Himeji Japan Hyogo

33 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Bien avant d'atteindre son enceinte, on aperçoit le donjon blanc posé sur sa colline, si clair qu'il semble prêt à s'envoler au-dessus des toits. Les Japonais l'ont surnommé le château du Héron blanc. Himeji, sur la mer intérieure de Seto, offre aux croisiéristes l'accès le plus direct à la plus belle forteresse féodale du Japon, classée trésor national et inscrite parmi les tout premiers sites japonais au patrimoine mondial de l'UNESCO, en 1993. Une seule image, mais quelle image : elle suffit à organiser toute la journée.

Du quai à la vieille cité

Les navires accostent dans un secteur industriel au sud de l'agglomération. Navettes et autobus relient le débarcadère à la gare centrale en une vingtaine de minutes; de là, une large avenue bordée de cerisiers et de commerces file droit vers l'objectif, à environ un kilomètre, que l'on parcourt à pied en le gardant constamment en point de mire. En avril, la floraison transforme les douves en rubans roses et double l'affluence : venir tôt change tout. Impossible de se tromper de direction : le donjon veille sur chaque carrefour comme un phare de plâtre posé sur la plaine.

Le Héron blanc de bois et de chaux

Achevé en 1609 et épargné par les guerres, les séismes et les incendies, y compris les bombardements de 1945 qui rasèrent le reste de la cité, l'édifice a conservé sa charpente d'origine, cas rarissime dans l'archipel où tant de forteresses sont des reconstructions de béton. La visite fait gravir six niveaux aux escaliers de plus en plus raides, entre râteliers d'armes, meurtrières et poutres massives lustrées par les siècles, jusqu'à une galerie sommitale d'où la ville s'étale jusqu'à la mer intérieure. Les remparts dessinent un labyrinthe volontairement déroutant : les assaillants s'y perdaient, les visiteurs s'y amusent. Les murs de chaux blanche, ravivés par une restauration récente, brillent sous le soleil comme au premier jour, et l'on comprend le surnom d'un seul regard. Les guides aiment raconter la princesse Sen, qui vécut ici au 17e siècle et dont les appartements dominaient les douves : l'histoire du lieu se peuple vite de visages.

Koko-en, neuf jardins pour un seul billet

Au pied des remparts, le jardin Koko-en assemble neuf enclos paysagers de style Edo : bassin aux carpes traversé d'un pont de bois, érables taillés au ciseau, bambouseraie bruissante, pavillon où l'on sert le thé matcha dans les règles de la cérémonie. Aménagé en 1992 sur d'anciennes résidences de samouraïs, il complète naturellement la visite principale, avec un billet combiné à prix modique et des recoins tranquilles même aux heures d'affluence.

Saveurs de la mer intérieure

Autour de la gare et dans les galeries marchandes couvertes, les restaurants servent anguille de mer grillée, oden mijoté et brochettes locales; les pâtissiers proposent des douceurs au yuzu à rapporter à bord, et les izakayas ouvrent tôt pour les visiteurs pressés par l'horaire du navire. Ceux qui disposent de plus de temps grimpent en téléphérique au mont Shosha, dont le monastère Engyo-ji, niché dans les cèdres, a servi de décor au film Le Dernier Samouraï; le calme des lieux, à vingt minutes de la plaine, semble appartenir à un autre siècle.

Repères pour l'escale

ÉlémentDétail
AccostageZone portuaire au sud; navette ou bus vers la gare (environ 20 minutes)
DonjonÀ environ 1 km de la gare, accessible à pied
Jardin Koko-enContigu aux remparts; billet combiné offert

En redescendant vers la mer, on se retourne une dernière fois : la silhouette blanche flotte toujours au-dessus des toits, exactement comme elle le fait depuis quatre siècles. Certaines escales impressionnent par leur variété; Himeji marque par une seule image, parfaite, qui remplit la journée et s'installe pour longtemps dans la mémoire.

Questions fréquentes

Dans un secteur industriel au sud de l'agglomération, sur la mer intérieure de Seto. Navettes et autobus relient le débarcadère à la gare centrale en une vingtaine de minutes. Du quai lui-même, il n'y a rien à voir : la journée commence à la gare.
À pied, sur environ un kilomètre. Une large avenue bordée de cerisiers et de commerces file droit vers le donjon, qu'on garde constamment en point de mire. Impossible de se tromper de direction : il veille sur chaque carrefour.
Parce qu'il est la plus belle forteresse féodale du Japon, classée trésor national et inscrite parmi les tout premiers sites japonais au patrimoine mondial de l'UNESCO, en 1993. Achevé en 1609, il a échappé aux guerres, aux séismes, aux incendies et aux bombardements de 1945.
Pour ses murs de chaux blanche, ravivés par une restauration récente, qui brillent au soleil au point de donner l'impression que le donjon va s'envoler au-dessus des toits. Le surnom se comprend d'un seul regard, bien avant d'atteindre l'enceinte.
Oui, plus qu'on ne l'imagine. Elle fait gravir six niveaux par des escaliers de plus en plus raides, entre râteliers d'armes, meurtrières et poutres massives. Les personnes qui montent mal les marches peuvent se contenter des remparts et du jardin, qui valent déjà le déplacement.
Un ensemble de neuf enclos paysagers de style Edo, au pied des remparts : bassin aux carpes traversé d'un pont de bois, érables taillés au ciseau, bambouseraie, pavillon où l'on sert le thé matcha. Aménagé en 1992 sur d'anciennes résidences de samouraïs, il se prend avec un billet combiné à prix modique.
En avril, aux heures de pointe. La floraison des cerisiers transforme les douves en rubans roses et double l'affluence. Venir tôt change tout : les premières heures d'ouverture sont nettement plus calmes, et la lumière sur la chaux blanche y est meilleure.
Monter en téléphérique au mont Shosha, à vingt minutes de la plaine. Le monastère Engyo-ji, niché dans les cèdres, a servi de décor au film Le Dernier Samouraï. Le calme des lieux tranche complètement avec l'affluence du donjon.
L'anguille de mer grillée, l'oden mijoté et les brochettes locales, autour de la gare et dans les galeries marchandes couvertes. Les izakayas ouvrent tôt pour les visiteurs pressés par l'horaire du navire, et les pâtissiers proposent des douceurs au yuzu à rapporter à bord.
Le yen japonais et le japonais. Le château accueille beaucoup de visiteurs étrangers et affiche des traductions, mais les commerces autour de la gare fonctionnent en japonais. Prévoyez des espèces pour les petits comptoirs et les billets combinés.