Dar es Salaam Tanzania

Le nom promet beaucoup : Dar es Salaam, la « demeure de la paix ». Ce que l'on aperçoit d'abord depuis la passerelle ressemble pourtant à tout sauf au repos. Grues, porte-conteneurs, boutres à voile triangulaire et traversiers se partagent l'une des rades les plus actives de l'Afrique de l'Est. La plus grande ville de Tanzanie ne se met pas en scène pour les passagers de passage; elle continue simplement de vivre, et c'est ce spectacle vrai qui donne à l'escale sa saveur.

L'arrivée dans un port de travail

Les navires de croisière accostent aux postes commerciaux, entre cargos et entrepôts, car la rade ne compte pas encore de terminal qui leur soit réservé. Le secteur portuaire ne se prête pas à la marche : mieux vaut rejoindre le centre en taxi ou en navette d'excursion, un trajet court mais dense, où la circulation impose son rythme. Ce premier contact avec le flot des minibus colorés, des vélos chargés et des vendeurs ambulants vaut à lui seul une introduction à la ville. Les traversiers bondés qui relient Kivukoni à la presqu'île de Kigamboni ajoutent leur ballet au tableau, chargés de piétons, de motos et de paniers de fruits.

Le quartier de Kivukoni, cœur historique

La péninsule de Kivukoni concentre l'essentiel de ce qui se laisse explorer en quelques heures. Le Musée national retrace l'aventure humaine depuis les fouilles de la gorge d'Olduvai, avec des moulages de fossiles parmi les plus célèbres de la paléontologie. À quelques rues, le monument Askari, statue de bronze érigée en 1927, honore les soldats africains de la Première Guerre mondiale. Autour s'alignent les témoins de l'époque coloniale allemande puis britannique : la cathédrale Saint-Joseph et son clocher pointu, l'église luthérienne Azania Front face à la mer, les anciens bâtiments administratifs aux toits de tuiles. En levant les yeux entre deux immeubles récents, on lit encore le tracé de la cité swahilie devenue capitale commerciale, où chaque époque a déposé sa couche d'architecture.

Jardins, marchés et bord de mer

Fondés en 1893, les jardins botaniques offrent une pause ombragée sous les flamboyants et les jacarandas. Les plus matinaux pousseront jusqu'au marché aux poissons de Kivukoni, où la criée bat son plein quand les barques rentrent : calmars, vivaneaux et crabes changent de mains dans un joyeux vacarme. Les amateurs d'étoffes préféreront les allées de Kariakoo, immense marché populaire où kangas et kitenges éclatent de couleurs. On y va accompagné, on garde ses objets de valeur à bord, et on se laisse porter par l'énergie du lieu.

Repères de l'escale

RepèreDétail
AccostagePostes commerciaux du port, sans terminal dédié
Centre-villeQuelques kilomètres; taxi ou navette recommandés
À voir à piedMusée national, monument Askari, jardins botaniques, front de mer
Excursions courantesTour guidé, marchés, îles proches pour la baignade

Une porte vers l'océan Indien

Plusieurs itinéraires combinent Dar es Salaam et Zanzibar, dont les côtes se trouvent à une courte traversée. D'autres proposent des sorties en bateau vers les îlots au large, où les récifs coralliens se prêtent à la baignade masque au visage. Ceux qui restent en ville trouveront leur bonheur dans un restaurant du front de mer, devant un poisson grillé accompagné d'un jus de canne pressé sous leurs yeux.

Le retour à bord

Dar es Salaam ne cherche pas à séduire; elle demande un peu d'ouverture et rend au centuple. On remonte la passerelle avec des images plein la tête : un boutre glissant devant les grues, les rires des vendeuses de mangues, le bronze patiné de l'Askari sous le soleil équatorial. La demeure de la paix porte finalement bien son nom, à condition de la chercher là où elle se cache, dans la chaleur d'un regard échangé au détour d'un étal.

Questions fréquentes

Aux postes commerciaux du port, entre cargos et entrepôts : la rade ne compte pas encore de terminal réservé aux navires de croisière. C’est l’une des rades les plus actives d’Afrique de l’Est, partagée entre grues, porte-conteneurs, boutres à voile triangulaire et traversiers.
Non. Le secteur portuaire ne se prête pas à la marche : il faut un taxi ou une navette d’excursion pour rejoindre le centre, quelques kilomètres plus loin. Le trajet est court mais dense, et la circulation impose son rythme.
L’essentiel de ce qui s’explore en quelques heures : le Musée national, le monument Askari, les jardins botaniques et le front de mer. La péninsule concentre aussi la cathédrale Saint-Joseph et son clocher pointu, l’église luthérienne Azania Front face à la mer et d’anciens bâtiments administratifs aux toits de tuiles.
L’aventure humaine racontée depuis les fouilles de la gorge d’Olduvai, avec des moulages de fossiles parmi les plus célèbres de la paléontologie. C’est la visite la plus substantielle du centre et la meilleure façon de comprendre pourquoi la Tanzanie compte autant en préhistoire.
Une statue de bronze érigée en 1927, à quelques rues du Musée national, en hommage aux soldats africains de la Première Guerre mondiale. Elle marque le centre historique de la ville et sert de point de repère dans le quartier.
Un taxi ou une navette jusqu’à Kivukoni, puis le Musée national, le monument Askari et les jardins botaniques fondés en 1893, à l’ombre des flamboyants et des jacarandas. Terminer par le front de mer, un poisson grillé et un jus de canne pressé devant soi.
Oui, avec quelques précautions. Le marché aux poissons de Kivukoni bat son plein tôt le matin, quand les barques rentrent : calmars, vivaneaux et crabes changent de mains dans un joyeux vacarme. Kariakoo, immense marché populaire, éclate de kangas et de kitenges. On y va accompagné et on laisse ses objets de valeur à bord.
Plusieurs itinéraires de croisière combinent les deux, les côtes étant séparées par une courte traversée. Pendant une escale, cela dépend entièrement du programme du navire : ce n’est pas une sortie à improviser soi-même en quelques heures.
Oui, par excursion : des sorties en bateau mènent aux îlots au large, où les récifs coralliens se prêtent à la baignade masque au visage. En ville, la baignade n’est pas l’objet de l’escale.
À une ville qui ne se met pas en scène pour les passagers de passage. Elle continue simplement de vivre : minibus colorés, vélos chargés, vendeurs ambulants, traversiers bondés vers la presqu’île de Kigamboni. C’est un port de travail, et c’est ce spectacle vrai qui donne à l’escale sa saveur.