Valence France

2 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

On raconte volontiers que le Midi commence à Valence. Les toits s'aplatissent, les platanes s'alignent, la lumière prend cette teinte chaude qui annonce la Provence toute proche. Posée sur la rive gauche du Rhône, à mi-chemin entre Lyon et Avignon, la préfecture de la Drôme accueille les bateaux fluviaux au port de l'Épervière, premier port de plaisance aménagé en France, dans un écrin de verdure à courte distance du centre. Une passerelle, quelques centaines de mètres le long du fleuve, et la vieille ville s'offre au promeneur.

Du Parc Jouvet au Champ de Mars

Entre le fleuve et le cœur ancien s'étend le Parc Jouvet, sept hectares de bassins, de cèdres et de roseraies aménagés au début du XXe siècle. Les familles valentinoises s'y retrouvent le dimanche, entre le kiosque et les canaux où glissent les canards. En le traversant, on débouche sur l'esplanade du Champ de Mars, belvédère qui domine le Rhône. De là, le regard file droit vers les ruines du château de Crussol, forteresse médiévale accrochée à son éperon calcaire sur la rive ardéchoise. C'est l'image que bien des voyageurs emportent d'ici : cette silhouette de pierre blanche suspendue au-dessus de la vallée.

La vieille ville et ses têtes sculptées

Les ruelles grimpent ensuite doucement vers la cathédrale Saint-Apollinaire, consacrée en 1095, l'un des plus anciens sanctuaires romans de la région. Le pape Pie VI, prisonnier du Directoire, y mourut en 1799 ; un monument rappelle son passage. À deux pas, le Pendentif, curieux édicule funéraire de la Renaissance, intrigue les passants depuis 1548. En poursuivant dans la Grande Rue, on lève les yeux vers la Maison des Têtes, dont la façade de 1532 se couvre de visages sculptés représentant les vents, la fortune et le temps. Le circuit se termine souvent devant le kiosque Peynet, ce pavillon de musique où le dessinateur imagina en 1942 son célèbre couple d'amoureux, devenu l'emblème sentimental de la cité.

Une table qui a marqué la France

La cité occupe aussi une place à part dans l'histoire de la gastronomie française. La maison Pic, fondée sur la route nationale 7, nourrit les voyageurs depuis plus d'un siècle et brille aujourd'hui sous les étoiles d'Anne-Sophie Pic, héritière d'une lignée de cuisiniers. Sans s'attabler au grand restaurant, on peut goûter l'esprit des lieux dans les boulangeries du centre : le suisse, sablé à la fleur d'oranger façonné en silhouette de garde pontifical, se déguste ici depuis l'époque de Pie VI. Les marchés regorgent par ailleurs de produits de la Drôme, entre picodons, olives et fruits de la vallée.

Idées pour compléter l'escale

  • Le musée de Valence, art et archéologie, installé dans l'ancien palais épiscopal près de la cathédrale, réunit peintures, mosaïques gallo-romaines et une belle collection de sanguines d'Hubert Robert.
  • Les côtes du Rhône septentrionales entourent la région : plusieurs excursions proposées aux passagers filent vers les vignobles en terrasses de l'Hermitage, à une vingtaine de kilomètres en amont.
  • Les amateurs de marche peuvent suivre la ViaRhôna, piste cyclable et piétonne qui longe le fleuve au pied de la vieille ville.

Au moment de regagner le bord, beaucoup repassent par le Champ de Mars pour un dernier regard vers Crussol, surtout en fin de journée, quand le soleil descend derrière les reliefs de l'Ardèche et embrase le calcaire. Le Rhône reprend alors son travail de toujours : porter les voyageurs vers le sud. Valence, elle, reste sur sa rive, entre Dauphiné et Provence, fidèle à son rôle de seuil. On y aura senti le premier souffle du Midi, et c'est précisément ce qui donne envie de poursuivre la descente du fleuve.

Questions fréquentes

Au port de l'Épervière, sur la rive gauche du Rhône, le premier port de plaisance aménagé en France. Le quai est installé dans un écrin de verdure, à courte distance du centre historique : une passerelle, puis quelques centaines de mètres le long du fleuve mènent au parc Jouvet et à la vieille ville.
Oui, la marche est plate et agréable, le long du fleuve puis à travers le parc Jouvet. Les compagnies proposent souvent une navette pour ceux qui préfèrent l'éviter. Une fois en ville, la vieille ville se parcourt entièrement à pied, avec une pente douce en montant vers la cathédrale.
Le circuit qui fonctionne : traverser le parc Jouvet, monter à l'esplanade du Champ de Mars pour la vue sur le château de Crussol, puis la cathédrale Saint-Apollinaire, le Pendentif, la Maison des Têtes et le kiosque Peynet dans la Grande Rue. Comptez trois heures en flânant, quatre avec le musée.
Une forteresse médiévale en ruine, accrochée à un éperon calcaire sur la rive ardéchoise, en face de la ville. On ne la visite pas pendant une escale ordinaire : elle se regarde depuis le Champ de Mars, et c'est l'image que la plupart des voyageurs rapportent de Valence, surtout en fin de journée quand le soleil embrase le calcaire.
Un hôtel particulier de 1532 dont la façade se couvre de visages sculptés représentant les vents, la fortune et le temps. Elle se trouve dans la Grande Rue, sur le parcours normal de la vieille ville. On la regarde depuis la rue, en levant les yeux : c'est une façade, pas un musée.
Pie VI, prisonnier du Directoire, y est mort en 1799 après avoir été transféré depuis Rome. Un monument dans la cathédrale Saint-Apollinaire, consacrée en 1095 et l'un des plus anciens sanctuaires romans de la région, rappelle son passage. C'est aussi de cet épisode que vient le suisse, le sablé local façonné en silhouette de garde pontifical.
C'est un sablé à la fleur d'oranger découpé en forme de garde pontifical, la douceur emblématique de la ville. On le trouve dans les boulangeries du centre, à quelques minutes de la cathédrale. C'est le souvenir gourmand le plus simple à rapporter à bord.
Oui. Les côtes du Rhône septentrionales entourent la région et plusieurs excursions filent vers les vignobles en terrasses de l'Hermitage, à une vingtaine de kilomètres en amont. Il faut choisir : les vignes ou la vieille ville. Les deux dans une escale de quatre heures, c'est courir.
Oui, mieux que bien des escales rhodaniennes. Le parc Jouvet, sept hectares de bassins, de cèdres et de roseraies avec son kiosque et ses canaux, se trouve sur le chemin entre le bateau et la vieille ville. C'est l'endroit où les familles valentinoises se retrouvent le dimanche, et il casse la marche en deux.
L'euro et le français. Les cartes passent partout dans le centre. L'anglais se pratique dans les commerces touristiques et à l'office de tourisme, moins dans les boulangeries et les marchés de quartier : quelques mots de français y sont appréciés.