Omaezaki Japan Shizuoka
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Croisières disponibles
Au départ ou passage à ce port
Holland America Line (6 Croisières)
Princess Cruises (10 Croisières)
Questions fréquentes
Un Japon rural et maritime, sans monument célèbre. Ce cap qui s'avance en éperon entre la baie de Suruga et la mer d'Enshu concentre à moins d'une heure de route un phare du 19e siècle, la plus vaste étendue de théiers du pays et un marché aux poissons, avec le mont Fuji en toile de fond les jours clairs.
Oui, c'est l'un des rares phares du Japon que l'on peut gravir. L'escalier en colimaçon débouche sur une galerie circulaire d'où la vue embrasse le Pacifique d'un côté et la baie de Suruga de l'autre. Prévoyez du vent : il souffle presque toujours au cap.
Richard Henry Brunton, l'ingénieur écossais que le Japon de l'ère Meiji avait recruté pour éclairer ses côtes. Mis en service en 1874, sa tour de pierre blanche résiste aux typhons du Pacifique depuis un siècle et demi.
Par temps net, oui : sa silhouette flotte au nord, posée sur les collines, aussi bien depuis la galerie du phare que depuis le plateau à thé. L'automne et l'hiver offrent les meilleures chances. Un ciel voilé la fait disparaître complètement, il faut le savoir avant de bâtir sa journée autour d'elle.
Oui, à une trentaine de minutes vers l'intérieur, sur le plateau de Makinohara. Les rangs de théiers taillés au cordeau ondulent jusqu'à l'horizon, entrecoupés de ventilateurs sur pylones qui protègent les feuilles du gel. Shizuoka produit près de la moitié du thé japonais.
On déguste des sencha et, au printemps, le thé nouveau tout juste cueilli. Certaines maisons laissent les visiteurs enfiler la tenue traditionnelle des cueilleuses pour une photo dans les rangs, et les crèmes glacées au thé vert achèvent la halte.
Au marché aux poissons voisin des quais. La bonite débarquée du Pacifique y règne, servie mi-saisie à la flamme sur un lit de riz, accompagnée des minuscules shirasu, ces alevins translucides consommés crus ou à peine blanchis. On mange au comptoir, sans chichi et sans anglais.
Le littoral vers l'est aligne de longues plages sombres adossées à des dunes plantées de pins, dont celles de Hamaoka. On y marche face au Pacifique, souvent seul avec quelques pêcheurs au lancer. C'est une côte de vent et de marche plutôt que de baignade tranquille.
En été, les tortues caouannes viennent pondre sur certaines plages de cette côte. Les secteurs sensibles sont alors signalés, et il faut les respecter. Ce n'est pas une attraction organisée, mais un hasard heureux quand il se présente.
Non, et l'escale ne s'en excuse pas. Il n'y a ici ni temple fameux ni gratte-ciel. La journée se résume à des éléments simples : un phare, du thé, du poisson, du vent. Beaucoup de passagers réalisent en repartant qu'ils viennent de passer leur journée la plus japonaise.




