyclistes apprécient le relief presque plat, et les amateurs d'oiseaux savent que ce coin de Baltique constitue l'un des grands couloirs migratoires du nord de l'Europe. Au printemps et à l'automne, des nuées d'oies et de grues font halte sur les rivages, sous l'œil des ornithologues rassemblés aux points d'observation.

Retour au mouillage

Au moment de rembarquer, la ruine du château accompagne longtemps le regard, silhouette ajourée sur son plateau. Borgholm laisse une impression légère et ensoleillée, à des lieues des grandes capitales baltes : une île paisible, un palais figé dans sa chute, un jardin royal ouvert à tous. C'est une Suède intime que découvrent ici les croisiéristes, et beaucoup se surprennent à imaginer un été entier au rythme d'Öland.

Questions fréquentes

Il ne quitte pas le mouillage : les paquebots ancrent au large et les canots déposent les passagers au petit havre de Borgholm. La ville est la principale localité d’Öland, longue île de la Baltique reliée à la côte suédoise par un pont. La ruine du château, sur son plateau calcaire, se voit dès l’approche.
Oui. Le centre, ses rues basses bordées de maisons de bois et son port de plaisance sont à quelques minutes du havre. Le château se rejoint aussi à pied par la hauteur qui domine la ville, en montée; les moins marcheurs préfèrent l’excursion organisée.
C’est l’une des ruines les plus imposantes de Scandinavie, et elle n’a plus de toit. Forteresse médiévale devenue palais baroque sous Karl X Gustav au 17e siècle, elle a brûlé en 1806, ne laissant debout que les murs de calcaire. On circule librement dans les cours et les salles à ciel ouvert, entre fenêtres béantes sur le détroit de Kalmar et remparts battus par le vent. Le site couvre plus de 900 ans d’histoire suédoise.
Les jardins, oui, pendant la belle saison; la villa elle-même reste privée. Ce domaine à quelques pas de la ruine a été bâti au début du 20e siècle pour la princesse héritière Victoria, dans un style italien, avec un parc mêlant influences méditerranéennes et nordiques : roseraies, allées ombragées et échappées sur la Baltique. Le drapeau hissé signale la présence royale.
Le château et les jardins de Solliden forment le duo naturel d’une demi-journée, les deux étant voisins sur la hauteur. Il reste ensuite une heure ou deux pour flâner en ville, entre galeries, boutiques d’artisanat et terrasses, un kanelbulle à la main.
Des brioches à la cannelle, les kanelbullar, des glaces et du hareng sous toutes ses formes : c’est le répertoire des terrasses de la station. Certains jours, un marché d’artisans s’installe près du havre, avec miel, savons et lainages.
Oui, par les excursions du navire ou le réseau d’autobus. Öland est réputée pour ses moulins à vent de bois et ses villages agricoles, et sa partie méridionale, faite d’alvars — ces étendues calcaires rases —, est inscrite au patrimoine mondial pour un paysage agricole façonné depuis des millénaires.
Excellente, au printemps et à l’automne. Ce coin de Baltique constitue l’un des grands couloirs migratoires du nord de l’Europe : des nuées d’oies et de grues font halte sur les rivages, sous l’œil des ornithologues rassemblés aux points d’observation. En plein été, le spectacle est plus discret.
Très bien. La ruine du château est un terrain de jeu à ciel ouvert — recoins, escaliers, salles sans toit — et les distances restent courtes. Le relief presque plat de l’île se prête aussi au vélo pour les familles qui veulent sortir de la ville.
L’été, de juin à août : c’est la saison où les jardins de Solliden ouvrent, où les terrasses fonctionnent et où Borgholm redevient la station estivale que les Suédois fréquentent depuis plus d’un siècle. Hors saison, une partie des commerces et des attraits ferme.