Syros Island Ermoupoli, Greece

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On croit connaître les Cyclades, leurs villages blancs et leurs moulins, puis Syros apparaît. Ermoupoli, sa capitale, aligne sur deux collines des palais néoclassiques, des places de marbre et un théâtre à l'italienne : rien à voir avec l'imagerie habituelle de l'archipel. Au dix-neuvième siècle, cette cité fut le premier grand centre maritime et industriel de la Grèce moderne, et sa prospérité d'alors a laissé un décor urbain sans équivalent dans les îles.

Un débarquement en pleine ville

Les navires accostent au quai d'Ermoupoli, à quelques minutes de marche du centre. L'escale s'organise donc sans navette ni transport : on descend, on longe les entrepôts et les cafés du front de mer, et la place Miaouli s'ouvre bientôt, encadrée de palmiers et dominée par l'imposant hôtel de ville dessiné par l'architecte Ernst Ziller. Le marbre du sol, les arcades et les terrasses en font le salon de la cité, où convergent habitants et visiteurs à toute heure. Le soir, la promenade rituelle y ramène tout le monde sur le marbre, glace à la main.

Le théâtre Apollon et les fastes du dix-neuvième siècle

À deux pas de la place, le théâtre Apollon, inauguré en 1864, s'inspire des grandes salles italiennes, la Scala de Milan en tête. Ses balcons en fer à cheval, ses loges peintes et sa scène intime racontent l'époque où armateurs et négociants faisaient venir les opéras d'Europe jusqu'au milieu de la mer Égée. La visite ne prend qu'une demi-heure et vaut largement le détour; la salle s'ouvre au public en dehors des représentations, moyennant un droit d'entrée modique. Tout autour, le quartier de Vaporia expose les demeures des capitaines : façades ouvragées, balcons de fer et, en contrebas, l'église Agios Nikolaos au dôme bleuté, patronne des marins. En contrebas des demeures, des escaliers descendent vers des plateformes de baignade taillées dans la roche, où les habitants piquent une tête entre deux courses.

Ano Syros, la colline médiévale

Au-dessus de la cité neuve, la colline d'Ano Syros conserve un tout autre visage : un lacis médiéval de venelles blanchies, fondé à l'époque vénitienne et resté le foyer de la communauté catholique de l'île, fait rare en Grèce orthodoxe. La montée à pied demande un effort soutenu sous le soleil, mais taxis et minibus locaux grimpent aussi jusqu'aux abords du quartier. Là-haut, entre les chapelles et les passages couverts, les points de vue embrassent Ermoupoli, le va-et-vient des traversiers et les îles voisines.

Loukoums et halva : l'héritage sucré

L'île cultive une gourmandise héritée des confiseurs d'Asie Mineure : le loukoumi, cube tendre parfumé à la rose, à la bergamote ou à la pistache, vendu dans des boîtes qui font d'excellents cadeaux d'escale. La halvadopita, nougat pressé entre deux hosties fines, complète le duo. Les boutiques du front de mer et les confiseries familiales en offrent la dégustation, et l'on repart rarement les mains vides. Les amateurs d'histoire industrielle pousseront quant à eux jusqu'au musée de l'Industrie, à un quart d'heure de marche le long de la mer, pour comprendre comment cette île a bâti chantiers navals, filatures et tanneries avant le Pirée.

Repères pratiques

  • Accostage au centre même de la capitale; place Miaouli à moins de 10 minutes à pied.
  • Théâtre Apollon et quartier Vaporia à distance de marche immédiate.
  • Ano Syros en montée soutenue à pied, ou en taxi jusqu'aux abords.
  • Monnaie : euro. À rapporter : loukoums, halvadopita, câpres de l'île.

Au moment du départ, les façades néoclassiques d'Ermoupoli rosissent dans la lumière du soir, et le dôme d'Agios Nikolaos brille au-dessus des toits. L'escale aura offert ce que peu d'îles proposent : une leçon d'histoire grecque moderne, servie entre deux loukoums, dans un décor qui n'appartient qu'à elle.

Questions fréquentes

Au quai d'Ermoupoli, la capitale, à quelques minutes de marche du centre. L'escale s'organise sans navette : on descend, on longe les entrepôts et les cafés du front de mer, et la place Miaouli s'ouvre bientôt.
Parce qu'Ermoupoli aligne des palais néoclassiques, des places de marbre et un théâtre à l'italienne plutôt que des villages blancs. Au dix-neuvième siècle, la cité fut le premier grand centre maritime et industriel de la Grèce moderne, et sa prospérité a laissé ce décor urbain.
La place Miaouli, le théâtre Apollon et le quartier de Vaporia se font à pied en une demi-journée. Ceux qui ont plus de temps montent à Ano Syros, la colline médiévale, en taxi ou en minibus local.
Une salle inaugurée en 1864, inspirée des grands théâtres italiens et de la Scala de Milan en particulier, avec ses balcons en fer à cheval et ses loges peintes. La visite ne prend qu'une demi-heure, hors représentations, moyennant un droit d'entrée modique.
Le quartier des demeures de capitaines d'Ermoupoli : façades ouvragées, balcons de fer et, en contrebas, l'église Agios Nikolaos au dôme bleuté, patronne des marins. Des escaliers descendent vers des plateformes de baignade taillées dans la roche.
Oui, mais pas sur une plage de sable : sous les demeures de Vaporia, des escaliers mènent à des plateformes taillées dans la roche où les habitants piquent une tête entre deux courses.
La colline médiévale au-dessus de la cité neuve, un lacis de venelles blanchies fondé à l'époque vénitienne et resté le foyer de la communauté catholique de l'île, fait rare en Grèce orthodoxe. La montée à pied est soutenue; taxis et minibus grimpent aussi jusqu'aux abords.
Des loukoums, cubes tendres parfumés à la rose, à la bergamote ou à la pistache, hérités des confiseurs d'Asie Mineure, et de la halvadopita, nougat pressé entre deux hosties fines. Les câpres de l'île complètent bien le panier.
Oui, le musée de l'Industrie, à un quart d'heure de marche le long de la mer, qui explique comment cette île a bâti chantiers navals, filatures et tanneries avant Le Pirée.
L'euro et le grec, avec l'anglais compris dans le centre. Les cartes passent partout à Ermoupoli; gardez du comptant pour les minibus vers Ano Syros et les confiseries familiales.