Sainte-Lucie se choisit par secteur plus que par hôtel, parce que l’île est montagneuse et que les temps de transfert changent tout. Entre l’aéroport international, au sud, et les hôtels du nord, il y a jusqu’à deux heures de route de montagne. Voici comment l’île est organisée et ce que cela implique.

L’essentiel en quatre lignes

  • Environ cinq heures de vol direct saisonnier depuis Montréal vers Hewanorra (UVF), à Vieux Fort, à la pointe sud.
  • Transfert vers Soufrière : quarante-cinq minutes. Vers Rodney Bay et le nord : quatre-vingt-dix minutes à deux heures.
  • On roule à gauche, sur des routes étroites et sinueuses. Dollar des Caraïbes orientales, dollar américain accepté.
  • Une heure d’avance sur Montréal l’hiver, même heure l’été.

Les trois secteurs

Le nord : Rodney Bay et Gros Islet

Reduit Beach, la plus longue plage de sable clair de l’île, avec la plus forte concentration hôtelière, une marina, des restaurants et des commerces à distance de marche. C’est le secteur le plus commode et le plus animé, et le seul où l’on sort le soir sans taxi. Le vendredi soir, le village de Gros Islet ferme sa rue principale pour une fête de quartier ouverte à tous.

Juste au nord, l’île du Pigeon, rattachée à la terre par une chaussée, offre deux plages tranquilles, les ruines du fort Rodney et un point de vue qui porte jusqu’à la Martinique.

Le centre-ouest : Marigot et Anse Cochon

Une baie profonde et étroite entourée de collines boisées, où les voiliers viennent s’abriter. Peu de plage, beaucoup de calme, des restaurants au bord de l’eau. Bon compromis pour qui veut être à mi-chemin entre le nord et les Pitons.

Le sud-ouest : Soufrière et les Pitons

Le secteur le plus spectaculaire et le plus cher au mètre de sable. Anse Chastanet et Sugar Beach sont deux plages de sable volcanique sombre au pied des deux dômes de lave, avec un récif accessible à la nage depuis le rivage. Les hôtels y sont plus petits et souvent accrochés à la pente : vérifiez le nombre de marches entre votre chambre et la plage.

Ce qui se fait depuis chaque secteur

Depuis le nord, comptez une heure et demie pour rejoindre Soufrière par la route. Beaucoup de voyageurs préfèrent le bateau : les excursions à la journée longent la côte caraïbe, s’arrêtent pour l’apnée et arrivent au pied des Pitons par la mer, ce qui est de loin la plus belle approche.

Depuis Soufrière, tout est à portée : les Sulphur Springs et leurs bains de boue chaude, les chutes Diamond et leur jardin botanique, l’ascension du Gros Piton en trois à quatre heures aller-retour avec un guide obligatoire.

Sur la côte est, entre mars et juillet, les tortues luths viennent pondre sur les plages atlantiques; l’observation se fait de nuit avec un guide agréé.

Se déplacer

Les routes de montagne sont étroites, en lacets et parfois abruptes. La location d’une voiture se justifie pour qui veut explorer, mais beaucoup de voyageurs préfèrent les taxis à tarif convenu d’avance ou les excursions organisées. Un permis de conduire temporaire local est exigé.

Certains complexes du sud proposent un transfert par bateau ou par hélicoptère depuis l’aéroport; cela se réserve au moment de la réservation et change complètement la journée d’arrivée.

L’hébergement

L’offre tout inclus est solide et segmentée : complexes pour couples au nord, grands ensembles familiaux avec parcs aquatiques près de l’aéroport au sud, adresses plus intimes autour de Soufrière. Plusieurs enseignes réservées aux adultes ont fait de l’île une destination de voyage de noces, ce qui explique la densité de suites avec piscine privée.

Trois critères à vérifier avant de réserver : le temps de transfert depuis l’aéroport, la nature réelle de la plage devant l’hôtel, et le dénivelé à parcourir sur place. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus détaillent le reste.

Quand partir

La saison sèche court de décembre à mai : ciel dégagé, mer calme sur la côte caraïbe, air autour de 29 °C. De juin à novembre, les averses deviennent quotidiennes mais brèves et les tarifs baissent.

Le festival de jazz et d’arts se tient en mai, le carnaval en juillet. Les sargasses touchent la côte atlantique, à l’est; les hôtels sont presque tous sur la façade caraïbe, largement épargnée. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.

Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Sainte Lucie et notre calendrier mois par mois.

Questions fréquentes

La côte ouest, entre Castries et Soufrière, est abritée et concentre les hôtels. Le nord, autour de Rodney Bay, offre plus de restaurants et de vie. La côte est, ouverte sur l’Atlantique, est venteuse.
Oui. Le Gros Piton se gravit en trois à quatre heures aller-retour avec un guide obligatoire. Le Petit Piton est plus abrupt et déconseillé à la plupart des visiteurs.
La Soufrière, près de la ville du même nom. On accède en véhicule jusqu’aux fumerolles et aux bassins de boue, et des sources chaudes aménagées se trouvent à proximité.
De décembre à avril. La saison des pluies va de juin à novembre et coïncide avec la saison des ouragans.
Moins que la République dominicaine ou le Mexique. L’île est montagneuse, les plages sont courtes et plusieurs hôtels sont réservés aux adultes. C’est d’abord une destination de couples.
Depuis Hewanorra, au sud, comptez quarante-cinq minutes vers Soufrière et les Pitons, mais quatre-vingt-dix minutes à deux heures vers Rodney Bay et le nord, sur une route de montagne sinueuse. C'est le premier critère à vérifier avant de choisir un hôtel.
Le nord, autour de Rodney Bay, pour la plus longue plage de sable clair et la marche à pied le soir. Soufrière, au sud-ouest, pour les Pitons et les hôtels plus intimes. Marigot, au centre-ouest, pour le calme à mi-chemin.
Le Gros Piton se gravit en trois à quatre heures aller-retour avec un guide obligatoire. Ce n'est pas une promenade, mais aucune technique particulière n'est requise. Le Petit Piton est nettement plus exigeant et rarement autorisé.
Surtout sur la côte atlantique, à l'est. Les hôtels sont presque tous sur la façade caraïbe, à l'ouest, largement épargnée.
L'anglais est la langue officielle, mais on parle aussi le kwéyòl, un créole à base française qu'un Québécois reconnaît par bribes. Les noms de lieux en gardent la trace : Vieux Fort, Anse La Raye, Choiseul, Gros Islet.