Baranof Island Alaska

On entend la chute avant de la voir. Quand le navire d'expédition s'engage dans Warm Springs Bay, sur la côte est de l'île Baranof, une cascade dévale la montagne en plein cœur d'un hameau de bois accroché au rivage. Une poignée de chalets, un quai flottant, la forêt pluviale du Tongass qui grimpe jusqu'aux neiges : voilà tout le décor. Et sous cette montagne coulent des sources chaudes qui font de cette baie l'un des arrêts les plus recherchés du sud-est de l'Alaska.

Un débarquement au bout du monde

Aucune route ne mène ici. Les visiteurs arrivent par bateau ou par hydravion, et les navires de petite taille mouillent dans la baie avant de déposer leurs passagers en embarcation pneumatique au quai du hameau. La communauté ne compte que quelques résidents saisonniers, pêcheurs pour la plupart, et la vie s'organise le long d'un trottoir de bois qui tient lieu de rue principale. Pas de boutique, pas de réseau cellulaire : l'endroit impose d'emblée son rythme, celui des marées et de la météo, et les passagers s'y plient avec un plaisir évident.

Les bains face au débarcadère

Directement au-dessus du ponton, un bâtiment rustique abrite des bains alimentés par les sources : de grandes cuves privées où l'eau arrive naturellement brûlante, avec vue sur le mouillage et les mâts des bateaux de pêche. C'est la version civilisée de l'expérience, appréciée quand la pluie du Tongass se met de la partie. Les plus curieux poursuivent plutôt leur chemin vers les vasques naturelles, un peu plus haut dans la montagne.

Le sentier de bois vers les vasques

Depuis le débarcadère, une promenade de planches d'environ un kilomètre et demi serpente entre les chalets, puis s'enfonce dans la forêt humide, entre épinettes géantes, mousses épaisses et fougères. Le sentier débouche sur une série de vasques rocheuses étagées au sommet de la cascade. On s'y glisse dans une eau qui varie du tiède au très chaud selon le bassin, pendant que la rivière gronde juste en dessous. Se baigner ainsi en pleine nature, la baie en contrebas et la forêt tout autour, compte parmi ces moments qu'aucune photographie ne rend tout à fait. Certains passagers y retournent deux fois dans la même escale, incapables de choisir entre la chaleur de l'eau et la fraîcheur du paysage.

Le lac et la faune

En poursuivant au-delà des sources, le sentier atteint le lac Baranof, une étendue sombre et calme enchâssée entre les parois, où le regard se perd dans les reflets des sommets. Les environs appartiennent aux animaux : ours bruns qui pêchent le saumon en fin d'été, loutres et phoques près du rivage, pygargues à tête blanche postés sur les cimes. Dans le détroit de Chatham, tout près, les baleines à bosse croisent régulièrement, et il arrive que le spectacle commence avant même le débarquement, souffles et nageoires ponctuant l'approche du navire.

Conseils pour l'escale

  • Apporter maillot, serviette et chaussures d'eau : les abords des bassins sont glissants.
  • Prévoir un imperméable ; la région reçoit des précipitations abondantes en toute saison.
  • Respecter les consignes des guides concernant les ours, surtout pendant la montaison du saumon.
  • Garder un peu de temps pour flâner près des pontons, où les pêcheurs racontent volontiers leur saison.

Repartir à regret

Warm Springs Bay ne figure sur aucun grand circuit, et c'est précisément ce qui fait son prix. L'escale tient en quelques heures : un bain chaud, une marche en forêt, un lac, des conversations au bord de l'eau. En regagnant le navire, la peau encore tiède de l'eau des sources, on regarde la cascade rapetisser derrière soi en se disant que l'Alaska sauvage, le vrai, ressemble exactement à cela.

Questions fréquentes

À Warm Springs Bay, les navires de petite taille mouillent dans la baie et déposent leurs passagers en embarcation pneumatique au quai flottant du hameau. Aucune route ne mène ici : on arrive par bateau ou par hydravion.
La chute. On l'entend avant de la voir : une cascade dévale la montagne en plein cœur du hameau de bois accroché au rivage, sur la côte est de l'île Baranof.
Les sources chaudes qui coulent sous la montagne, et qui font de cette baie l'un des arrêts les plus recherchés du sud-est de l'Alaska. La combinaison chute, forêt pluviale et bains chauds n'existe nulle part ailleurs sur la côte.
À une poignée de chalets, un quai flottant et un trottoir de bois qui tient lieu de rue principale. La communauté ne compte que quelques résidents saisonniers, pêcheurs pour la plupart.
Ni l'un ni l'autre. Pas de boutique, pas de réseau : l'endroit impose d'emblée son rythme, celui des marées et de la météo. Prévoyez tout depuis le navire.
Marcher le trottoir de bois jusqu'au pied de la chute, monter le sentier vers le lac en amont, et se tremper dans les sources chaudes. La forêt pluviale du Tongass grimpe jusqu'aux neiges au-dessus du hameau.
Il monte sèchement dans la forêt pluviale, sur des passerelles de bois souvent glissantes. Chaussures à bonne adhérence recommandées; ce n'est pas une promenade de front de mer.
Le dollar américain et l'anglais, l'île faisant partie de l'Alaska. Comme il n'y a rien à acheter sur place, la question se pose peu.
Aux enfants à l'aise en pneumatique et en randonnée humide, oui. Il n'y a ni service, ni installation, ni recours en cas de pluie : c'est une escale d'expédition.
De juin à septembre, la fenêtre des navires d'expédition dans le sud-est de l'Alaska. Même alors, il pleut souvent : le Tongass est une forêt pluviale et l'imperméable n'est pas facultatif.