Crinan Scotland
United Kingdom
Questions fréquentes
En annexe. Les navires de croisière côtiers qui sillonnent les Hébrides déposent leurs passagers au hameau, à l'endroit exact où le canal de Crinan rejoint la mer, face aux montagnes de l'île de Jura.
Le hameau tient en une image : un bassin rempli de voiliers, une écluse, un phare miniature blanc et quelques cottages chaulés. On l'entend avant de le voir — le grincement des portes d'écluse, l'eau qui s'engouffre dans un sas, une drisse qui claque contre un mât.
Un canal ouvert en 1801 sur les plans de l'ingénieur John Rennie, qui traverse la presqu'île de Kintyre sur environ 14,5 kilomètres, d'Ardrishaig sur le loch Fyne jusqu'ici. Son but : épargner aux bateaux le long et périlleux contournement du Mull of Kintyre. Quinze écluses jalonnent le parcours, toujours manœuvrées à la main.
Marcher le long du canal sur le chemin de halage, regarder les manœuvres d'écluse — cela occupe sans peine une heure — et prendre le thé au vieil hôtel qui domine le bassin. Si une excursion est prévue, elle mène presque toujours à Kilmartin Glen.
Inutile. Le chemin de halage est plat et bien entretenu, mais une heure aller-retour vers les écluses supérieures suffit à saisir l'atmosphère : libellules au ras de l'eau, moutons dans les prés voisins, éclusiers qui saluent chaque bateau par son prénom.
De petits caboteurs à vapeur, immortalisés par la littérature écossaise, qui ont transporté pendant plus d'un siècle charbon, ardoise et whisky vers les îles. Aujourd'hui, yachts et vieux gréements ont pris le relais.
L'une des plus fortes concentrations de vestiges préhistoriques de Grande-Bretagne, à une dizaine de kilomètres au nord : cairns funéraires alignés dans la vallée, pierres dressées et rochers gravés de motifs en coupelles vieux de cinq mille ans, dans un paysage de prairies que l'on parcourt à pied de site en site.
Une butte rocheuse qui porte les traces du royaume gaélique de Dalriada. Au sommet, une empreinte de pied taillée dans la pierre servait, dit-on, à introniser les rois. Poser sa chaussure à côté — jamais dedans, la pierre est fragile — fait partie des petits rituels de la visite.
Au vénérable hôtel qui domine le bassin et accueille les voyageurs depuis des générations. Son salon et son café servent thés, scones et fruits de mer avec, par chaque fenêtre, la même vue vers Jura. Les artistes de la région y exposent régulièrement.
Oui, pour des familles patientes. Les portes d'écluse et les ponts tournants, encore manœuvrés à la main, fascinent les enfants. Le canal est classé refuge faunique et les hérons y semblent plus nombreux que les habitants. En revanche, il n'y a ni commerce, ni activité organisée : Crinan s'écoute et se respire plutôt qu'il ne se visite.


