Midway Island USA
Questions fréquentes
Non. L'atoll est un refuge faunique national fermé à la visite publique, et l'on ne s'en approche qu'avec les autorisations fédérales américaines. Cette escale-là se vit depuis le pont du navire, et elle n'en est pas moins marquante.
À plus de 2 000 kilomètres au nord-ouest de Honolulu, à mi-chemin entre l'Amérique et l'Asie — d'où son nom. C'est un anneau de corail de quelques kilomètres qui enserre un lagon turquoise autour de deux îles principales, Sand et Eastern.
Le lagon turquoise, les plages d'un blanc de craie et les alignements de bâtiments hérités du temps où Midway servait d'escale aux hydravions transpacifiques puis de base militaire. Surtout, les oiseaux : les albatros escortent le navire en planeurs infatigables, frôlant les vagues sans un battement d'ailes.
Parce qu'elle fut le point de bascule de la guerre du Pacifique. Du 4 au 7 juin 1942, six mois après Pearl Harbor, l'aviation américaine y brisa l'avance japonaise en envoyant par le fond quatre porte-avions ennemis. Un mémorial national honore cette mémoire sur l'atoll.
Près de trois millions d'oiseaux marins s'y reproduisent chaque année sur quelques kilomètres carrés, dont la plus grande colonie d'albatros au monde. Les albatros de Laysan couvrent littéralement le sol à la saison des nids, avec pétrels, sternes et frégates. L'atoll abrite aussi le canard de Laysan, sauvé de justesse de la disparition.
Une femelle albatros baguée en 1956, la plus vieille sauvageonne connue au monde, encore observée ces dernières années par les biologistes qui se relèvent sur place. Les gens de mer aiment son nom : Wisdom, la sagesse.
Le monument marin national auquel appartient Midway : l'une des plus vastes aires marines protégées de la planète, qui couvre les îles hawaïennes du Nord-Ouest et leurs eaux.
Des dauphins à long bec chassent dans les eaux du lagon, et tortues vertes et phoques moines hawaïens, tous deux protégés, fréquentent les récifs. Sortez jumelles et téléobjectifs : à l'approche du récif, la mer elle-même change de population.
Parce que les courants du Pacifique nord y déposent des débris venus de tout l'hémisphère, que les équipes de conservation ramassent inlassablement pour protéger les nichées. Voir ce confetti de terre à la fois si vivant et si exposé laisse rarement indifférent.
Très peu. Rares sont les navires qui croisent dans ces parages, et il s'agit essentiellement de traversées d'expédition ou de repositionnement transpacifique. Certaines embarquent des naturalistes, qui vivent ici leurs plus belles heures de commentaire.


