Schweinfurt Germany Bavaria

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CroisiEurope (19 Croisières)

On n'attend pas d'une capitale industrielle qu'elle abrite l'une des plus belles collections de peinture du monde germanique. Schweinfurt cultive pourtant ce paradoxe. Cette cité bavaroise d'environ 54 000 habitants, connue dans toute l'Europe pour ses usines de roulements à billes, réserve aux passagers des croisières sur le Main une surprise de taille : un musée d'art de premier plan, à quelques pas d'une vieille place de marché où bat encore le cœur de la Franconie.

Du quai à la vieille place

Les bateaux fluviaux accostent en bordure du Main, à distance de marche du centre ancien. Le chemin longe d'abord les Mainauen, ces prairies riveraines aménagées en parc où les habitants viennent courir, pique-niquer ou simplement regarder couler le fleuve. En quelques minutes, les rues commerçantes mènent au Marktplatz, la place centrale, dominée par l'hôtel de ville Renaissance élevé au XVIe siècle. Sa façade à pignons sculptés compte parmi les plus remarquables du sud de l'Allemagne.

Tout autour, l'église Saint-Jean dresse sa silhouette gothique remaniée au fil des siècles, tandis que l'ancien lycée, qui abrite les collections municipales, rappelle l'époque où Schweinfurt comptait parmi les villes libres du Saint-Empire. L'ensemble se parcourt sans hâte, entre boutiques, cafés et boulangeries où les bretzels sortent du four en matinée.

Le musée Georg Schäfer

La halte prend toute sa valeur au musée Georg Schäfer, installé dans un bâtiment contemporain près du centre. L'industriel du même nom a rassemblé au fil de sa vie la plus importante collection privée de peinture du XIXe siècle de l'espace germanophone : romantiques, nazaréens, impressionnistes allemands. Les salles consacrées à Carl Spitzweg, peintre à l'humour tendre dont l'institution possède le plus grand ensemble au monde, valent à elles seules le déplacement. Comptez une heure trente pour un parcours attentif, davantage si la peinture vous retient.

Une histoire de roulements

Impossible de comprendre Schweinfurt sans évoquer son industrie. Dès la fin du XIXe siècle, la cité s'impose comme un centre mondial du roulement à billes, une spécialité qui lui vaudra d'être lourdement bombardée durant la Seconde Guerre mondiale, puis reconstruite avec pragmatisme. Cette mémoire ouvrière transparaît dans le paysage urbain, où les bâtiments anciens côtoient des quartiers d'après-guerre sans fard. Une exposition permanente documente d'ailleurs cette aventure technique qui a mis la région en mouvement, au sens propre.

À voirAccès depuis le quaiTemps suggéré
Marktplatz et hôtel de villeÀ pied30 à 45 minutes
Musée Georg SchäferÀ pied1 h 30
Parc des MainauenSur le chemin du retourAu gré de l'envie

La Franconie dans l'assiette

L'escale offre aussi l'occasion de goûter la cuisine franconienne : saucisses grillées servies par paires, rôti de porc en sauce brune, quenelles de pomme de terre. Les tavernes autour du Marktplatz proposent ces classiques accompagnés d'une bière locale ou d'un vin blanc sec des coteaux voisins, car la Franconie viticole commence aux portes de la cité. Le vin y est servi dans le Bocksbeutel, cette bouteille ronde et aplatie typique de la région.

Le retour au fleuve

En redescendant vers le Main, un dernier regard sur les prairies riveraines résume bien cette escale : une cité qui travaille, qui ne se met pas en scène, mais qui garde en réserve quelques trésors pour qui prend le temps de pousser ses portes. Les passagers remontent souvent à bord avec le souvenir d'un tableau de Spitzweg ou d'une place de marché animée, et cette impression particulière d'avoir aperçu une Allemagne discrète, laborieuse et attachante, loin des itinéraires trop fréquentés.

Questions fréquentes

Oui. Les bateaux accostent en bordure du Main, à distance de marche du centre ancien. Le chemin longe d'abord les Mainauen, ces prairies riveraines aménagées en parc, puis les rues commerçantes mènent au Marktplatz en quelques minutes.
Le musée Georg Schäfer, et c'est ce qui étonne dans une capitale industrielle. L'industriel du même nom y a rassemblé la plus importante collection privée de peinture du XIXe siècle de l'espace germanophone : romantiques, nazaréens, impressionnistes allemands.
Comptez une heure trente pour un parcours attentif, davantage si la peinture vous retient. Les salles consacrées à Carl Spitzweg, dont l'institution possède le plus grand ensemble au monde, valent à elles seules le déplacement.
L'hôtel de ville Renaissance élevé au XVIe siècle, dont la façade à pignons sculptés compte parmi les plus remarquables du sud de l'Allemagne. Tout autour, l'église Saint-Jean dresse sa silhouette gothique et l'ancien lycée abrite les collections municipales.
Parce que dès la fin du XIXe siècle, la cité s'est imposée comme un centre mondial du roulement à billes. Cette spécialité lui a valu d'être lourdement bombardée durant la Seconde Guerre mondiale, puis reconstruite avec pragmatisme.
À une ville qui travaille et ne se met pas en scène. Les bâtiments anciens côtoient des quartiers d'après-guerre sans fard : il faut le savoir avant d'arriver. Ceux qui cherchent un décor médiéval intact seront déçus; les autres y trouvent une Allemagne discrète et attachante.
Trente à quarante-cinq minutes pour le Marktplatz et l'hôtel de ville, une heure trente au musée Georg Schäfer, puis le parc des Mainauen sur le chemin du retour. C'est un programme complet sans course contre la montre.
La cuisine franconienne : saucisses grillées servies par paires, rôti de porc en sauce brune, quenelles de pomme de terre. Les tavernes autour du Marktplatz les accompagnent d'une bière locale ou d'un vin blanc sec servi dans le Bocksbeutel, cette bouteille ronde et aplatie typique de la région.
Moyennement, il faut être honnête. La ville plaît surtout aux amateurs de peinture et d'histoire industrielle. Le parc des Mainauen, au bord du fleuve, offre en revanche un bon espace de détente pour les plus jeunes entre deux visites.
L'euro, et la carte passe dans la plupart des commerces d'une ville de cette taille. L'anglais se pratique au musée et dans le centre; ailleurs, l'allemand reste la langue d'usage.