Fatu Hiva Island Omoa-Hanavave, Marquesas French Polynesia
French Polynesia

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502 Passagers
12995 tonnes
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Aucune piste d'atterrissage ne dessert Fatu Hiva. La plus méridionale des îles habitées des Marquises ne se rejoint que par la mer, et cela se sent dès l'approche : des crêtes volcaniques noyées de végétation tombent droit dans le Pacifique, sans plaine côtière, sans immeuble, sans autre lumière que celles de deux villages. Pour beaucoup de passagers, c'est l'image la plus forte qu'ils rapporteront de Polynésie.

La baie des Vierges

Le mouillage de Hanavave compte parmi les plus spectaculaires du monde. Des pitons de basalte, hauts de plusieurs centaines de mètres, encadrent une échancrure verte où se blottit le hameau. Les missionnaires du XIXe siècle, embarrassés par le nom que les marins donnaient à ces colonnes rocheuses, glissèrent une voyelle pour en faire la baie des Vierges — l'anecdote amuse toujours les guides. En fin de journée, quand le soleil couchant embrase les parois, le spectacle se passe de commentaire.

Omoa, capitale du tapa

Selon les itinéraires, l'annexe dépose les passagers à Omoa, le village principal, ou à Hanavave. À Omoa, la spécialité se découvre dans les maisons mêmes : le tapa, une étoffe battue dans l'écorce de mûrier, de banian ou d'arbre à pain, puis ornée de motifs marquisiens à l'encre. Fatu Hiva est l'endroit où cette tradition polynésienne demeure la plus vivante. On entend le battoir résonner dans les cours, on regarde les artisanes travailler, on achète directement de leurs mains. Les sculpteurs sur bois et les monoï parfumés au santal complètent l'artisanat local.

Villages sans hâte

Ni voiture de location, ni café à terrasse : la visite consiste à marcher. À Hanavave, la petite église de pierre, le quai des pêcheurs et les cases fleuries se voient en une heure tranquille. Les plus marcheurs remontent la vallée vers l'intérieur, entre manguiers, cocotiers et pamplemoussiers, jusqu'à une cascade nichée dans les hauteurs — sentier parfois glissant, bonnes chaussures exigées. Partout, les habitants saluent; beaucoup parlent français et prennent le temps de causer.

L'île entière compte environ 600 habitants, répartis entre les deux vallées. Pas d'hôtel, quelques pensions de famille, un bateau de ravitaillement qui passe selon les semaines : la vie matérielle reste simple, adossée à des vallées d'une fertilité étonnante où poussent bananes, taros, agrumes et vanille. Cette abondance vivrière explique que Fatu Hiva ait pu rester peuplée malgré son isolement.

La route qui n'en est pas une

Une unique piste de 17 kilomètres relie les deux vallées par les crêtes. Les randonneurs aguerris la parcourent en quatre à cinq heures avec plus de 800 mètres de dénivelé, récompensés par des vues plongeantes sur les deux baies. La plupart des navires proposent plutôt la solution locale : rester à bord pendant le court repositionnement entre les deux mouillages, ce qui offre le meilleur point de vue sur la côte, sans effort.

Le souvenir de Heyerdahl

En 1937, un jeune Norvégien nommé Thor Heyerdahl vint vivre ici plus d'un an avec sa femme, dans une cabane au fond de la vallée d'Omoa, pour tenter un retour à la nature dont il tira un livre. C'est en observant courants et légendes depuis Fatu Hiva qu'il conçut la théorie qui mènerait à l'expédition du Kon-Tiki. L'île n'a pas tellement changé depuis son passage, et c'est exactement ce qui fait sa valeur.

En quittant le mouillage, les pitons de Hanavave restent longtemps visibles derrière la poupe, jusqu'à se fondre dans les nuages accrochés aux sommets. On comprend alors pourquoi les Marquisiens appellent leur archipel la Terre des Hommes : ici, la nature n'a jamais cédé le premier rôle, et l'être humain a appris à vivre dans ses plis. Ceux qui ont vu la baie des Vierges au couchant comprennent qu'aucune photographie ne rendra jamais tout à fait justice à ce moment-là.

Questions fréquentes

Uniquement par la mer. Aucune piste d'atterrissage ne dessert la plus méridionale des îles habitées des Marquises. Les navires mouillent devant Omoa ou Hanavave et les annexes déposent les passagers au quai du village. Il n'y a ni port en eau profonde ni infrastructure d'accueil.
Le mouillage de Hanavave, l'un des plus spectaculaires du monde. Des pitons de basalte hauts de plusieurs centaines de mètres encadrent une échancrure verte où se blottit le hameau. Le nom vient d'une pudeur missionnaire du 19e siècle : les pères glissèrent une voyelle dans le nom que les marins donnaient aux colonnes rocheuses.
La fin de journée, quand le soleil couchant embrase les parois de la baie des Vierges. Si votre navire y passe la soirée ou repart tard, restez sur le pont : le spectacle se passe de commentaire et aucune photographie ne lui rendra tout à fait justice.
Une étoffe battue dans l'écorce de mûrier, de banian ou d'arbre à pain, puis ornée de motifs marquisiens à l'encre. Fatu Hiva est l'endroit où cette tradition polynésienne demeure la plus vivante. À Omoa, on entend le battoir résonner dans les cours et l'on achète directement des mains des artisanes.
Marcher, essentiellement. Il n'y a ni voiture de location ni café à terrasse. À Hanavave, la petite église de pierre, le quai des pêcheurs et les cases fleuries se voient en une heure tranquille. À Omoa, on visite les ateliers de tapa et les sculpteurs sur bois. C'est une escale de contemplation, pas de programme.
Oui. Les plus marcheurs remontent la vallée vers l'intérieur, entre manguiers, cocotiers et pamplemoussiers, jusqu'à une cascade nichée dans les hauteurs. Le sentier est parfois glissant et exige de bonnes chaussures. Une unique piste de 17 kilomètres relie les deux vallées par les crêtes : quatre à cinq heures et plus de 800 mètres de dénivelé, réservés aux randonneurs aguerris.
Ce n'est pas la solution que choisissent la plupart des passagers, et avec raison. Rester à bord pendant le court repositionnement entre les deux mouillages offre le meilleur point de vue sur la côte, sans effort ni risque de manquer le départ.
Un Norvégien qui vint vivre ici plus d'un an avec sa femme en 1937, dans une cabane au fond de la vallée d'Omoa. C'est en observant courants et légendes depuis Fatu Hiva qu'il conçut la théorie qui mènerait à l'expédition du Kon-Tiki. L'île n'a pas tellement changé depuis son passage.
Environ 600 personnes réparties entre les deux vallées. Pas d'hôtel, quelques pensions de famille, un bateau de ravitaillement qui passe selon les semaines. Il faut arriver à terre autonome : eau, chapeau, chaussures. En échange, on trouve des vallées d'une fertilité étonnante où poussent bananes, taros, agrumes et vanille.
Le franc CFP, en espèces uniquement : n'espérez pas payer par carte votre tapa ou votre monoï. On parle le marquisien et le français; beaucoup d'habitants prennent le temps de causer avec les visiteurs, et c'est l'un des plaisirs de l'escale.