Patreksfjordur Westfjords Iceland

61 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Seabourn Cruise Line (43 Croisières)

Seabourn Venture

Seabourn Venture

Visitez la page du navire

Il faut mériter les fjords de l'Ouest. Cette région reculée de l'Islande, loin de la route circulaire et de ses autocars, reçoit une fraction des visiteurs du pays, et ceux qui s'y rendent parlent ensuite d'une autre Islande, plus brute, plus silencieuse. Patreksfjörður, un village de pêche d'environ 700 âmes accroché à la rive de son fjord, en est l'une des rares portes maritimes. Les navires y mouillent généralement en rade, et les canots déposent les passagers au petit port, à deux pas des maisons.

Des pêcheurs au bout des routes

Nommé d'après saint Patrick, dont la légende fait le guide spirituel des premiers colons de la baie, le bourg vit de la mer depuis toujours. Ses rues se parcourent en une heure : le port et ses bateaux, l'église, quelques commerces, une boulangerie et la piscine municipale chauffée, avec ses bassins extérieurs tournés vers la montagne. Se baigner dans l'eau chaude pendant que le vent du large passe au-dessus des montagnes : voilà un rituel islandais que le village pratique au quotidien, à quelques minutes à pied du débarcadère.

Látrabjarg, la falaise aux millions d'oiseaux

L'excursion phare de l'escale mène à Látrabjarg, à l'extrémité occidentale de l'Islande. Sur 14 km, la falaise se dresse jusqu'à 441 m au-dessus de l'Atlantique et héberge l'une des plus grandes colonies d'oiseaux marins d'Europe : guillemots, petits pingouins, fulmars et, vedettes incontestées, les macareux moines qui nichent au sommet de la mi-mai à la mi-août. Habitués aux humains, ils se laissent approcher à quelques mètres, pour le plus grand bonheur des photographes; la prudence reste de mise au bord du vide. La route pour s'y rendre, sinueuse et spectaculaire, fait partie du voyage : environ une heure trente de trajet chacune des directions, à réserver aux escales assez longues.

Rauðasandur, le sable rose de l'Atlantique

Autre merveille des environs, la plage de Rauðasandur déroule une dizaine de kilomètres de sable aux teintes changeantes, du doré au rose cuivré, formé de coquillages broyés par l'océan. L'immense estran, les lagunes et la lumière en font un paysage qui ne ressemble à rien d'autre au pays des plages noires. Des phoques s'y prélassent régulièrement. L'accès emprunte une route de montagne étroite; les excursions organisées demeurent la façon la plus sereine d'en profiter.

Le Garðar BA 64 et la mémoire maritime

Sur la rive sud du fjord, à quelques kilomètres du village, la silhouette rouillée du Garðar BA 64 intrigue tous les passants : ce baleinier lancé en Norvège en 1912, réputé plus vieux navire d'acier d'Islande, a été volontairement échoué en 1981 après une longue carrière. Photogénique à toute heure, il est devenu un emblème des fjords de l'Ouest. Non loin, le musée de Hnjótur rassemble outils de pêche, objets de ferme et récits des sauvetages en mer qui ont forgé la réputation de courage des gens du coin, notamment lors de naufrages au pied même de Látrabjarg, où les fermiers descendaient les falaises en rappel pour hisser les marins.

Le fjord, tout simplement

Ceux qui restent à quai trouveront leur bonheur en marchant le long du rivage ou en montant vers les premiers replats de la montagne : le fjord entier se déploie alors, avec ses eaux d'acier, ses fermes isolées et ses nuages accrochés aux sommets plats. Les Islandais des fjords de l'Ouest disent qu'ici, le paysage se charge de l'essentiel. Une tasse de café à la main, face à l'eau, on leur donne raison sans discuter.

Larguer les amarres vers le large

Au moment du départ, les maisons colorées s'alignent une dernière fois sous la montagne, et le navire glisse vers le large, souvent escorté de fulmars. Patreksfjörður ne retient personne de force; elle laisse simplement dans les mémoires des falaises pleines d'oiseaux, un navire rouillé sur sa grève et un village qui continue sa vie de pêche, exactement comme avant l'escale. C'est peut-être ça, le luxe des fjords de l'Ouest.

Questions fréquentes

Les navires mouillent généralement en rade et les canots déposent les passagers au petit port, à deux pas des maisons. Il n'y a pas de terminal : le village compte environ 700 habitants et ses rues se parcourent en quelques minutes.
Le port et ses bateaux, l'église, quelques commerces, une boulangerie et la piscine municipale chauffée, dont les bassins extérieurs regardent la montagne. Vous pouvez aussi marcher le long du rivage ou monter vers les premiers replats : le fjord entier se déploie alors, eaux d'acier, fermes isolées et nuages accrochés aux sommets plats.
C'est l'excursion phare de l'escale, à l'extrémité occidentale de l'Islande, à environ une heure de route sinueuse et spectaculaire. Sur 14 km, la falaise s'élève jusqu'à 441 m au-dessus de l'Atlantique et abrite l'une des plus grandes colonies d'oiseaux marins d'Europe.
Oui, de la mi-mai à la mi-août, quand ils nichent au sommet de la falaise. Habitués aux humains, ils se laissent approcher à quelques mètres, ce qui fait le bonheur des photographes. La prudence reste de mise au bord du vide : la falaise ne pardonne pas.
Une dizaine de kilomètres de sable aux teintes changeantes, du doré au rose cuivré, formé de coquillages broyés par l'océan. Dans un pays de plages noires, l'immense estran, les lagunes et la lumière en font un paysage sans équivalent. Des phoques s'y prélassent régulièrement.
Par une route de montagne étroite. Les excursions organisées demeurent la façon la plus sereine d'en profiter : cette route n'est pas celle qu'on improvise avec une voiture de location entre deux horaires de navire.
Le Garðar BA 64, sur la rive sud du fjord à quelques kilomètres du village. Ce baleinier lancé en Norvège en 1912, réputé plus vieux navire d'acier d'Islande, a été volontairement échoué en 1981 après une longue carrière. Photogénique à toute heure, il est devenu un emblème des fjords de l'Ouest.
Des outils de pêche et des objets qui racontent la réputation de courage des gens du coin, notamment lors des naufrages au pied même de Látrabjarg : les fermiers descendaient alors les falaises en rappel pour hisser les marins.
Oui, à la piscine municipale chauffée, à quelques minutes à pied du débarcadère. Se glisser dans l'eau chaude pendant que le vent du large passe au-dessus des montagnes est un rituel islandais que le village pratique au quotidien.
Parce qu'ils sont loin de la route circulaire et de ses autocars : la région reçoit une fraction des visiteurs du pays. C'est précisément ce qui fait sa valeur — ceux qui s'y rendent parlent ensuite d'une autre Islande, plus brute et plus silencieuse. Patreksfjörður en est l'une des rares portes maritimes.