Edfu Egypt

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AmaWaterways (210 Croisières)

Croisière Ama AmaWaterways AmaDahlia navire

AmaDahlia

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Ce sont les sabots qui vous réveillent. Dès l'aube, les calèches se rassemblent le long du quai d'Edfou, sur la rive ouest du Nil, et leur va-et-vient rythme la ville bien avant l'ouverture des sites. Les navires de croisière fluviale s'amarrent ici entre Louxor et Assouan pour une raison précise : à quelques minutes du fleuve se dresse le temple d'Horus, le sanctuaire le mieux conservé de toute l'Égypte ancienne.

Depuis le pont supérieur, Edfou ressemble à une ville agricole ordinaire, avec ses immeubles de brique, ses minarets et ses champs de canne à sucre en périphérie. Rien ne laisse deviner qu'un colosse de grès vieux de plus de deux mille ans se cache au cœur des ruelles. L'escale dure en général une demi-journée, le temps d'un aller-retour vers la demeure du dieu faucon, et elle compte parmi les plus attendues du voyage.

La traversée de la ville en calèche

Le trajet entre le quai et le monument se fait traditionnellement en calèche, une course d'environ cinq à dix minutes qui fait partie intégrante de l'escale. On traverse le marché, on frôle les étals de légumes, on croise des écoliers et des charrettes tirées par des ânes. Certains navires proposent plutôt des minibus ou des tuk-tuks; peu importe le moyen, cette courte traversée vous plonge d'emblée dans le quotidien de la Haute-Égypte. Convenez du prix avant le départ si vous négociez vous-même votre voiture.

Le temple d'Horus, un géant intact

Passé la billetterie, le premier pylône s'impose : trente-six mètres de grès couverts de reliefs, gardés par deux faucons de granit noir. Construit entre 237 et 57 avant notre ère sous les Ptolémées, le sanctuaire a dormi des siècles sous le sable et les habitations, ce qui explique son état stupéfiant. Les plafonds existent encore, les salles hypostyles gardent leur pénombre d'origine, et l'on circule de cour en chapelle comme les prêtres le faisaient à l'époque.

Prenez le temps de suivre les reliefs qui racontent le combat d'Horus contre Seth, véritable bande dessinée sculptée dans la pierre. Dans le saint des saints trône toujours le naos de granit poli, et une barque cérémonielle reconstituée aide à imaginer les processions. Un nilomètre, escalier plongeant vers la nappe du fleuve, rappelle que l'impôt se calculait jadis sur la hauteur de la crue. Les murs extérieurs méritent aussi l'attention : les textes y consignent jusqu'aux recettes de parfums sacrés élaborés dans le laboratoire des prêtres.

Organiser ses deux ou trois heures à terre

  • Partez tôt : la lumière rasante du matin avantage les reliefs et la chaleur reste supportable.
  • Comptez environ une heure trente sur le site pour en faire le tour sans courir.
  • Un chapeau et de l'eau sont indispensables une bonne partie de l'année.
  • Les meilleurs points de photo du pylône se trouvent au fond de la grande cour, dos au soleil du matin.

Du parvis au fleuve

Au retour, rien n'oblige à filer directement vers la passerelle. Le marché qui borde le trajet vend épices, dattes et cotonnades, et les vendeurs d'Edfou, habitués aux croisiéristes, restent bon enfant. Depuis le quai, observez le ballet des felouques et des barges chargées de canne : le Nil demeure une route de travail, pas seulement un décor.

Beaucoup de voyageurs considèrent cette halte comme la plus mémorable du parcours entre Louxor et Assouan, justement parce qu'elle ne triche pas. Un fleuve nourricier, une ville sans fard, un temple presque intact : Edfou aligne l'essentiel de l'Égypte en une matinée. Lorsque le navire largue les amarres et que les faucons de granit disparaissent derrière les palmiers, on se surprend à réviser mentalement la mythologie, comme pour prolonger encore un peu la conversation avec Horus.

Questions fréquentes

Sur la rive ouest du Nil, au quai d'Edfou, entre Louxor et Assouan. Le temple d'Horus se trouve à quelques minutes du fleuve, au cœur des ruelles de la ville.
Traditionnellement en calèche, une course de cinq à dix minutes qui fait partie intégrante de l'escale. Certains navires proposent plutôt des minibus ou des tuk-tuks. Si vous négociez vous-même votre voiture, convenez du prix avant de monter.
Parce qu'il a dormi des siècles sous le sable et les habitations. Construit entre 237 et 57 avant notre ère sous les Ptolémées, il a gardé ses plafonds et la pénombre d'origine de ses salles hypostyles : on y circule de cour en chapelle comme les prêtres le faisaient.
En général une demi-journée, dont environ une heure trente sur le site pour en faire le tour sans courir. C'est le temps d'un aller-retour vers la demeure du dieu faucon.
Oui, nettement. La lumière rasante du matin avantage les reliefs, la chaleur reste supportable, et les meilleurs points de vue sur le pylône se trouvent au fond de la grande cour, dos au soleil levant.
Un pylône de trente-six mètres couvert de reliefs, gardé par deux faucons de granit noir. À l'intérieur : le combat d'Horus contre Seth sculpté comme une bande dessinée, le naos de granit poli dans le saint des saints, une barque cérémonielle reconstituée et un nilomètre. Les murs extérieurs consignent jusqu'aux recettes de parfums sacrés.
Peu. Le parcours est essentiellement de plain-pied, de cour en chapelle. C'est la chaleur qui pèse, pas le dénivelé : chapeau et eau sont indispensables une bonne partie de l'année.
Oui, sur le trajet du retour. Le marché qui borde la route vend épices, dattes et cotonnades, et les vendeurs d'Edfou, habitués aux croisiéristes, restent bon enfant.
La livre égyptienne, en petites coupures. La calèche, les achats au marché et les pourboires se règlent en liquide; les cartes n'ont pas cours dans les ruelles.
Oui, et la calèche fait souvent plus d'effet que le temple. Le trajet traverse le marché, frôle les étals, croise des écoliers et des charrettes tirées par des ânes : c'est la partie de l'escale dont les enfants reparlent.