Harnosand Sweden
Sweden

Ici, la terre monte. Depuis la fonte des glaciers, le littoral de Härnösand s'est soulevé de près de 300 mètres, libérée du poids des glaces, et elle continue de gagner presque un centimètre par année. Ce phénomène, le plus marqué au monde, a valu à la Haute Côte suédoise son inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. La petite capitale régionale qui garde l'entrée de ce territoire accueille les navires au fond d'un chenal abrité, entre île et continent, là où le fleuve Ångerman rencontre le golfe de Botnie.

Une ville d'écoliers et d'évêques

Fondée en 1585, Härnösand fut longtemps le centre intellectuel du nord de la Suède : évêché, gymnase, imprimeries. On la surnommait « l'Athènes du Norrland ». De cette époque, elle conserve un plan aéré, des allées d'arbres et une cathédrale néoclassique toute blanche, la plus petite du pays, dont l'intérieur lumineux mérite qu'on pousse la porte. Le centre se parcourt aisément à pied depuis les quais, et les rues descendent naturellement vers l'eau, comme partout où la mer a fait vivre les habitants. Les cafés de la place principale invitent au rituel suédois du fika, pause sucrée qui ponctue ici toutes les journées, quelle que soit la saison.

Östanbäcken, le quartier de bois

De l'autre côté du pont, le quartier d'Östanbäcken aligne ses maisons de bois des XVIIIe et XIXe siècles, peintes en jaune paille, en rouge de Falun ou en gris perle. Les ruelles y sont si étroites que les toits semblent se toucher. C'est le coin le plus photographié de la ville, et le plus paisible aussi : quelques ateliers d'artisans, des jardins minuscules, des chats sur les perrons. On y mesure ce qu'était une bourgade suédoise avant le béton et l'automobile. Les familles pousseront ensuite jusqu'au Technichus, un centre de sciences interactif installé au bord de l'eau, ou grimperont au belvédère de Vårdkasen, d'où le regard porte sur l'archipel et les collines boisées.

Murberget, la Suède en plein air

Sur les hauteurs, le musée de plein air de Murberget rassemble plus de 80 bâtiments anciens venus de toute la province d'Ångermanland : fermes, presbytère, école, magasin général, clocher de bois. On passe de cour en cour comme on changerait de siècle, croisant des guides en costume qui font revivre les gestes d'autrefois : cuisson du pain plat, filage de la laine, école à l'ancienne sous la férule d'une institutrice sévère. C'est l'un des plus grands musées de plein air du pays, et la promenade, vallonnée et ombragée, occupe agréablement une demi-journée. Le bâtiment principal abrite les collections régionales, des outils sami aux intérieurs bourgeois.

Vers la Haute Côte

Härnösand sert aussi de porte d'entrée aux excursions vers la Haute Côte proprement dite : falaises rouges plongeant dans la Baltique, hameaux de pêcheurs posés sur des îles, et le grand pont suspendu de Högakustenbron, dont le tablier franchit le fleuve Ångerman sur près de 1,8 kilomètre. Les circuits proposés pendant les escales permettent d'en avoir un aperçu en quelques heures; les marcheurs, eux, retiendront le nom du parc national de Skuleskogen pour un prochain voyage.

Repères pour l'escale

RepèreÀ savoir
QuaisÀ distance de marche du centre
CathédraleLa plus petite de Suède, intérieur néoclassique
MurbergetPlus de 80 bâtiments anciens, entrée libre
Haute Côte UNESCOExcursions vers falaises et pont suspendu

La lenteur du Nord

Le soir venu, la lumière s'attarde sur le golfe de Botnie et les façades de bois prennent une teinte de miel. Härnösand n'a rien de spectaculaire au sens habituel; elle offre autre chose : la sensation d'un pays qui se soulève littéralement de la mer, siècle après siècle, et d'une communauté qui a bâti sur cette patience. Le navire repart, et la terre, elle, continue de monter.

Questions fréquentes

Aux quais de la ville, au fond d’un chenal abrité entre île et continent, là où le fleuve Ångerman rencontre le golfe de Botnie. Les quais sont à distance de marche du centre : aucun transport n’est nécessaire pour commencer la journée.
Parce que c’est littéralement le cas. Depuis la fonte des glaciers, le littoral s’est soulevé de près de 300 mètres, libéré du poids des glaces, et il gagne encore près d’un centimètre par année. Ce rebond est le plus marqué au monde et il a valu à la Haute Côte suédoise son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Un plan aéré hérité du 16e siècle, des allées d’arbres et une cathédrale néoclassique toute blanche, la plus petite de Suède, dont l’intérieur lumineux mérite qu’on pousse la porte. Fondée en 1585, la ville fut le centre intellectuel du nord du pays — évêché, gymnase, imprimeries — au point qu’on la surnommait l’Athènes du Norrland.
Le coin le plus photographié de Härnösand, de l’autre côté du pont : des maisons de bois des 18e et 19e siècles peintes en jaune paille, en rouge de Falun ou en gris perle, dans des ruelles si étroites que les toits semblent se toucher. Quelques ateliers d’artisans, des jardins minuscules, des chats sur les perrons.
L’un des plus grands musées de plein air de Suède, sur les hauteurs de la ville : plus de 80 bâtiments anciens venus de toute l’Ångermanland — fermes, presbytère, école, magasin général, clocher de bois. Des guides en costume y font revivre les gestes d’autrefois. La promenade, vallonnée et ombragée, occupe une demi-journée et l’entrée est libre.
Le centre et la cathédrale, puis Östanbäcken pour les maisons de bois, et Murberget si l’escale le permet — c’est le morceau le plus long. Qui préfère la vue monte au belvédère de Vårdkasen, d’où le regard porte sur l’archipel et les collines boisées.
Oui, par excursion. La ville sert de porte d’entrée aux circuits vers les falaises rouges plongeant dans la Baltique, les hameaux de pêcheurs posés sur des îles et le pont suspendu de Högakustenbron, dont le tablier franchit le fleuve Ångerman sur près de 1,8 kilomètre. Quelques heures suffisent pour un aperçu.
Bien. Le Technichus, centre de sciences interactif installé au bord de l’eau, est conçu pour eux, et Murberget se visite comme un village grandeur nature, avec cuisson du pain plat et école à l’ancienne. Les distances en ville restent courtes.
Le parc national de Skuleskogen est la référence de la région, mais il demande plus qu’une escale : c’est un nom à retenir pour un prochain voyage. Sur place, le belvédère de Vårdkasen offre une montée courte avec une belle récompense.
Presque pas. La couronne suédoise est la monnaie et la carte bancaire est acceptée partout, cafés compris. Le rituel du fika — pause café et douceur — se pratique ici toute l’année, quelle que soit la saison.