Dans la nuit du 25 juin 1888, un incendie réduisit Sundsvall en cendres en quelques heures. La réponse de la ville tient du panache : plutôt que de rebâtir en bois, les marchands du bois firent venir architectes et tailleurs de pierre, et élevèrent en une décennie un centre entier de palais urbains. Cette renaissance porte un nom, Stenstan, et c'est elle qui accueille aujourd'hui les voyageurs sur les rives du golfe de Botnie, au milieu de la côte suédoise.

Du quai au centre

Les navires accostent à Tunadalskajen, un quai industriel situé à environ six kilomètres des premières rues commerçantes. La zone portuaire ne se traverse pas à pied; une navette conduit les passagers jusqu'aux abords de Stenstan, où tout se fait ensuite en marchant. Le trajet longe les installations forestières du littoral, rappel que la forêt demeure la grande richesse de la région et la source de la fortune qui a rebâti Sundsvall.

TrajetMoyenDurée approximative
Quai de Tunadal vers StenstanNavette15 minutes
Quartier historique et commercesÀ piedTout se rejoint en quelques minutes
Belvédère de Norra BergetÀ pied ou en taxi20 à 30 minutes de montée à pied

La renaissance de 1888 gravée dans les façades

Le quadrilatère historique de Sundsvall demeure l'ensemble des années 1890 le plus homogène de Suède. Levez les yeux en parcourant Storgatan, la grande artère commerçante : corniches ouvragées, tourelles d'angle, frontons sculptés et façades pastel rivalisent de détails, chaque banque et chaque compagnie d'alors ayant voulu son petit palais. Les esplanades plantées d'arbres aèrent ce damier minéral, et les terrasses de café s'y installent dès les premiers rayons du soleil nordique. On flâne le nez en l'air, à repérer les dates de construction inscrites aux pignons, presque toutes comprises entre 1888 et 1891 : rarement une reconstruction aura été menée aussi vite, ni avec autant de panache.

Pour comprendre ce que raconte cette architecture, poussez la porte de l'espace d'interprétation aménagé dans l'hôtel de ville. Films d'archives, tables interactives et photographies y font revivre la nuit de l'incendie et l'immense chantier qui suivit, quand la fortune du commerce du bois se convertit en pierre de taille.

Des entrepôts devenus maison de la culture

Entre les commerces et l'eau, quatre anciens entrepôts de brique abritent le Kulturmagasinet, qui réunit sous un même toit le musée de Sundsvall et la bibliothèque municipale. La ruelle qui les séparait a été couverte d'une verrière : on y circule entre les façades restaurées comme dans une rue intérieure, un café d'un côté, des expositions sur l'âge d'or des scieries de l'autre. L'endroit illustre bien la manière suédoise de marier patrimoine industriel et vie quotidienne, et il offre un refuge bienvenu si une averse balaie le golfe.

Le panorama de Norra Berget

Au nord du centre, la colline de Norra Berget rassemble un musée de plein air : fermes anciennes, ateliers d'artisans et bâtiments de bois déménagés des campagnes environnantes. La montée se mérite, mais la récompense est double, entre la visite des maisons d'époque et la vue qui embrasse les toits de Stenstan, le fjord industriel et les forêts qui cernent la ville. Par temps clair, le golfe de Botnie scintille jusqu'à l'horizon.

L'heure du fika

Avant de reprendre la navette, accordez-vous le rituel le plus suédois qui soit : le fika, cette pause café accompagnée d'une brioche à la cardamome ou d'un gâteau aux amandes. Les salons de thé de Storgatan s'y prêtent à merveille, sous des plafonds moulurés qui rappellent que même les pâtisseries se dégustent ici dans un décor de 1890. En regagnant le navire, on emporte l'image d'une ville qui a transformé sa pire nuit en sa plus belle fierté, et qui le raconte à chaque coin de rue, gravé dans la pierre.

Questions fréquentes

À Tunadalskajen, un quai industriel situé à environ six kilomètres des premières rues commerçantes. La zone portuaire ne se traverse pas à pied : une navette conduit les passagers jusqu’aux abords de Stenstan, le quartier historique, en une quinzaine de minutes.
Non. Six kilomètres d’installations portuaires séparent le navire du centre, et le secteur n’est pas fait pour les piétons. Une fois déposé à Stenstan par la navette, en revanche, tout se rejoint en quelques minutes de marche.
La ville de pierre : le quadrilatère reconstruit après l’incendie du 25 juin 1888, qui réduisit Sundsvall en cendres en quelques heures. Plutôt que de rebâtir en bois, les marchands du bois firent venir architectes et tailleurs de pierre et élevèrent en une décennie un centre entier de palais urbains. C’est l’ensemble des années 1890 le plus homogène de Suède.
Les façades, en levant les yeux : corniches ouvragées, tourelles d’angle, frontons sculptés et teintes pastel, chaque banque et chaque compagnie d’alors ayant voulu son petit palais. Les dates inscrites aux pignons sont presque toutes comprises entre 1888 et 1891 — rarement une reconstruction aura été menée aussi vite.
À l’espace d’interprétation aménagé dans l’hôtel de ville : films d’archives, tables interactives et photographies font revivre la nuit de l’incendie et l’immense chantier qui suivit, quand la fortune du commerce du bois se convertit en pierre de taille.
Quatre anciens entrepôts de brique, entre les commerces et l’eau, qui réunissent sous un même toit le musée de Sundsvall et la bibliothèque municipale. La ruelle qui les séparait a été couverte d’une verrière : on y circule comme dans une rue intérieure, un café d’un côté, des expositions sur l’âge d’or des scieries de l’autre.
Stenstan et Storgatan pour l’architecture, l’espace d’interprétation de l’hôtel de ville pour le récit de 1888, le Kulturmagasinet ensuite, et un fika sous les plafonds moulurés d’un salon de thé. La montée à Norra Berget s’ajoute si la navette laisse la marge.
Un musée de plein air — fermes anciennes, ateliers d’artisans et bâtiments de bois déménagés des campagnes environnantes — et une vue qui embrasse les toits de Stenstan, le fjord industriel et les forêts. Compter 20 à 30 minutes de montée à pied, ou un taxi.
Le Kulturmagasinet est le meilleur refuge : musée, bibliothèque, expositions et café sous une même verrière. L’espace d’interprétation de l’hôtel de ville complète bien la matinée, et les salons de thé de Storgatan ferment la boucle.
Un fika : café accompagné d’une brioche à la cardamome ou d’un gâteau aux amandes. Les salons de thé de Storgatan s’y prêtent particulièrement, sous des plafonds moulurés qui rappellent que même les pâtisseries se dégustent ici dans un décor de 1890.