Vue de la mer, Koh Lanta se présente comme une longue échine verte posée sur la mer d'Andaman, au sud de Krabi. Les navires mouillent au large et les annexes rejoignent la côte, le plus souvent vers Ban Saladan, la petite agglomération de la pointe nord. Là, des restaurants de bois sur pilotis s'avancent au-dessus des flots, les traversiers de Phuket et de Phi Phi manœuvrent dans l'estuaire, et la journée commence sans se presser, fidèle à la réputation d'un endroit où rien ne va jamais très vite.

Saladan, deux rues et la mer

L'endroit tient en deux rues. On y trouve l'essentiel : cafés, échoppes de fruits, loueurs de scooters, et surtout ces terrasses sur pilotis où déguster crevettes et poissons du jour en regardant passer les embarcations. L'estuaire sépare Koh Lanta Yai, la grande terre où tout se passe, de sa voisine plus discrète Koh Lanta Noi, encore couverte de mangroves et de plantations. Beaucoup de passagers s'attablent ici un moment, un jus de fruit frais à la main, avant de choisir leur direction : les sables de l'ouest ou le vieux quartier de la côte opposée.

La côte ouest, une plage après l'autre

Toute la façade occidentale n'est qu'une succession de baies orientées vers le couchant. Les plus proches de Saladan se rejoignent en quelques minutes de camionnette; plus on descend vers le sud, plus les criques se font tranquilles, bordées de filaos et de petits bars aux coussins posés à même le sable. L'eau chaude et les fonds en pente douce se prêtent aux longues baignades, et les planches à pagaie se louent un peu partout. En chemin, des vendeurs d'ananas et de noix de coco fraîche ponctuent la route, et chaque arrêt devient une pause dégustation. À la pointe méridionale, un parc national marin protège un cap sauvage où un phare blanc domine la rencontre de la jungle et des vagues; le sentier qui y monte offre l'un des plus beaux points de vue de la région.

Le vieux quartier, la mémoire de l'île

Sur la côte est, à une trentaine de minutes de route, le vieux bourg de Lanta étire ses maisons de bois centenaires sur pilotis au-dessus d'une mer étale. Ce fut longtemps le cœur de l'île : un port d'abri où se croisaient commerçants chinois, pêcheurs musulmans et communautés urak lawoi, que l'on appelle parfois les nomades de la mer. Les façades patinées abritent aujourd'hui cafés, ateliers d'artisans et boutiques de hamacs tissés; une maison de thé occupe l'ancien magasin général, et les vieilles photographies accrochées aux murs racontent les époques du caoutchouc et du charbon de bois. Depuis les pontons, le regard porte vers les îlots karstiques qui flottent au large. C'est la partie la plus attachante de l'escale, celle qui donne à la journée une profondeur que les plages seules ne racontent pas. À marée basse, des femmes du village ramassent coquillages et crabes sous les pilotis, comme leurs mères avant elles.

Se déplacer pendant l'escale

  • Débarquement en annexe, généralement au secteur de Saladan.
  • Camionnettes-taxis et tuk-tuks à négocier pour rejoindre plages et vieux bourg.
  • Old Town : environ 30 minutes de route depuis la pointe nord.
  • Monnaie : baht; prévoir des espèces pour les petits commerces.
  • Mer la plus calme de novembre à avril.

En regagnant le navire, l'île s'éloigne comme elle est apparue : une crête verte, des sables pâles, quelques toits parmi les palmiers. L'endroit ne retient personne de force. Elle laisse simplement le sentiment d'une Thaïlande douce, où les journées s'étirent entre un ponton de bois et une baie tournée vers le soleil couchant, et ce sentiment-là voyage longtemps.

Questions fréquentes

Nulle part : il n'y a pas de quai pour les paquebots à Koh Lanta. Le navire mouille au large et des annexes déposent les passagers à Ban Saladan, la petite agglomération de la pointe nord de l'île. La traversée est courte, mais un mouillage dépend toujours de l'état de la mer : par forte houle, l'escale peut être écourtée ou annulée.
Oui, mais seulement Ban Saladan. Le bourg tient en deux rues et se parcourt en une trentaine de minutes : cafés, échoppes de fruits, loueurs de scooters et terrasses de bois sur pilotis au-dessus de l'eau. Tout le reste de l'île, plages comprises, demande un véhicule.
En camionnette collective (songthaew) ou en taxi, négociés au débarcadère. Les plages les plus proches de Saladan se rejoignent en quelques minutes; la pointe sud de l'île demande une bonne demi-heure de route. Convenez du prix et de l'heure de retour avant de partir, et gardez une marge confortable avant le dernier tender.
Le plus simple : une camionnette vers une plage de la côte ouest, quelques heures de baignade et un repas de fruits de mer, puis retour à Saladan. Ceux qui préfèrent la culture au sable choisissent plutôt le vieux quartier de Lanta, sur la côte est, à environ trente minutes de route, avec ses maisons de bois centenaires sur pilotis.
Oui, et c'est la principale raison de descendre. Toute la façade ouest de l'île n'est qu'une succession de baies orientées vers le couchant, avec une eau chaude et des fonds en pente douce, parfaits pour de longues baignades. Plus on descend vers le sud, plus les criques se font tranquilles.
Le baht thaïlandais, et il faut prévoir du comptant. Les restaurants et les commerces de Saladan acceptent parfois les cartes, mais les camionnettes, les vendeurs de fruits et les petits comptoirs de plage fonctionnent au comptant seulement. Retirez avant de quitter le bourg : les guichets se raréfient dès qu'on s'éloigne.
Le thaï. L'anglais se pratique couramment dans les restaurants, les boutiques et chez les chauffeurs habitués aux visiteurs; le français, très rarement. Quelques mots de thaï et un sourire ouvrent beaucoup de portes ici.
Oui, à condition d'accepter le transfert en annexe. Les plages de la côte ouest ont des fonds sablonneux qui descendent en pente douce, sans rouleaux, et les petits bars de plage servent des repas simples à l'ombre. Prévoyez chapeaux, crème solaire et eau : l'ombre naturelle est rare sur le sable.
De novembre à avril, la saison sèche de la mer d'Andaman : mer calme, ciel dégagé, mouillages fiables. De mai à octobre, la mousson du sud-ouest apporte houle et averses, et c'est la période où une escale au mouillage risque le plus d'être annulée. La plupart des itinéraires évitent ces mois.
Oui, à la pointe sud de l'île. Le parc national marin protège un cap sauvage où un phare blanc domine la rencontre de la jungle et de la mer, et le sentier qui y monte offre l'un des plus beaux points de vue de la région. Comptez près d'une heure de route depuis Saladan : à réserver aux escales longues.