Vue de la mer, l'île dessine deux ailes reliées par un isthme étroit : les Grecs surnomment Astypalaia « le papillon de l'Égée ». Posée entre les Cyclades et le Dodécanèse, elle emprunte aux deux archipels : maisons cubiques passées à la chaux, forteresse vénitienne, rythme insulaire que rien ne bouscule. Les navires, généralement de petite taille, mouillent au large et débarquent leurs passagers en navette près de Pera Gialos, l'ancien mouillage niché au pied du bourg principal.

Pera Gialos, l'ancien mouillage

Le quai s'ourle d'une plage de sable et de galets, la plus accessible de l'île, et de tavernes où les tables touchent presque l'eau. Le petit musée archéologique y rassemble les trouvailles locales, de l'âge du bronze à l'époque romaine. C'est aussi d'ici que partent les barques pour les criques voisines : autant prendre ses repères autour d'un café glacé avant d'attaquer la montée.

La montée vers la Chora

Au-dessus des toits, les maisons s'étagent en amphithéâtre jusqu'au sommet de la colline. On grimpe par des escaliers et des venelles où les balcons de bois peint mettent des touches de bleu et d'ocre sur le blanc des murs. Le bourg perché compte parmi les plus belles capitales insulaires de l'Égée, et le compliment n'est pas donné à la légère dans cette partie du monde. Chaque palier ouvre une nouvelle échappée sur la baie.

Le château des Querini

Au point culminant, la famille vénitienne Querini a fortifié les lieux au fil de trois siècles d'occupation. Les murailles sombres enserrent un dédale d'anciennes habitations, d'où émergent les dômes éclatants des églises de la Panagia Evangelistria et d'Agios Georgios. Du chemin de ronde, le regard embrasse l'isthme, les deux ailes de l'île et, par temps clair, une poignée d'îlots posés sur l'horizon. La lumière de fin d'après-midi y est particulièrement flatteuse.

Livadi, la vallée voisine

De l'autre côté de la crête, une vallée cultivée descend vers la plage de Livadi, à moins d'une demi-heure de marche par la route. Jardins, vergers et quelques tavernes de pieds dans l'eau y composent un décor plus vert que le reste de l'île, longtemps réputée pour son miel et son safran. C'est l'option paisible pour la seconde moitié de l'escale, quand la montée au sommet est déjà faite et que l'envie d'un déjeuner tranquille se fait sentir.

Les moulins et les criques

À l'entrée de la Chora, huit moulins à vent restaurés, dont certains remontent au XVIIIe siècle, s'alignent sur la crête face au vent du nord; la placette qui les entoure fait office de rendez-vous des habitants, cafés à l'appui. En contrebas, la plage d'Agios Konstantinos regarde la colline et sa couronne fortifiée. Les barques de Pera Gialos mènent enfin aux îlots de Kounoupes, une double langue de sable et de galets aux eaux peu profondes et transparentes, idéale pour clore l'escale en douceur.

Repères pratiques

  • Débarquement en navette près de Pera Gialos, au pied de la colline.
  • Chora et château : montée à pied par les escaliers, ou court trajet en taxi.
  • Moulins : à l'entrée de la Chora, sur la crête.
  • Excursions en barque vers Kounoupes : départ du quai, à négocier selon l'horaire.

Quand la navette ramène les derniers passagers, le soleil descend derrière les toits et le blanc des maisons vire au rose. Le papillon de l'Égée replie ses ailes derrière le navire qui s'éloigne, et l'on se dit que certaines îles gagnent tout à rester à l'écart des grandes routes maritimes.

Questions fréquentes

En navette. Les navires, généralement de petite taille, mouillent au large et déposent les passagers près de Pera Gialos, l'ancien mouillage niché au pied du bourg principal.
Parce que vue de la mer, l'île dessine deux ailes reliées par un isthme étroit. Posée entre les Cyclades et le Dodécanèse, elle emprunte aux deux archipels : maisons cubiques chaulées et forteresse vénitienne.
La montée à la Chora et au château des Querini le matin, les moulins à vent sur la crête, puis un déjeuner à Livadi ou une baignade à Pera Gialos. Tout tient dans un rayon réduit.
Elle est franche : on grimpe par des escaliers et des venelles depuis le mouillage. Un court trajet en taxi remplace la montée pour qui préfère, mais chaque palier ouvre une nouvelle échappée sur la baie, et c'est la moitié du plaisir.
La forteresse élevée par la famille vénitienne Querini au fil de trois siècles d'occupation, au point culminant du bourg. Les murailles sombres enserrent un dédale d'anciennes habitations, d'où émergent les dômes des églises de la Panagia Evangelistria et d'Agios Georgios.
Oui. Le quai de Pera Gialos s'ourle d'une plage de sable et de galets, la plus accessible de l'île. La plage d'Agios Konstantinos regarde la colline fortifiée, et des barques mènent aux îlots de Kounoupes, aux eaux peu profondes et transparentes.
Une vallée cultivée de l'autre côté de la crête, à moins d'une demi-heure de marche par la route, avec jardins, vergers et tavernes les pieds dans l'eau. C'est l'option paisible pour la seconde moitié de l'escale.
Oui, un petit musée archéologique à Pera Gialos rassemble les trouvailles locales, de l'âge du bronze à l'époque romaine. Une visite courte, pratique pour prendre ses repères avant d'attaquer la montée.
En partie. Les baignades et les barques plaisent aux enfants, mais la Chora se gagne par des escaliers : avec des tout-petits ou une poussette, mieux vaut rester au niveau de la mer ou prendre le taxi.
L'euro et le grec. L'île reste à l'écart des grandes routes maritimes : prévoyez du comptant, la carte n'est pas acceptée partout. L'anglais se pratique dans les tavernes du mouillage.