Menton France

15 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Un degré de plus qu'ailleurs : le microclimat de Menton n'est pas une légende de dépliant, il se lit dans les citronniers qui fructifient en pleine ville et dans les jardins d'acclimatation que les hivernants anglais plantèrent au XIXe siècle. Dernière escale française avant l'Italie, la cité étage ses façades ocre et jaunes au-dessus de deux baies, et les navires qui s'y arrêtent mouillent face à l'un des plus beaux fronts de mer de la Riviera.

Aborder la vieille ville

Les unités de grande taille débarquent leurs passagers en chaloupe ; les plus modestes trouvent place au vieux port, au pied même de la cité historique. Dans les deux cas, l'arrivée est un tableau : la vieille ville monte en pyramide depuis les quais, campanile en tête, dans un dégradé d'ocres que le soleil ravive. Sur la jetée, le petit bastion du XVIIe siècle, transformé en écrin par Jean Cocteau qui en décora les salles, donne le ton d'une escale éprise d'artistes ; la mairie conserve d'ailleurs une salle des mariages entièrement mise en scène par le poète.

La montée vers Saint-Michel

On grimpe par les rampes et les escaliers jusqu'au parvis de la basilique Saint-Michel-Archange, chef-d'œuvre baroque élevé au XVIIe siècle : sa façade claire et son clocher génois composent, avec le parvis en galets noirs et blancs dessinant les armes des princes, l'un des ensembles les plus photographiés de la côte. La vue plonge sur la plage des Sablettes et la mer ; plus haut encore, le cimetière du Vieux-Château garde les sépultures des hivernants russes et anglais, avec l'un des plus beaux points de vue de la côte ; les ruelles redescendent ensuite en cascade vers la promenade du Soleil et le marché couvert, halle de 1898 où socca, barbajuans et citrons s'empilent sous les voûtes.

Les jardins des hivernants

La douceur locale a fait de Menton un conservatoire végétal à ciel ouvert. Le jardin Val Rahmeh, géré par le Muséum national d'histoire naturelle, acclimate avocatiers, épices et plantes des tropiques sur ses terrasses ; la Serre de la Madone, créée entre les deux guerres par le jardinier Lawrence Johnston, déploie bassins et essences rares dans un vallon. Les amateurs choisiront selon le temps disponible : chaque jardin demande une bonne heure et se mérite un peu, à flanc de colline.

L'agrume en majesté

Le fruit emblème se décline partout : limoncello, confitures, huile d'olive parfumée, sans oublier la tarte au citron de Menton, que les pâtissiers d'ici défendent comme un titre de noblesse et déclinent chacun à leur manière. Chaque février, la Fête du Citron, née en 1934, promène ses chars d'agrumes le long de la mer ; hors saison, les vergers en terrasse et les boutiques du marché perpétuent l'héritage. Une glace au citron à la main, la promenade du bord de mer mène jusqu'à la frontière italienne, à quelques minutes de marche.

L'escale en bref

  • Mouillage en baie avec transfert en chaloupe, ou accostage au vieux port pour les petites unités.
  • Vieille ville et basilique Saint-Michel accessibles à pied par les rampes.
  • Jardins Val Rahmeh et Serre de la Madone à flanc de colline, compter une heure chacun.
  • Marché couvert et spécialités au citron à deux pas des quais.

Le dernier degré de douceur

Quand la chaloupe regagne le bord, la pyramide ocre se reflète dans la baie et l'Italie commence juste derrière le cap. Menton laisse un souvenir à sa mesure : ni spectaculaire ni tapageur, mais doux, parfumé et lumineux, comme un zeste qui parfume longtemps. Les hivernants du XIXe siècle ne s'y étaient pas trompés ; les passagers d'aujourd'hui non plus.

Questions fréquentes

Ça dépend de la taille du navire. Les grandes unités débarquent leurs passagers en chaloupe; les plus modestes trouvent place au vieux port, au pied même de la cité historique.
Son microclimat n'est pas une légende de dépliant : il se lit dans les citronniers qui fructifient en pleine ville et dans les jardins d'acclimatation que les hivernants anglais plantèrent au XIXe siècle. Menton est la dernière escale française avant l'Italie.
La montée à la basilique Saint-Michel par les rampes, le marché couvert, puis la promenade du bord de mer. Un seul jardin d'acclimatation en plus, pas deux : chacun demande une bonne heure et se mérite à flanc de colline.
C'est un chef-d'œuvre baroque élevé au XVIIe siècle. Sa façade claire et son clocher génois composent, avec le parvis en galets noirs et blancs dessinant les armes des princes, l'un des ensembles les plus photographiés de la côte.
Le petit bastion du XVIIe siècle, sur la jetée, fut transformé en écrin par le poète, qui en décora les salles. La mairie conserve par ailleurs une salle des mariages entièrement mise en scène par lui.
Le jardin Val Rahmeh, géré par le Muséum national d'histoire naturelle, qui acclimate avocatiers, épices et plantes des tropiques sur ses terrasses; et la Serre de la Madone, créée entre les deux guerres par le jardinier Lawrence Johnston, avec ses bassins et ses essences rares.
Oui, le cimetière du Vieux-Château, au-dessus de la basilique, qui garde les sépultures des hivernants russes et anglais et offre l'un des plus beaux points de vue de la côte. La vue plonge aussi sur la plage des Sablettes depuis le parvis.
De la socca, des barbajuans et des citrons empilés sous les voûtes d'une halle de 1898, à deux pas des quais. C'est l'endroit où goûter la cuisine locale sans cérémonie.
C'est un défilé de chars d'agrumes le long de la mer, chaque février, né en 1934. Hors saison, les vergers en terrasse et les boutiques du marché perpétuent l'héritage : limoncello, confitures, huile d'olive parfumée et tarte au citron.
Oui. La promenade du bord de mer mène jusqu'à la frontière italienne en quelques minutes de marche. C'est l'une des rares escales où l'on change de pays sans transport.