Carrara Italy

18 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Sur les sommets qui dominent le quai, on croit d'abord voir de la neige. Il n'en est rien : ces coulées blanches accrochées aux Alpes Apuanes sont du marbre, le même que Michel-Ange venait choisir bloc par bloc pour ses sculptures. Le navire accoste à Marina di Carrara, station balnéaire toscane posée entre mer et montagnes, et toute l'escale se joue dans ce face-à-face entre la plage et les carrières qui blanchissent l'horizon.

Un port entre plage et montagne

Le terminal se trouve à proximité du centre de Marina di Carrara, dont la promenade de bord de mer, les kiosques et les allées plantées de pins invitent à une première marche tranquille; la plage de sable, prisée des familles italiennes en été, s'étire de part et d'autre du port de plaisance. Des taxis attendent à la sortie du port et pratiquent des tarifs fixes : compter environ 25 à 30 euros pour rejoindre la vieille ville de Carrare, à une vingtaine de minutes dans les terres. Les excursions organisées demeurent toutefois la façon la plus simple d'atteindre les sites d'extraction, perchés en altitude.

Au cœur des carrières de Fantiscritti

C'est là-haut que bat le vrai cœur de l'escale. Dans la vallée de Fantiscritti, les visites guidées mènent au plus près des fronts de taille : la galerie Ravaccione 84 se parcourt en une quarantaine de minutes, en minibus puis à pied, dans une cathédrale souterraine aux parois d'un blanc laiteux, casque sur la tête, pendant que le guide détaille les gestes des carriers d'hier et d'aujourd'hui; des tours en véhicule tout-terrain sillonnent quant à eux les carrières à ciel ouvert, où les excavatrices découpent la montagne en gradins vertigineux. Le Cava Museo, sur place, retrace l'histoire de l'extraction, des Romains aux machines modernes, en passant par le petit train qui descendit le marbre vers la côte de 1890 aux années 1960.

Les chiffres donnent le tournis, mais ce sont les détails qui restent : la poussière blanche sur les routes, le grondement sourd des engins, les câbles d'acier luisants, et cette lumière particulière que renvoie la pierre fraîchement coupée.

Colonnata et son lard légendaire

À quelques kilomètres de là, le hameau de Colonnata a bâti sa renommée sur une spécialité inattendue : le lardo di Colonnata, affiné pendant des mois dans des bassins de marbre frottés d'ail, de romarin et d'épices. Servi en tranches translucides sur du pain grillé, il fond littéralement en bouche. La plupart des circuits prévoient un arrêt dégustation, et rares sont ceux qui le regrettent.

Carrare, la ville des sculpteurs

La vieille ville mérite elle aussi qu'on lui consacre une heure ou deux. Son Duomo, commencé au XIe siècle et achevé trois siècles plus tard, marie roman et gothique derrière une façade de marbre rayé; à l'intérieur, un groupe sculpté de l'Annonciation témoigne du talent des ateliers locaux, et le campanile de 33 mètres se dresse en retrait de l'église. Tout près, l'Académie des beaux-arts conserve l'édicule de Fantiscritti, un relief du IIIe siècle figurant Hercule, Jupiter et Bacchus, sur lequel des générations d'artistes de passage ont gravé leur nom, de Giambologna à Canova. Dans les rues, les ateliers de sculpture perpétuent le geste : on y aperçoit, portes ouvertes, des blocs en cours de transformation.

Redescendre vers la mer

Au retour, la route déroule vignes, oliveraies et villages avant de retrouver le littoral. Il reste souvent un moment pour un espresso face à la plage, pendant que les Apuanes, derrière, gardent leurs entailles blanches en pleine lumière. On remonte à bord avec une certitude : les plus grands chefs-d'œuvre de Rome et de Florence sont nés ici, dans le fracas de ces chantiers de pierre, et la montagne n'a pas fini de livrer son trésor blanc au monde.

Questions fréquentes

À Marina di Carrara, station balnéaire toscane posée entre mer et montagnes. Le terminal se trouve à proximité du centre de la station, dont la promenade de bord de mer et les allées plantées de pins se rejoignent à pied.
Des taxis attendent à la sortie du port et pratiquent des tarifs fixes. Comptez une vingtaine de minutes dans les terres. Pour les carrières, perchées en altitude, les excursions organisées demeurent la façon la plus simple.
Non, c'est du marbre. Ces coulées blanches accrochées aux Alpes Apuanes sont les carrières, les mêmes où Michel-Ange venait choisir bloc par bloc la pierre de ses sculptures.
Oui, et c'est le cœur de l'escale. Dans la vallée de Fantiscritti, la galerie Ravaccione 84 se parcourt en une quarantaine de minutes, en minibus puis à pied, casque sur la tête. Des tours en véhicule tout-terrain sillonnent aussi les carrières à ciel ouvert.
Une seule grande sortie. Les carrières de Fantiscritti avec le Cava Museo occupent la matinée; la vieille ville et son Duomo demandent une heure ou deux. Combiner les deux est serré mais faisable si l'escale dépasse six heures.
Une spécialité du hameau de Colonnata, à quelques kilomètres des carrières : du lard affiné pendant des mois dans des bassins de marbre frottés d'ail, de romarin et d'épices. Servi en tranches translucides sur du pain grillé, il fond en bouche. La plupart des circuits prévoient un arrêt dégustation.
Le Duomo, commencé au XIe siècle et achevé trois siècles plus tard, marie roman et gothique derrière une façade de marbre rayé, avec un campanile de 33 mètres. Tout près, l'Académie des beaux-arts conserve l'édicule de Fantiscritti, un relief du IIIe siècle sur lequel des générations d'artistes ont gravé leur nom.
Oui, une plage de sable prisée des familles italiennes en été, qui s'étire de part et d'autre du port de plaisance. Kiosques et allées de pins complètent le tableau pour qui préfère une escale tranquille.
L'euro et l'italien. L'anglais se pratique dans les visites de carrières et les commerces de la station, moins dans la vieille ville. Gardez du comptant pour les taxis, les kiosques de plage et les dégustations à Colonnata.
Il faut le savoir : on marche sur des sols inégaux et poussiéreux, le casque est obligatoire, et la galerie souterraine reste fraîche même en été. Prévoyez de bonnes chaussures et une petite laine. Ce n'est pas indiqué pour les personnes à mobilité très réduite.