Tout, à Turku, s'organise autour d'une rivière tranquille. L'Aura traverse la plus ancienne cité de Finlande comme un fil conducteur : le château monte la garde à son embouchure, la cathédrale la surveille en amont, et entre les deux s'égrènent ponts, cafés flottants et berges où la moitié de la population semble se donner rendez-vous dès qu'un rayon de soleil paraît. Les navires accostent près de l'embouchure, à environ 3 km du centre; une promenade riveraine plate et agréable, ou quelques minutes d'autobus, suffisent à rejoindre le cœur des choses.

Le château, sentinelle de pierre

À deux pas des terminaux se dresse la première étape logique : le château de Turku, entrepris dans les années 1280 sur ce qui était alors une île. Derrière ses murs de granit épais de plusieurs mètres se cachent salles Renaissance, chapelles et cachots, aménagés au fil de sept siècles d'histoire suédoise puis russe; le musée qui l'occupe raconte les banquets du duc Jean et de Catherine Jagellon aussi bien que les sièges et les incendies. Comptez une bonne heure et demie pour l'explorer sans courir.

Remonter l'Aura

De là, suivez la rive vers l'amont. Le chemin longe le Forum Marinum, musée maritime qui aligne à quai un voilier-école à trois mâts et des navires de guerre; les hangars réhabilités, les anciennes cordonneries et les terrasses se succèdent ensuite jusqu'aux ponts du centre. Ce parcours d'environ 3 km au bord de l'eau constitue l'une des plus plaisantes entrées en matière urbaines de la Baltique : bancs tournés vers la rivière, canards impassibles, bateaux-restaurants amarrés bord à bord. L'été, un petit traversier gratuit, le Föri, fait la navette d'une rive à l'autre depuis plus d'un siècle, au grand plaisir des passagers.

La cathédrale et la mémoire nationale

En amont des ponts, la cathédrale luthérienne dresse sa tour de brique au-dessus des arbres. Consacrée vers 1300, remaniée après le grand incendie de 1827 qui détruisit presque toute la cité, elle demeure le sanctuaire national du pays : on y trouve les tombeaux de reines et de héros militaires, et son carillon de midi est retransmis chaque jour à la radio finlandaise. Face à elle s'étend le quartier universitaire, rappel que la première université du pays vit le jour ici, avant le transfert de la capitale vers Helsinki en 1812.

Luostarinmäki, le village survivant

Sur une colline voisine, un quartier entier d'ateliers et de maisons de bois du XVIIIe siècle a échappé aux flammes de 1827. Devenu musée de l'artisanat à ciel ouvert, Luostarinmäki fait revivre horlogers, relieurs et tisserands dans leurs intérieurs d'origine, reliés par des cours et des venelles herbeuses. L'endroit, paisible et étonnamment vivant, offre le contrepoint parfait aux places élégantes du centre.

Repères pratiques

SiteDepuis les quaisAccès
Château de TurkuMoins de 1 kmÀ pied
Forum MarinumEnviron 1 kmPromenade riveraine
Centre et place du marchéEnviron 3 kmÀ pied ou autobus
Cathédrale et Luostarinmäki3,5 à 4 kmAutobus conseillé au retour

Saveurs de la place du marché

Avant de redescendre vers le navire, faites halte à la halle du marché de la rue Eerikinkatu, en activité depuis 1896 : saumon fumé, pains de seigle, petits pâtés caréliens et brioches à la cardamome s'y achètent au comptoir, entre boiseries d'époque. L'été, la place du marché voisine déborde de fraises et de pois frais que les habitants grignotent directement au cornet.

La rivière vous raccompagne naturellement vers l'embouchure, au rythme des rameurs du soir. Turku fut capitale, brûla, se releva, céda son rang; il lui reste l'essentiel, une élégance discrète et fluviale qui donne envie de prolonger l'escale jusqu'à l'archipel qui l'attend au large.

Questions fréquentes

Près de l'embouchure de l'Aura, à environ 3 kilomètres du centre. Une promenade riveraine plate et agréable, ou quelques minutes d'autobus, suffisent à rejoindre le cœur de la ville.
La première étape logique de l'escale, à deux pas des terminaux : un château entrepris dans les années 1280 sur ce qui était alors une île. Derrière des murs de granit épais de plusieurs mètres se cachent salles Renaissance, chapelles et cachots. Comptez une bonne heure et demie.
Sept siècles d'histoire suédoise puis russe : les banquets du duc Jean et de Catherine Jagellon aussi bien que les sièges et les incendies.
Le musée maritime de Turku, à environ un kilomètre des quais sur la promenade riveraine. Il aligne à quai un voilier-école à trois mâts et des navires de guerre.
Oui, c'est l'une des plus plaisantes entrées en matière urbaines de la Baltique : environ 3 kilomètres au bord de l'eau, entre hangars réhabilités, anciennes cordonneries, terrasses, bancs tournés vers la rivière et bateaux-restaurants amarrés bord à bord.
Un petit traversier gratuit qui fait la navette d'une rive à l'autre de l'Aura depuis plus d'un siècle, l'été. C'est une traversée de quelques dizaines de secondes que personne ne veut manquer.
C'est le sanctuaire national de la Finlande. Consacrée vers 1300, remaniée après le grand incendie de 1827 qui détruisit presque toute la cité, elle abrite les tombeaux de reines et de héros militaires, et son carillon de midi est retransmis chaque jour à la radio finlandaise.
Un quartier entier d'ateliers et de maisons de bois du XVIIIe siècle qui a échappé aux flammes de 1827, sur une colline voisine de la cathédrale. Devenu musée de l'artisanat à ciel ouvert, il fait revivre horlogers, relieurs et tisserands dans leurs intérieurs d'origine.
Pour le retour, oui, si vous êtes monté jusqu'à la cathédrale et à Luostarinmäki : ils se trouvent à 3,5 ou 4 kilomètres des quais. Le château et le Forum Marinum, eux, se font à pied depuis le navire.
À la halle du marché de la rue Eerikinkatu, en activité depuis 1896 : saumon fumé, pains de seigle, petits pâtés caréliens et brioches à la cardamome, achetés au comptoir entre boiseries d'époque. L'été, la place du marché voisine déborde de fraises et de pois frais.