Lanai Island Hawaii

Une vingtaine de minutes d'annexe suffisent pour changer d'échelle. Après les grandes îles hawaïennes et leurs stations animées, Lanai apparaît comme un monde à part : quelques milliers d'habitants, presque pas de routes asphaltées, et une baie de débarquement, Manele, qui tient plus du refuge de plaisance que du terminal. Les navires restent au mouillage, et cette approche lente laisse le temps d'observer les falaises rousses qui tombent dans un Pacifique d'un bleu profond, sans un immeuble à l'horizon.

Hulopoe, la plage aux bassins de marée

Depuis le débarcadère, cinq minutes de marche mènent à la plage de Hulopoe, un croissant de sable clair adossé à des pelouses ombragées. La baie fait partie d'un district marin protégé : les poissons de récif y abondent, et la plongée en apnée s'y pratique directement depuis la plage quand la mer est calme. À l'extrémité rocheuse, des bassins de marée creusés dans la lave retiennent oursins, poissons juvéniles et anémones, un aquarium naturel qui fascine autant les enfants que les photographes. Des dauphins à long bec fréquentent régulièrement le secteur, et les sorties d'observation partent du petit havre voisin en début de matinée.

Le rocher des amoureux

Un sentier court et bien tracé grimpe depuis la plage jusqu'au belvédère de Puu Pehe, que l'on surnomme le rocher des amoureux. Ce pain de lave isolé à quelques dizaines de mètres du rivage est lié à une légende hawaïenne tragique, et la vue depuis la falaise, avec la houle qui blanchit sa base, compte parmi les images fortes du passage ici. L'aller-retour se fait en moins d'une heure, chaussures fermées recommandées, de préférence avant les grandes chaleurs de la mi-journée.

La cité-jardin de l'ananas

Sur les hauteurs fraîches, l'ancienne cité-plantation de Lanai City rappelle l'époque où l'île entière produisait de l'ananas pour la compagnie Dole. Autour de son parc central planté de pins de Cook s'alignent des maisons basses aux couleurs vives, des boutiques familiales, quelques galeries et des restaurants sans prétention où l'on mange au coude à coude avec les gens du coin. On s'y rend en taxi ou en navette depuis la baie, et l'atmosphère de bourg tranquille, à mille lieues du tourisme de masse, justifie amplement le déplacement.

Les paysages du bout du monde

Avec plus de temps, les amateurs de terrain s'offrent une excursion en véhicule tout-terrain vers Keahiakawelo, le jardin des dieux : un plateau désertique semé de rochers aux teintes d'ocre et de rouille, sculptés par le vent, que la lumière de fin de journée embrase. Les marcheurs préfèrent parfois la crête de Koloiki, une randonnée guidée qui domine des vallées profondes avec l'océan pour horizon. Dans les deux cas, mieux vaut réserver tôt : les véhicules et les guides ne sont pas nombreux sur une île de cette taille, et les places partent avec les premiers passagers descendus.

Une journée sans programme chargé

Lanai ne se prête pas aux itinéraires minutés, et c'est sa force. Beaucoup de passagers partagent leurs heures en deux temps simples : la matinée dans l'eau à Hulopoe, l'après-midi entre le sentier de Puu Pehe et un aller-retour vers les hauteurs. Les commodités restent limitées autour de la baie; emporter de l'eau, un chapeau et une collation évite bien des allers-retours inutiles vers le navire.

Quand l'annexe reprend la direction du bord, l'île semble déjà refermer sa parenthèse. Il en reste une impression rare dans l'archipel : celle d'avoir passé quelques heures dans un Hawaï d'avant les foules, où les bassins de marée et les pins des hauteurs tiennent lieu d'attractions. Ceux qui aiment les endroits discrets rangent Lanai parmi leurs souvenirs précieux, et n'en parlent qu'à voix basse.

Questions fréquentes

Les navires restent au mouillage et débarquent les passagers en annexe dans la baie de Manele, après une vingtaine de minutes de traversée. Manele tient plus du refuge de plaisance que du terminal : ne cherchez ni terminal ni boutiques au débarcadère.
Oui. Cinq minutes de marche suffisent pour atteindre la plage de Hulopoe, un croissant de sable clair adossé à des pelouses ombragées. C'est l'attrait le plus accessible de l'île et le point de départ naturel de la journée.
Beaucoup de passagers partagent la journée en deux temps : la matinée dans l'eau à Hulopoe, l'après-midi entre le sentier de Puu Pehe et un aller-retour vers Lanai City, sur les hauteurs. Lanai ne se prête pas aux itinéraires minutés, et c'est sa force.
Oui, directement depuis la plage de Hulopoe quand la mer est calme. La baie fait partie d'un district marin protégé et les poissons de récif y abondent. À l'extrémité rocheuse, des bassins de marée creusés dans la lave retiennent oursins, poissons juvéniles et anémones.
Puu Pehe, un pain de lave isolé à quelques dizaines de mètres du rivage, lié à une légende hawaïenne tragique. Un sentier court et bien tracé grimpe depuis la plage jusqu'au belvédère : l'aller-retour se fait en moins d'une heure, chaussures fermées recommandées, de préférence avant les grandes chaleurs.
L'ancienne cité-plantation des hauteurs fraîches, héritée de l'époque où l'île entière produisait de l'ananas pour la compagnie Dole. Autour de son parc central planté de pins de Cook s'alignent des maisons basses aux couleurs vives, des boutiques familiales et des restaurants sans prétention. On s'y rend en taxi ou en navette depuis la baie.
Très bien. Les bassins de marée de Hulopoe forment un aquarium naturel qui fascine les enfants, la plage est calme et les pelouses ombragées permettent de souffler. Le sentier de Puu Pehe convient dès que les enfants marchent bien; les commodités restent limitées autour de la baie.
Des dauphins à long bec fréquentent régulièrement le secteur de la baie de Manele. Les sorties d'observation partent du petit havre voisin en début de matinée — c'est donc une activité à caler tôt si votre escale le permet.
Oui, avec plus de temps et un véhicule tout-terrain. Keahiakawelo est un plateau désertique semé de rochers aux teintes d'ocre et de rouille, sculptés par le vent. Réservez tôt : les véhicules et les guides ne sont pas nombreux sur une île de cette taille, et les places partent avec les premiers passagers descendus.
De l'eau, un chapeau, de la crème solaire et une collation : les commodités restent limitées autour de la baie et cela évite des allers-retours inutiles vers le navire. Prévoyez aussi du dollar américain et des chaussures fermées si vous montez à Puu Pehe.