Le trajet en annexe vaut à lui seul le déplacement. Les navires jettent l'ancre au large de la côte d'Andaman, et les embarcations filent vers une baie hérissée de pitons calcaires dressés à la verticale au-dessus d'une mer turquoise. Krabi, sur la côte ouest de la Thaïlande, ne possède pas de terminal en eau profonde pour les paquebots : les passagers débarquent généralement au quai de Nopparat Thara, aux portes de la station balnéaire d'Ao Nang. Le décor est planté dès la première minute.

Ao Nang, port d'attache de l'escale

La plage principale déroule son sable devant une rue animée de restaurants, de boutiques et d'agences d'excursions. Tout part d'ici : les bateaux à longue queue, ces embarcations de bois effilées ornées de rubans colorés, attendent le long du rivage et desservent les plages voisines en quelques minutes. Chaises longues, jus de fruits frais et massages à l'ombre comblent ceux qui préfèrent ne rien faire du tout. La promenade de Nopparat Thara, plus calme, borde un parc national côtier planté de casuarinas où les familles thaïlandaises pique-niquent à l'ombre.

Railay, la presqu'île sans routes

À un quart d'heure de longue queue, la presqu'île de Railay demeure coupée du continent par ses falaises : aucune route n'y mène, et c'est précisément ce qui fait son attrait. Railay Ouest aligne son sable blond entre deux murailles de calcaire; Railay Est, bordée de mangrove, sert de point de départ aux grimpeurs venus du monde entier tester ces parois. Au bout de la presqu'île, la plage de Phra Nang abrite une grotte dédiée à une princesse de la mer, où les pêcheurs déposent des offrandes avant de prendre le large. Comptez une demi-journée pour l'aller-retour et la baignade.

Les îles au large

Si votre escale s'étire, les excursions dites des quatre îles mènent en bateau vers les îlots calcaires qui parsèment le large, dont Poda et son banc de sable, ou l'île dite du Poulet, baptisée d'après son rocher en forme de cou de volaille. Masque au visage, on y observe bancs de poissons tropicaux et coraux dans une eau tiède. Les départs se font directement de la plage; vérifiez l'heure de retour par rapport à celle du dernier tender.

Krabi Town, l'autre visage

À une vingtaine de kilomètres des plages, la petite ville de Krabi vit au rythme de sa rivière, gardée par deux pitons jumeaux, les Khao Khanap Nam, qui encadrent le cours d'eau comme des sentinelles. Le marché couvert déborde de fruits, de currys et de poissons séchés, et les façades basses gardent un air de province tranquille que les stations balnéaires ont perdu. Les amateurs de temples peuvent pousser jusqu'au Wat Tham Suea, le temple de la grotte du Tigre, dont l'escalier de plus de mille marches grimpe vers un bouddha doré et une vue circulaire sur la baie et les plantations. La montée, exigeante sous ce climat, se réserve aux plus motivés et aux escales longues.

Saveurs d'Andaman

Entre deux baignades, attablez-vous devant un pad thaï aux crevettes, un curry massaman ou une salade de papaye verte : les restaurants de la station cuisinent la pêche du jour à des prix doux, les pieds presque dans l'eau. Les cafés y préparent aussi le café glacé à la thaïlandaise, sucré et corsé, parfait au retour d'une sortie en mer. Les fruits valent le détour à eux seuls, du mangoustan à l'ananas miniature, vendus taillés en quartiers dans des sacs de glace.

La baie au moment de partir

Au retour vers le navire, les falaises changent de couleur avec la lumière déclinante, passant du gris au doré, et les longues queues rentrent une à une vers la plage. Krabi laisse cette image en cadeau : une géologie spectaculaire apprivoisée par des gestes simples, un rocher devenu sanctuaire, une mer qui invite à revenir explorer la prochaine baie, puis celle d'après.

Questions fréquentes

Krabi n'a pas de terminal en eau profonde pour les paquebots. Le navire mouille au large de la côte d'Andaman et les annexes débarquent généralement au quai de Nopparat Thara, aux portes de la station balnéaire d'Ao Nang. Le trajet en annexe, entre les pitons calcaires, vaut déjà le déplacement.
Ao Nang, oui. La plage principale déroule son sable devant une rue de restaurants, de boutiques et d'agences d'excursions, et la promenade de Nopparat Thara, plus calme, borde un parc national côtier planté de casuarinas. Krabi Town, en revanche, est à une vingtaine de kilomètres.
Par bateau plus souvent que par la route. Les longtails, ces embarcations de bois effilées ornées de rubans, attendent le long du rivage d'Ao Nang et desservent les plages voisines en quelques minutes. Pour l'intérieur des terres, taxis et camionnettes collectives partent de la rue principale.
Un aller-retour à Railay en longtail, environ un quart d'heure dans chaque sens, avec baignade sur place : c'est le meilleur usage d'une demi-journée. Sinon, une chaise longue à Ao Nang, un jus de fruits frais et un repas de fruits de mer suffisent à bien remplir l'escale.
Une presqu'île coupée du continent par ses falaises : aucune route n'y mène, on n'y accède qu'en bateau, et c'est précisément ce qui fait son attrait. Railay Ouest aligne son sable entre deux murailles de calcaire; à la pointe, la plage de Phra Nang abrite une grotte où les pêcheurs déposent des offrandes avant de prendre le large.
Oui si l'escale est longue. L'excursion dite des quatre îles mène vers les îlots calcaires du large, dont Poda et son banc de sable, avec masque et tuba dans une eau tiède. Les départs se font directement de la plage : vérifiez l'heure de retour par rapport à celle du dernier tender, personne ne vous attendra.
Le baht thaïlandais. Les restaurants et les boutiques d'Ao Nang acceptent souvent les cartes, mais les longtails, les loueurs de chaises et les vendeurs de plage exigent du comptant. Retirez à Ao Nang avant de partir vers Railay : il n'y a presque rien là-bas.
Le thaï, avec un anglais courant dans toute la zone touristique d'Ao Nang, chez les bateliers comme dans les restaurants. Le français est rare. La région est majoritairement musulmane, ce qui se voit dans les tenues et s'entend à l'appel à la prière.
Oui, avec une réserve. Les plages sont belles et l'eau tiède, mais le longtail n'a ni siège ni garde-corps et l'embarquement se fait les pieds dans l'eau. Avec de jeunes enfants, mieux vaut rester à Ao Nang ou choisir une excursion organisée par la compagnie.
De novembre à avril. La mer d'Andaman est alors calme, le ciel dégagé et le mouillage fiable. De mai à octobre, la mousson du sud-ouest lève une houle qui peut empêcher les annexes de fonctionner et fait annuler des escales entières.