Cayo Rico Cuba

Les premiers habitants que l'on rencontre à Cayo Rico ont des écailles, une crête dorsale et un flegme remarquable : les iguanes, maîtres officiels des lieux, accueillent chaque chaloupe avec la nonchalance de ceux qui n'ont jamais connu de prédateur. Ce confetti inhabité de l'archipel des Canarreos, voisin de Cayo Largo del Sur, ne figure sur presque aucune carte touristique. C'est exactement ce qui fait son prix.

Une escale au rythme des marées

Aucun quai ici : les visiteurs arrivent par la mer, en catamaran ou en trimaran depuis la Marina Marlin de Cayo Largo, ou en navette depuis un navire ancré au large. La traversée fait partie du plaisir : l'embarcation file sur des fonds si clairs que l'on distingue les étoiles de mer depuis le pont, les voiles claquent, l'équipage sert un jus de fruits, et chacun guette la première ligne de sable à l'horizon. En général, un arrêt d'une bonne demi-heure au-dessus d'un récif corallien permet une session de plongée en apnée, masque et palmes fournis. Poissons-anges, sergents-majors et gorgones violettes s'y laissent observer à quelques mètres de la surface.

Le sable, les iguanes et rien d'autre

Une fois à terre, l'inventaire est vite dressé : une plage claire qui rivalise avec les plus belles de la région, des cocotiers, un bar rustique de type chiringuito, et la colonie d'iguanes qui patrouille entre les serviettes. Ces reptiles, protégés et parfaitement inoffensifs, tolèrent les photographes à condition qu'on respecte leur territoire; il est entendu qu'on ne les nourrit pas. Le reste appartient aux pélicans, aux frégates et aux bernard-l'ermite qui traversent le sable en balancier.

L'eau comme terrain de jeu

Le lagon qui borde l'îlot reste peu profond sur une grande distance, avec une eau qui oscille entre le vert pâle et le bleu électrique selon l'heure. On y marche longtemps sans perdre pied, on y flotte, on y guette les raies qui glissent sur le fond sablonneux. Les excursions organisées incluent la plupart du temps un repas de fruits de mer, langouste grillée en tête, servi les pieds dans le sable sous un toit de palmes. Le rhum accompagne, avec modération pour qui veut renager ensuite. Les nageurs aguerris longeront la pointe pour observer les herbiers où broutent parfois les tortues; les autres se contenteront de l'ombre d'un cocotier, ce qui constitue déjà un programme respectable. Quelques conseils de vieux routier : des sandales pour les fonds coquilliers, un chandail léger contre le vent du retour, et de l'argent comptant pour le bar, aucune carte n'étant acceptée à des kilomètres à la ronde.

Un fragment d'archipel préservé

L'archipel des Canarreos aligne plus de 300 îlots et hauts-fonds au large de la côte sud cubaine, depuis l'île de la Juventud jusqu'aux confins orientaux. La quasi-totalité demeure vierge de toute construction, refuge d'oiseaux marins, de tortues et d'iguanes. Cayo Rico donne un aperçu fidèle de cet univers : nulle route, nulle boutique, aucun réseau. Quelques heures suffisent pour en faire le tour, et c'est précisément la mesure du temps qu'on a envie d'y consacrer, montre rangée au fond du sac. Les équipages, souvent les mêmes depuis des années, connaissent chaque passe et chaque patate de corail par leur petit nom.

Ce qu'on en rapporte

Au moment de remonter à bord de l'embarcation, l'endroit reprend sa vie ordinaire : les iguanes retrouvent leurs rochers tièdes, le barman range ses verres, le vent efface les traces de pas, et les frégates reprennent leurs cercles au-dessus du lagon, comme si personne n'était jamais venu. Cette escale ne s'encombre d'aucun monument et n'en a nul besoin. Elle offre une journée réduite à l'essentiel, l'eau, la lumière, le sel sur la peau, et la surprise durable d'avoir partagé une plage avec des dragons miniatures parfaitement indifférents à notre passage.

Questions fréquentes

Par la mer, et seulement par la mer : il n'y a aucun quai. Les visiteurs arrivent en catamaran ou en trimaran depuis la Marina Marlin de Cayo Largo, ou en navette depuis un navire ancré au large.
Un îlot inhabité de l'archipel des Canarreos, voisin de Cayo Largo del Sur, qui ne figure sur presque aucune carte touristique. Une plage claire, des cocotiers, un bar rustique et une colonie d'iguanes : l'inventaire est vite dressé.
Nager, faire de l'apnée, marcher dans le lagon et manger sous un toit de palmes. La traversée elle-même fait partie du programme, avec généralement un arrêt d'une demi-heure au-dessus d'un récif corallien, masque et palmes fournis.
Non, ils sont protégés et parfaitement inoffensifs. Ils patrouillent entre les serviettes avec le flegme de ceux qui n'ont jamais connu de prédateur et tolèrent les photographes à condition qu'on respecte leur territoire. Il est entendu qu'on ne les nourrit pas.
Peu profonde sur une grande distance, entre le vert pâle et le bleu électrique selon l'heure. On y marche longtemps sans perdre pied, on y flotte, on y guette les raies qui glissent sur le fond sablonneux.
Un repas de fruits de mer servi les pieds dans le sable, langouste grillée en tête, sous un toit de palmes. Le rhum accompagne — avec modération pour qui compte renager ensuite.
Non. Aucune carte n'est acceptée à des kilomètres à la ronde : apportez du comptant en petites coupures pour le bar. Il n'y a ni réseau, ni guichet, ni boutique.
Des sandales pour les fonds coquilliers, un chandail léger contre le vent du retour en bateau, de la crème solaire et de l'argent comptant. L'ombre se limite à celle des cocotiers.
Plus de 300 îlots et hauts-fonds au large de la côte sud cubaine, depuis l'île de la Juventud jusqu'aux confins orientaux. La quasi-totalité demeure vierge de toute construction, refuge d'oiseaux marins, de tortues et d'iguanes.
À ceux qui acceptent une journée sans monument, sans commerce et sans réseau. Quelques heures suffisent pour faire le tour de l'îlot, et c'est précisément la mesure du temps qu'on a envie d'y consacrer, montre rangée au fond du sac.