Hamilton Bermuda

50 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Il n'arrive pas souvent qu'un navire se gare littéralement sur la rue principale d'une capitale. À Hamilton, c'est pourtant la règle : les paquebots de taille modeste s'amarrent le long de Front Street, et la passerelle débouche directement sur les arcades pastel des commerces, face aux scooters et aux autobus roses qui font le tour de l'île. Les Bermudes n'appartiennent pas aux Caraïbes — l'archipel flotte seul dans l'Atlantique — mais leur douceur britannique sous les palmiers compose une escale qui ne ressemble à aucune autre.

Front Street et les rues en pente

La capitale se découvre entièrement à pied. Front Street aligne ses façades à véranda — bleu poudre, jaune beurre, vert d'eau — derrière lesquelles se succèdent bijoutiers, lainages et boutiques de rhum local. Les hommes d'affaires y circulent en bermuda et chaussettes hautes, uniforme national porté avec le plus grand sérieux, et ce détail vestimentaire dit beaucoup du lieu : une rigueur toute britannique, adoucie par la tiédeur de l'eau turquoise. Au croisement principal, la « cage à oiseaux », guérite bleu et blanc d'où un policier réglait jadis la circulation, sert toujours de repère aux piétons. Les rues montent ensuite vers l'intérieur, bordées de bâtiments administratifs coloniaux et de jardins soignés comme des salons.

La cathédrale et les points de vue

Quelques minutes de marche mènent à la Sessions House, où siège l'un des plus anciens parlements du monde britannique, puis à la cathédrale de la Sainte-Trinité, dont la tour se gravit par un escalier étroit : au sommet, la ville se déploie en toits blancs étagés — ces toits à gradins qui recueillent l'eau de pluie, seule ressource d'eau douce de l'archipel. Autre belvédère, Fort Hamilton entoure ses remparts victoriens d'une douve devenue jardin tropical; la vue embrasse le port et les voiliers au mouillage. Entre les deux, le parc Queen Elizabeth offre ses pelouses et ses bancs ombragés pour une pause au calme.

Le musée sous la mer et les traversiers

En longeant le port vers l'est, on atteint en un quart d'heure l'Institut d'exploration sous-marine des Bermudes, où bathyscaphes, trésors d'épaves et expositions interactives racontent les fonds qui ont valu à l'archipel sa réputation de cimetière de navires. Et pour élargir l'horizon, le terminal des traversiers jouxte le quai des paquebots : en 20 minutes, la ligne bleue rejoint l'ancien arsenal royal à l'ouest de l'île; en moins de 40 minutes, la ligne orange atteint la vieille ville de St George. Difficile de trouver transport en commun plus agréable qu'une traversée du Great Sound au soleil.

L'escale en pratique

  • Accostage en plein centre; aucun transfert nécessaire.
  • Dollar des Bermudes à parité avec le dollar américain, accepté partout.
  • Les mercredis soirs d'été, Front Street se ferme à la circulation pour les Harbour Nights : kiosques, musique et danseurs de gombey.
  • Plages du sud, dont Horseshoe Bay, accessibles en autobus ou en taxi en 20 à 30 minutes.

Avant de larguer les amarres

Le soir, depuis le pont, Hamilton s'allume doucement de l'autre côté de la rue — car c'est bien une rue, et non un quai industriel, qui sépare le navire de la ville. Cette proximité résume l'escale : rien de spectaculaire, tout d'attachant. On quitte la capitale des Bermudes comme on quitte une maison accueillante, en se retournant une dernière fois sur la véranda éclairée.

Questions fréquentes

Le long de Front Street, la rue principale de la capitale. La passerelle débouche directement sur les arcades pastel des commerces : aucun transfert n'est nécessaire.
Seulement les paquebots de taille modeste. Les plus grands navires vont à Kings Wharf, à la pointe ouest de l'archipel, et rejoignent Hamilton par traversier en une vingtaine de minutes.
La capitale se découvre entièrement à pied : Front Street, la cathédrale de la Sainte-Trinité dont la tour se gravit, puis Fort Hamilton et ses remparts victoriens. L'Institut d'exploration sous-marine est à un quart d'heure de marche vers l'est.
Non, et la confusion est fréquente. L'archipel flotte seul dans l'Atlantique Nord, bien au nord des Antilles. Le climat y est plus doux que tropical et l'atmosphère, résolument britannique.
Parce qu'ils recueillent l'eau de pluie, seule ressource d'eau douce de l'archipel. Du haut de la tour de la cathédrale, la ville se déploie en toits blancs étagés : c'est le meilleur endroit pour le constater.
Le dollar des Bermudes, à parité avec le dollar américain, qui est accepté partout. Aucun change n'est nécessaire pour un visiteur nord-américain.
Oui, mais pas à pied. Les plages du sud, dont Horseshoe Bay et son sable rose, se rejoignent en autobus ou en taxi en 20 à 30 minutes. Les autobus roses font le tour de l'île.
Oui. Le terminal des traversiers jouxte le quai des paquebots : la ligne orange atteint la vieille ville de St George en moins de 40 minutes, et la ligne bleue rejoint l'ancien arsenal royal en 20 minutes.
Les mercredis soirs d'été, Front Street se ferme à la circulation : kiosques, musique et danseurs de gombey prennent la rue. Si l'escale tombe un mercredi et que le navire reste tard, c'est le moment fort de la journée.
C'est l'uniforme d'affaires local, porté avec le plus grand sérieux. Le détail dit beaucoup du lieu : une rigueur toute britannique, adoucie par la tiédeur de l'eau turquoise.