Hydra Island Greece

80 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

SeaDream Yacht Club (30 Croisières)

Le premier son que l'on entend en posant le pied sur le quai n'est ni un moteur ni un klaxon : c'est le claquement des sabots d'un mulet sur les pavés. Hydra, dans le golfe Saronique, interdit les véhicules à moteur sur presque tout son territoire. Les navires mouillent devant la passe et les chaloupes déposent les passagers au centre exact de la vie insulaire : un bassin en fer à cheval où les demeures de pierre des anciens armateurs s'étagent en amphithéâtre au-dessus des caïques et des voiliers.

Un port gardé par les canons

Deux pointes fortifiées encadrent l'entrée du bassin, hérissées de canons pointés vers le large. Ils rappellent l'âge d'or de l'île, lorsque sa flotte marchande dominait les mers du Levant et que ses capitaines mirent navires et fortunes au service de la guerre d'indépendance grecque, dans les années 1820. Les demeures qui dominent le bassin, sobres et puissantes, avec leurs murs de pierre dorée et leurs toits de tuiles, furent bâties par ces familles d'armateurs. La demeure de Lazaros Koundouriotis, l'une des plus influentes, se visite aujourd'hui : mobilier d'époque, costumes et tableaux y restituent la vie d'une grande maison insulaire du XVIIIe siècle.

Ruelles, escaliers et chats philosophes

Derrière le front de mer, la ville monte en escaliers blanchis à la chaux, en venelles où les bougainvilliers débordent des murs. La règle est simple : tout se fait à pied, et les mulets assurent les livraisons comme ils le font depuis toujours. On se perd volontairement, on redescend toujours vers le port. En chemin, le musée des Archives historiques expose les souvenirs de l'épopée maritime et révolutionnaire de l'île, tandis que le monastère de la Dormition, sur le port même, cache un cloître de marbre paisible derrière son clocher.

Kamini par le sentier côtier

La plus belle promenade de l'escale suit le littoral vers l'ouest. En un quart d'heure de marche plate, le sentier côtier mène au hameau de Kamini : un mouchoir de poche, quelques barques tirées au sec, deux tavernes les pieds dans l'eau et la Maison rouge, une bâtisse de 1786 qui servit à la fois de résidence et de poste de défense. En route, des plateformes rocheuses invitent à la baignade dans une eau limpide. Les marcheurs endurants poursuivent jusqu'à la plage de galets de Vlychos, un peu plus loin, où le temps s'arrête pour de bon.

L'île des artistes

Hydra séduit les créateurs depuis les années 1950 : peintres, écrivains et musiciens y ont trouvé refuge, attirés par la beauté nue de l'île et l'absence de bruit mécanique. Leonard Cohen y posséda longtemps une maison et y composa certaines de ses chansons. Cette empreinte se prolonge dans les galeries d'art et les expositions qui animent les anciens entrepôts du front de mer. En terrasse, un café frappé à la main, on comprend vite ce qui les retenait tous : la lumière, le silence et la mer à portée de regard.

Avant de rembarquer

Les tavernes du port et de Kamini servent poissons grillés, calmars et salades généreuses, avec les amygdalota, petits gâteaux aux amandes, pour finir sur une note sucrée. Une baignade tardive ou un dernier tour de quai complètent l'escale au rythme de l'île, c'est-à-dire sans se presser.

De retour sur le pont, quand Hydra rétrécit dans le sillage, le silence de l'île continue de résonner un moment, comme une note tenue. Certains y voient une escale; ceux qui l'ont marchée savent qu'il s'agit plutôt d'une leçon : le monde va plus loin quand il avance au pas d'un mulet.

Questions fréquentes

En chaloupe. Les navires mouillent devant la passe et les passagers débarquent au centre exact de la vie insulaire : un bassin en fer à cheval où les demeures de pierre des anciens armateurs s'étagent en amphithéâtre.
Non, l'île interdit les véhicules à moteur sur presque tout son territoire. Tout se fait à pied, et les mulets assurent les livraisons comme ils le font depuis toujours : le premier son qu'on entend sur le quai est le claquement des sabots sur les pavés.
Le tour du bassin et les ruelles en escalier le matin, la demeure de Lazaros Koundouriotis ou le musée des Archives historiques, puis le sentier côtier vers Kamini et un repas de poisson. Tout à pied, sans transport.
Vers l'ouest, en un quart d'heure de marche plate, jusqu'au hameau de Kamini : quelques barques tirées au sec, deux tavernes et la Maison rouge, une bâtisse de 1786. Les marcheurs endurants poursuivent jusqu'à la plage de galets de Vlychos.
Oui, mais rarement sur du sable : des plateformes rocheuses le long du sentier côtier invitent à la baignade dans une eau limpide, et Vlychos offre une plage de galets un peu plus loin.
Parce qu'elles furent bâties par les familles d'armateurs à l'âge d'or de l'île, quand sa flotte marchande dominait les mers du Levant. Ces capitaines mirent ensuite navires et fortunes au service de la guerre d'indépendance grecque, dans les années 1820.
La demeure de Lazaros Koundouriotis, avec son mobilier d'époque, ses costumes et ses tableaux, le musée des Archives historiques sur l'épopée maritime et révolutionnaire, et le cloitre de marbre du monastère de la Dormition, sur le port même.
Depuis les années 1950, peintres, écrivains et musiciens y trouvent refuge, attirés par la beauté nue de l'île et l'absence de bruit mécanique. Leonard Cohen y posséda longtemps une maison. Les galeries des anciens entrepôts du front de mer prolongent cette empreinte.
Avec réserve. L'absence de voitures est un vrai plus pour la sécurité, mais la ville monte en escaliers et il n'y a pas de plage de sable. Le sentier vers Kamini, plat et court, reste le meilleur choix avec des enfants.
L'euro et le grec, avec l'anglais très répandu : Hydra reçoit des visiteurs et des artistes depuis des décennies. Les tavernes et galeries acceptent la carte; gardez du comptant pour les petites adresses.