Amami Oshima Island Japan Naze, Kagoshima

18 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

L'eau change de couleur bien avant que Naze n'apparaisse. Un bleu profond vire au turquoise à mesure que le navire longe les collines couvertes de forêt, et l'on comprend vite pourquoi le Japon a fait inscrire cette île au patrimoine mondial naturel de l'UNESCO en 2021. Amami Oshima appartient à l'archipel des Ryukyu, entre Kyushu et Okinawa, et cultive un rythme qui ne ressemble ni à l'un ni à l'autre.

Naze, une escale à hauteur d'homme

Les navires accostent au port de Naze, sur la côte nord-ouest de l'île, à un bon quart d'heure de marche du centre. Des navettes sont souvent proposées, mais le trajet à pied donne le ton : commerces modestes, arcades couvertes, izakayas qui préparent déjà le repas du midi. La bourgade vit de la mer et de la canne à sucre, et rien ici n'a été construit pour le passage des croisiéristes. C'est précisément ce qui fait son intérêt. Le marché couvert, à mi-chemin, vaut le coup d'œil pour ses poissons de récif aux couleurs franches et ses fruits venus des vergers de l'île.

La mangrove en canot

L'excursion la plus recherchée conduit vers le sud, à une demi-heure de route : la forêt de mangrove du parc Kuroshio, la deuxième en superficie du Japon. On y avance en canot, à la pagaie, entre les palétuviers dont les racines dessinent des tunnels au ras de l'eau. Aux heures calmes, on entend surtout les oiseaux et le clapotis. Les guides adaptent le parcours à la marée, qui transforme le labyrinthe deux fois par jour.

Une soie née de la boue

Amami Oshima tisse depuis des siècles l'Oshima tsumugi, une soie réputée parmi les plus fines du Japon. Sa particularité tient à la teinture : les fils sont trempés dans une décoction d'écorce puis travaillés dans la boue ferrugineuse des rizières, qui leur donne un noir aux reflets bruns impossible à imiter. Des ateliers ouvrent leurs portes aux passagers et montrent les métiers où naissent les motifs, fil par fil. Même sans acheter un kimono, on repart avec une autre idée de la patience.

Plages claires et sucre noir

Pour un après-midi plus simple, un court trajet en voiture mène au parc balnéaire d'Ohama : sable clair, eau limpide, coraux accessibles aux nageurs à l'aise. Au retour, les boutiques du centre vendent le kokuto, ce sucre brun de canne cuit en blocs, et le shochu qui en est distillé, une exclusivité des îles Amami. À table, la spécialité s'appelle keihan : poulet effiloché, bouillon parfumé et condiments versés sur le riz, un plat de fête devenu quotidien.

Repères pour l'escale

RepèreCe qu'il faut savoir
AccostagePort de Naze, à 15-20 minutes de marche du centre; navettes fréquentes
Mangrove du parc KuroshioUne demi-heure de route vers le sud; sorties en canot selon la marée
Parc balnéaire d'OhamaCourt trajet en voiture; baignade et coraux
À rapporterOshima tsumugi, sucre kokuto, shochu de canne
Monnaie et langueYen japonais; l'anglais reste peu répandu

L'île abrite aussi un animal que presque personne ne voit : le lapin d'Amami, espèce nocturne qui n'existe nulle part ailleurs et qui a justifié, autant que les forêts, le classement de l'UNESCO. Il restera invisible pendant l'escale, et c'est très bien ainsi. En regagnant la passerelle, on songe à cette île qui protège ce qu'elle a de plus rare sans en faire un argument, et l'on se surprend à espérer revenir vérifier que rien n'a changé.

Questions fréquentes

Au port de Naze, sur la côte nord-ouest de l'île, à un bon quart d'heure de marche du centre. Des navettes sont souvent proposées, mais le trajet à pied donne le ton : commerces modestes, arcades couvertes, izakayas qui préparent déjà le repas du midi.
Dans l'archipel des Ryukyu, entre Kyushu et Okinawa. L'île a été inscrite au patrimoine mondial naturel de l'UNESCO en 2021 pour ses forêts subtropicales. Elle cultive un rythme qui ne ressemble ni à celui de Kyushu ni à celui d'Okinawa.
Le canot dans la mangrove du parc Kuroshio, la deuxième en superficie du Japon, à une demi-heure de route vers le sud. On avance à la pagaie entre les palétuviers dont les racines dessinent des tunnels au ras de l'eau. Les guides adaptent le parcours à la marée, qui transforme le labyrinthe deux fois par jour.
Une soie tissée sur l'île depuis des siècles, parmi les plus fines du Japon. Sa particularité tient à la teinture : les fils sont trempés dans une décoction d'écorce puis travaillés dans la boue ferrugineuse des rizières, ce qui leur donne un noir aux reflets bruns impossible à imiter. Des ateliers ouvrent aux passagers.
Oui, au parc balnéaire d'Ohama, à un court trajet en voiture de Naze : sable clair, eau limpide et coraux accessibles aux nageurs à l'aise. C'est l'option la plus simple pour un après-midi sans programme.
Une seule sortie, pas deux. La mangrove prend une demi-journée avec la route; la plage d'Ohama ou un atelier de tsumugi combiné à une flânerie dans Naze en occupe autant. Vouloir tout faire revient à passer la journée en voiture.
Le keihan, plat de fête devenu quotidien : poulet effiloché, bouillon parfumé et condiments versés sur le riz. À rapporter, le kokuto, sucre brun de canne cuit en blocs, et le shochu qui en est distillé, une exclusivité des îles Amami.
Oui, il est à mi-chemin entre le port et le centre, et il montre l'île telle qu'elle vit : poissons de récif aux couleurs franches, fruits des vergers locaux. Rien n'y a été construit pour les croisiéristes, ce qui en fait justement l'intérêt.
Non, presque certainement pas. C'est une espèce nocturne qui n'existe nulle part ailleurs et que peu de gens aperçoivent, même en y vivant. Sa protection a compté autant que les forêts dans le classement de l'UNESCO.
Le yen japonais, et le japonais. L'anglais reste peu répandu sur l'île, y compris dans les commerces du centre de Naze. Prévoyez des espèces, surtout pour le marché couvert et les petits ateliers.