Kitakyushu Japan Fukuoka

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Azamara Club Cruises (65 Croisières)

Azamara Pursuit

1112 Passagers
30277 tonnes
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Lindblad Expeditions (18 Croisières)

National Geographic Resolution

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Tout passe par le détroit de Kanmon : les cargos qui se suivent à touche-touche, les traversiers, les courants, et jusqu'aux fugues des poulpes que les pêcheurs remontent entre deux marées. Kitakyushu occupe la pointe nord de l'île de Kyushu, face à Shimonoseki, de l'autre côté de ce passage obligé entre mer du Japon et mer intérieure de Seto. Près d'un million d'habitants, un passé industriel assumé, un patrimoine portuaire soigné : la ville offre une escale nippone sans foule et sans décor surjoué.

Un accostage en zone industrielle

Les grands navires accostent le plus souvent au terminal à conteneurs de Hibiki, à 30 ou 40 minutes de route du centre : la sortie à pied y est interdite, et des navettes conduisent les passagers vers la gare centrale ou le quartier du vieux port de Moji. Les unités plus petites obtiennent parfois un poste à Moji même, au pied des bâtiments historiques. Dans les deux cas, mieux vaut planifier sa journée autour des navettes.

Kokura et son château

Au cœur de l'agglomération, le château de Kokura dresse son donjon massif au-dessus des douves, reconstruction fidèle d'une forteresse du XVIIe siècle. Le jardin attenant, avec sa maison de thé, ses pelouses impeccables et ses perspectives calculées sur le donjon, offre une parenthèse de calme après l'animation des artères commerçantes; à l'intérieur, expositions et maquettes racontent les seigneurs Ogasawara et l'ancienne étape de la grande route de Nagasaki. Les amateurs de curiosités pousseront jusqu'au musée TOTO, où le grand fabricant local retrace avec un sérieux tout japonais l'histoire... de la toilette moderne. À quelques rues, le marché couvert de Tanga, surnommé la cuisine de la ville, aligne poissons de la passe, légumes marinés et comptoirs où l'on mange debout parmi les habitués; le yaki udon, nouilles sautées nées ici dans l'après-guerre, y tient la vedette.

Mojiko Retro, la Belle Époque du Japon

Face au chenal, le quartier de Mojiko conserve les témoins de son âge d'or : au tournant du XXe siècle, Moji comptait parmi les grands ports du pays, aux côtés de Kobe et Yokohama. Gare de style néo-Renaissance en bois soigneusement restaurée jusqu'à ses lustres d'origine, anciens clubs de négociants où logèrent Einstein et son épouse lors de leur tournée nippone de 1922, douane de brique rouge : l'ensemble, regroupé sous l'appellation Retro, se parcourt à pied le long des quais. Une tour d'observation permet d'embrasser le ballet des navires dans l'un des passages maritimes les plus fréquentés d'Asie.

Sous le détroit, à pied

Curiosité peu connue : un tunnel piétonnier passe sous le bras de mer. En une quinzaine de minutes de marche sous la mer, on rejoint Shimonoseki et l'île de Honshu — l'occasion de traverser d'une grande île japonaise à l'autre en semelles de caoutchouc, photo de la ligne frontière à l'appui. Côté Shimonoseki, le marché de Karato, haut lieu du poisson-globe, récompense les marcheurs de ses étals de sushis à composer soi-même.

Trajets utiles

TrajetDurée indicative
Terminal Hibiki – gare de Kokura (navette)30 à 40 minutes
Gare de Kokura – Mojiko (train local)environ 15 minutes
Quartier Retro – tunnel piétonnier de Kanmoncourt trajet en autobus ou taxi

La ville qui s'est réinventée

Longtemps symbole du Japon des aciéries, Kitakyushu a converti ses friches en musées, en promenades et en quartiers d'innovation environnementale. Il en reste une cité franche, industrieuse, fière de ses marchés, de ses ponts et de son bras de mer. En sortant du chenal au soir, quand s'allument le grand pont suspendu et les feux des cargos, on comprend que l'on a vu battre l'un des pouls maritimes du Japon.

Questions fréquentes

Le plus souvent au terminal à conteneurs de Hibiki, à 30 ou 40 minutes de route du centre, où la sortie à pied est interdite : des navettes conduisent à la gare de Kokura ou au vieux port de Moji. Les plus petites unités obtiennent parfois un poste à Moji même.
Oui, autour des navettes. Depuis Hibiki, on ne part pas à pied et les distances sont réelles. Repérez l'horaire des navettes dès la passerelle et calez vos visites dessus, sans quoi le retour devient un souci.
La reconstruction fidèle d'une forteresse du XVIIe siècle, au cœur de l'agglomération. Son donjon massif domine les douves; le jardin attenant, avec sa maison de thé et ses perspectives calculées, offre une parenthèse de calme après les artères commerçantes.
L'ancien quartier portuaire de Moji, qui comptait au tournant du XXe siècle parmi les grands ports du pays, aux côtés de Kobe et Yokohama. Gare de style néo-Renaissance restaurée jusqu'à ses lustres d'origine, anciens clubs de négociants, douane de brique rouge : tout se parcourt à pied le long des quais.
Oui. Un tunnel piétonnier passe sous le bras de mer : une quinzaine de minutes de marche sous la mer suffisent pour rejoindre Shimonoseki et l'île de Honshu, avec la ligne frontière peinte au sol pour la photo. C'est la curiosité la plus méconnue de l'escale.
Le marché de Karato, haut lieu du poisson-globe, avec ses étals de sushis à composer soi-même. Il récompense ceux qui ont traversé le tunnel piétonnier et se trouve à quelques minutes de la sortie côté Honshu.
Le yaki udon, ces nouilles sautées nées ici dans l'après-guerre, qui tiennent la vedette au marché couvert de Tanga. Ce marché, surnommé la cuisine de la ville, aligne aussi poissons de la passe, légumes marinés et comptoirs où l'on mange debout parmi les habitués.
Le musée du grand fabricant local, qui retrace avec un sérieux tout japonais l'histoire de la toilette moderne. C'est une curiosité assumée, et elle en dit long sur le rapport du pays à la technique du quotidien.
Parce que c'est le passage obligé entre la mer du Japon et la mer intérieure de Seto, l'un des plus fréquentés d'Asie. Les cargos s'y suivent à touche-touche. Une tour d'observation du quartier Retro permet d'embrasser ce ballet.
Le yen japonais et le japonais. La ville compte près d'un million d'habitants mais reçoit peu de touristes étrangers : l'anglais y est limité. Prévoyez des espèces pour le marché de Tanga et les petits comptoirs.