Traben-Trarbach Germany Rhineland-Palatinate

16 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Des villas Art nouveau au milieu des vignes : voilà ce qui étonne d'abord à Traben-Trarbach. Le bateau glisse entre des coteaux plantés de riesling, puis des façades ornées de ferronneries et de tourelles apparaissent le long des berges, comme si un quartier de Berlin s'était égaré dans la vallée de la Moselle. Cette élégance ne doit rien au hasard : autour de 1900, la double ville comptait parmi les plus grandes places du négoce du vin en Europe, et sa prospérité s'est inscrite dans la pierre.

Deux rives, une seule promenade

Traben occupe la rive gauche, Trarbach la rive droite, et un pont les relie au-dessus de l'eau calme. Les bateaux de croisière fluviale accostent en général sur la rive droite, à proximité de l'hôtel Bellevue, l'un des immeubles les plus photographiés de la vallée avec sa toiture d'ardoise en poivrière. Tout se fait à pied : les deux centres se répondent d'une rive à l'autre, et la traversée du pont offre un point de vue dégagé sur les coteaux qui enserrent la cité.

L'âge d'or du commerce du vin

À la fin du XIXe siècle, les tonneaux partaient d'ici vers les grandes places marchandes d'Europe, et l'on présentait alors la cité comme la deuxième place mondiale du négoce après Bordeaux. Les marchands enrichis firent appel à des architectes en vogue, dont le Berlinois Bruno Möhring, pour dessiner maisons de maître, caves monumentales et portails ouvragés. En flânant dans les rues, levez les yeux : vitraux, mosaïques et balcons sculptés racontent cette époque où le riesling valait de l'or.

Un musée inattendu

L'ancienne cave Julius Kayser, elle aussi de style Art nouveau, abrite aujourd'hui le musée du Bouddha, une collection privée d'environ 2 000 statues venues du Tibet, de Birmanie, de Chine ou du Japon. Le contraste surprend, entre les fûts de chêne d'autrefois et les visages dorés venus d'Asie, mais l'ensemble compose l'une des collections de ce type les plus vastes d'Europe. Comptez une heure pour en faire le tour, davantage si la sérénité du lieu vous retient.

La Grevenburg, sentinelle de la vallée

Au-dessus de Trarbach, les ruines de la forteresse Grevenburg se détachent sur la crête. Un sentier part du centre et grimpe en une vingtaine de minutes jusqu'aux murs restants, d'où la vue embrasse la boucle de la Moselle, les toits d'ardoise et les rangs de vigne alignés à flanc de coteau. Une terrasse permet d'y reprendre son souffle avec un verre, avant de redescendre par le même chemin.

Pour organiser vos pas

À voirSituationTemps de marche
Pont et porte de villeEntre les deux rives5 minutes
Musée du BouddhaLe long des berges, côté droit10 minutes
Ruines de la GrevenburgSur la crête, côté droit20 à 30 minutes de montée
Caves et salles de dégustationDeux rivesVariable

Le goût du riesling

Impossible de repartir sans avoir goûté ce qui a bâti la fortune locale. Plusieurs maisons ouvrent leurs caves voûtées pour des dégustations commentées, souvent à quelques minutes du quai. Les vins de la Moselle moyenne, vifs et minéraux, se laissent apprécier même par ceux qui n'y connaissent rien; il suffit de se laisser guider par les vignerons, généralement heureux d'expliquer le travail des pentes abruptes qui dominent la rivière, où chaque vendange se fait encore à la main, hotte au dos, sur des sols d'ardoise qui emmagasinent la chaleur du jour.

Lorsque le bateau largue les amarres, les tourelles s'éloignent doucement et les vignes reprennent leurs droits sur le paysage. Traben-Trarbach laisse le souvenir d'une escale où l'architecture, le vin et la rivière racontent la même histoire : celle d'une vallée qui a su transformer ses coteaux en richesse, puis en beauté.

Questions fréquentes

En général sur la rive droite, celle de Trarbach, à proximité de l'hôtel Bellevue — l'un des immeubles les plus photographiés de la vallée avec sa toiture d'ardoise en poivrière. Traben occupe la rive gauche, et un pont relie les deux.
Oui, entièrement. Les deux centres se répondent d'une rive à l'autre et la traversée du pont ne prend que cinq minutes, avec un point de vue dégagé sur les coteaux qui enserrent la cité.
Parce qu'autour de 1900, la double ville comptait parmi les plus grandes places du négoce du vin en Europe — on la présentait alors comme la deuxième place mondiale après Bordeaux. Les marchands enrichis firent appel à des architectes en vogue, dont le Berlinois Bruno Möhring.
Levez les yeux : vitraux, mosaïques, ferronneries et balcons sculptés racontent l'époque où le riesling valait de l'or. Maisons de maître, caves monumentales et portails ouvragés se succèdent sur les deux rives.
Une collection privée d'environ 2 000 statues venues du Tibet, de Birmanie, de Chine ou du Japon, installée dans l'ancienne cave Julius Kayser, elle-même de style Art nouveau. Le contraste surprend, mais l'ensemble compose l'une des collections de ce type les plus vastes d'Europe.
Comptez une heure pour en faire le tour, davantage si la sérénité du lieu vous retient. Il se trouve le long des berges, côté rive droite, à une dizaine de minutes du quai.
Par un sentier qui part du centre de Trarbach et grimpe en vingt à trente minutes jusqu'aux murs restants de la forteresse. De là-haut, la vue embrasse la boucle de la Moselle, les toits d'ardoise et les rangs de vigne à flanc de coteau.
Oui, une terrasse attend au pied des ruines de la Grevenburg : on y reprend son souffle avec un verre avant de redescendre par le même chemin. C'est le meilleur point de vue de l'escale.
Oui, plusieurs maisons ouvrent leurs caves voûtées pour des dégustations commentées, souvent à quelques minutes du quai. Les vins de la Moselle moyenne, vifs et minéraux, se laissent apprécier même par ceux qui n'y connaissent rien.
L'euro, avec du comptant pour les petites caves. Le bas de la ville est plat et facile; seule la montée à la Grevenburg demande du souffle. Les vendanges, elles, se font encore à la main sur des pentes abruptes, hotte au dos.