Blanquilla Island Venezuela
Venezuela

Son nom dit l'essentiel : la Blanche. Vue du pont, La Blanquilla n'est qu'une ligne de sable pâle posée sur une mer translucide, sans village, sans route, sans quai. Cette île vénézuélienne isolée, rattachée aux Dépendances fédérales — ces terres éparses que le pays administre au large —, ne reçoit que de rares navires de petite taille et quelques voiliers au long cours. Y débarquer, c'est passer une journée sur une île presque déserte — une rareté que même les habitués des tropiques n'oublient pas.

Une île sans habitants ou presque

Aucune population permanente ne vit sur La Blanquilla, hormis un petit poste militaire vénézuélien. Le reste appartient aux ânes sauvages, descendants de troupeaux laissés là par d'anciens occupants, aux iguanes, aux perroquets et aux bernard-l'ermite qui strient le sable de leurs pistes minuscules. Le paysage alterne plages de sable clair, plateaux de broussailles et petites falaises de corail fossile sculptées par la houle, où l'eau creuse par endroits des vasques que la marée renouvelle. Marcher le long du rivage, ramasser du regard — et du regard seulement — les coquillages, guetter un balbuzard en chasse : les distractions sont simples et se suffisent.

Sous la surface

La vraie richesse de l'île se cache sous l'eau. Les récifs qui frangent la côte abritent poissons-anges français, poissons-papillons, poissons-chirurgiens et gorgones, avec une visibilité que peu de sites caraïbes égalent — aucune rivière, aucune ville, aucun port ne vient troubler ces eaux. Les tortues marines croisent régulièrement dans les criques de la côte ouest, et les plongeurs y signalent parfois du corail noir, devenu rare ailleurs. Masque et tuba suffisent pour en voir beaucoup : les patates de corail commencent à faible profondeur, tout près du bord.

Une journée en autonomie

Sur une île sans infrastructure, tout vient du navire : les canots qui déposent les passagers sur la plage, les parasols, les rafraîchissements, parfois un barbecue dressé pour l'occasion. Cette logistique d'expédition fait le charme particulier de l'escale — l'équipage installe le temps d'une journée un campement balnéaire que la marée effacera le soir même. Il suffit d'apporter chapeau, protection solaire et chaussures d'eau, et de garder en tête que l'ombre naturelle reste rare.

L'essentiel en bref

  • Débarquement en canots sur la plage, selon les conditions de mer.
  • Aucun commerce ni service sur place : le navire fournit tout.
  • Apnée exceptionnelle dès le bord; respecter coraux et coquillages, l'île est un milieu fragile.
  • Faune terrestre discrète mais bien présente : ânes sauvages, iguanes, oiseaux marins.

Ce qu'on remporte

Au moment où le dernier canot regagne le bord, la plage retrouve exactement l'aspect qu'elle avait au matin : vierge de toute trace durable. C'est peut-être la leçon de La Blanquilla — certains lieux ne se possèdent pas, ils se traversent. Le voyageur remonte à bord avec du sel sur la peau et une image nette : celle d'une île blanche restée telle que la mer l'a faite.

Questions fréquentes

Sur la plage, en canot depuis le navire. L'île n'a ni quai, ni village, ni route : c'est une ligne de sable pâle posée sur une mer translucide, qui ne reçoit que de rares navires de petite taille et quelques voiliers au long cours.
Aucune population permanente n'y vit, hormis un petit poste militaire vénézuélien. Le reste appartient aux ânes sauvages, descendants de troupeaux laissés là par d'anciens occupants, aux iguanes, aux perroquets et aux bernard-l'ermite.
Une alternance de plages de sable clair, de plateaux de broussailles et de petites falaises de corail fossile sculptées par la houle, où l'eau creuse par endroits des vasques que la marée renouvelle. Son nom dit l'essentiel : la Blanche.
C'est la vraie richesse de l'île. Les récifs qui frangent la côte abritent poissons-anges français, poissons-papillons, poissons-chirurgiens et gorgones, avec une visibilité que peu de sites caraïbes égalent : aucune rivière, aucune ville, aucun port ne vient troubler ces eaux.
Les tortues marines croisent régulièrement dans les criques de la côte ouest, et les plongeurs y signalent parfois du corail noir, devenu rare ailleurs. Les patates de corail commencent à faible profondeur, tout près du bord.
Aucun. Sur une île sans infrastructure, tout vient du navire : les canots, les parasols, les rafraîchissements, parfois un barbecue dressé pour l'occasion. L'équipage installe le temps d'une journée un campement balnéaire que la marée effacera le soir même.
Chapeau, protection solaire et chaussures d'eau, en gardant en tête que l'ombre naturelle reste rare. Un masque et un tuba complètent utilement le sac : c'est sous l'eau que l'escale prend toute sa valeur.
Mieux vaut s'en abstenir. L'île appartient aux Dépendances fédérales vénézuéliennes et son équilibre naturel tient à peu de chose. Ramasser du regard, et du regard seulement, fait partie des consignes que les équipages rappellent au débarquement.
L'espagnol est la langue du Venezuela et le bolívar sa monnaie, mais la question ne se pose guère ici : il n'y a rien à acheter sur l'île. Tout ce que vous consommez provient du navire.
De décembre à avril, la saison sèche des Caraïbes du Sud, avec une mer plus clémente pour le débarquement en canot et une eau très claire. L'île reste chaude toute l'année; c'est l'état de la mer, pas la température, qui commande.