Canakkale Troy, Turkey
Turkey

401 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Azamara Club Cruises (26 Croisières)

Costa Cruises (50 Croisières)

Croisière COS Costa Cruises Pacifica navire

Costa Pacifica

4118 Passagers
114500 tonnes
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Cunard (39 Croisières)

Croisière Cunard Queen Elizabeth navire

Queen Elizabeth

2081 Passagers
90400 tonnes
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Oceania Cruises (22 Croisières)

Scenic Cruises (46 Croisières)

Seabourn Cruise Line (82 Croisières)

Seabourn Ovation.

Seabourn Ovation

40350 tonnes
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Viking Ocean Cruises (107 Croisières)

Viking Jupiter1

Viking Jupiter

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Viking Neptune1

Viking Neptune

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Deux continents se font face de part et d'autre d'un couloir d'eau étonnamment étroit. C'est en remontant ce passage, le détroit des Dardanelles, que le navire rejoint Çanakkale, sur la rive asiatique de la Turquie. Depuis le pont, on observe le ballet des cargos et des traversiers qui relient l'Europe à l'Asie en une vingtaine de minutes, tandis que se dessinent les minarets et les toits de la cité. Peu d'escales offrent une telle densité d'histoire dans un décor aussi simple : ici se sont croisés Homère, les armées perses, les flottes ottomanes et les soldats de la Première Guerre mondiale.

Premiers pas le long du détroit

Selon la taille du navire, l'accostage se fait au quai voisin du terminal des traversiers, en plein cœur de la cité, ou au port de Kepez, à quelques kilomètres au sud, d'où des navettes rejoignent le centre. Dans les deux cas, le kordon, la promenade qui longe l'eau, devient vite le point de repère. Cafés, salons de thé et vendeurs de simit s'y succèdent, et les habitants viennent y marcher à toute heure en regardant passer les bateaux.

Impossible de manquer, sur cette esplanade, l'immense cheval de bois utilisé dans la superproduction hollywoodienne de 2004, offert à la municipalité après le tournage. Les passagers s'y arrêtent volontiers avant de s'enfoncer dans les rues commerçantes, où les boutiques de céramique rappellent que la poterie a donné son nom à la ville : Çanakkale signifie, en substance, la forteresse aux écuelles.

La forteresse de Çimenlik

Au bout du front de mer, la forteresse de Çimenlik monte la garde depuis le XVe siècle. Élevée sur ordre du sultan Mehmed II pour verrouiller le passage, elle abrite aujourd'hui un musée naval consacré, entre autres, à la bataille des Dardanelles de 1915. Canons anciens et pièces d'artillerie jalonnent le parc ombragé qui l'entoure, et les remparts ménagent de belles perspectives sur la rive européenne, juste en face.

Troie, à une demi-heure de route

La plupart des passagers font escale ici pour un nom : Troie. Le site archéologique se trouve à environ trente minutes de route au sud du port. On y accède par les excursions du navire, en taxi, ou encore en dolmuş, ces minibus locaux qui partent de la gare routière. Sur place, neuf cités superposées racontent plus de trois mille ans d'occupation : remparts inclinés, rampe de pierre, vestiges de temples et de maisons se lisent couche après couche, avec l'aide des panneaux ou d'un guide.

Le musée de Troie, ouvert en 2018 à proximité immédiate des ruines, complète la promenade. Ses collections replacent la légende dans la réalité archéologique et exposent bijoux, poteries et objets du quotidien retrouvés dans la plaine. Compter une demi-journée pour l'ensemble, ce qui laisse du temps pour le kordon au retour.

Gallipoli, sur l'autre rive

Les voyageurs davantage touchés par l'histoire contemporaine traversent plutôt le détroit. Un traversier fréquent et peu coûteux relie Çanakkale à Eceabat en une vingtaine de minutes. De là, des circuits parcourent la péninsule de Gallipoli, où les mémoriaux et les cimetières de la campagne de 1915 attirent chaque année des visiteurs venus d'Australie, de Nouvelle-Zélande et de Turquie. Les lieux imposent le recueillement, face à une mer redevenue paisible.

Avant de remonter à bord

Ceux qui restent en ville terminent souvent l'après-midi autour d'un thé servi dans un verre tulipe, ou d'un poisson grillé face à l'eau. Le détroit, lui, poursuit son travail de frontière et de trait d'union : les navires y glissent sans interruption, comme ils le font depuis l'Antiquité. En larguant les amarres, on comprend que Çanakkale ne se résume pas à une porte vers Troie. C'est un poste d'observation unique sur le va-et-vient du monde, et l'envie de revenir y regarder passer les bateaux s'installe durablement.

Questions fréquentes

Ça dépend de sa taille. Les navires modestes accostent au quai voisin du terminal des traversiers, en plein cœur de la cité; les plus gros vont au port de Kepez, à quelques kilomètres au sud, d'où des navettes rejoignent le centre. Dans les deux cas, le kordon, la promenade qui longe l'eau, devient vite le point de repère.
À environ trente minutes de route au sud du port. On y accède par les excursions du navire, en taxi, ou encore en dolmuş, ces minibus locaux qui partent de la gare routière. C'est pour ce nom que la plupart des passagers descendent ici.
Il faut être honnête : Troie se lit plus qu'elle ne se contemple. Le site superpose neuf niveaux de villes successives, et sans guide ou audioguide, un visiteur pressé verra surtout des murs de pierre et des tranchées de fouille. Avec une explication, c'est l'un des lieux les plus émouvants du monde antique.
Oui, si le navire accoste au centre. Le kordon, le cheval de bois, les rues commerçantes et la forteresse de Çimenlik se rejoignent tous à pied. Depuis Kepez, il faut la navette. Cafés, salons de thé et vendeurs de simit se succèdent le long de l'eau et les habitants y marchent à toute heure.
L'immense cheval utilisé dans la superproduction hollywoodienne de 2004, offert à la municipalité après le tournage et installé sur l'esplanade du front de mer. Ce n'est donc pas un vestige antique, mais c'est la photo que tout le monde prend, et il est impossible à manquer.
Une place forte élevée au 15e siècle sur ordre du sultan Mehmed II pour verrouiller le passage des Dardanelles, au bout du front de mer. Elle abrite aujourd'hui un musée naval consacré, entre autres, à la bataille des Dardanelles de 1915, et ses remparts ouvrent de belles perspectives sur la rive européenne.
Parce que la poterie lui a donné son nom : Çanakkale signifie, en substance, la forteresse aux écuelles. Les boutiques de céramique des rues commerçantes en perpétuent la tradition, et c'est le souvenir le plus cohérent à rapporter de cette escale.
Oui, ils se trouvent sur la rive européenne, en face, atteignable par le traversier qui relie les deux continents en une vingtaine de minutes. Il faut y consacrer une bonne demi-journée : combiner Troie et Gallipoli dans une seule escale est rarement réaliste. Choisissez avant de descendre.
La livre turque. Les cartes passent dans les restaurants et les commerces du centre, mais gardez du comptant pour les dolmuş, les taxis et les billets de site. On parle turc; l'anglais se pratique chez les guides et sur le kordon, moins dans les rues commerçantes.
Avril à juin et septembre à octobre. Le site de Troie se parcourt à découvert, sans ombre, et la chaleur d'août y est éprouvante. Le détroit des Dardanelles est aussi ventilé toute l'année : prévoyez un coupe-vent même en été.