Diamond Princess : construit au Japon, basé au Japon, et jamais chez nous
Le Diamond Princess jauge 115 875 tonneaux et mesure 290,2 m de long sur 37,49 m de large à la coque. Il compte 16 ponts, dont 13 accessibles aux passagers, et 1 353 cabines, dont 27 adaptées au fauteuil roulant. Il embarque 2 670 passagers en occupation double, 2 706 selon la source, jusqu'à environ 3 247 tous lits occupés, avec 1 100 membres d'équipage. Quille posée le 2 mars 2002 chez Mitsubishi Heavy Industries à Nagasaki, il a été livré et baptisé le 26 février 2004 par Yoshiko Tsukuda. Il est basé à Yokohama la majeure partie de l'année et à Singapour l'hiver.
Deux coques japonaises, un incendie, et une histoire qui circule à l'envers
Le Diamond et le Sapphire Princess sont les deux seuls Princess construits au Japon. Un incendie a frappé le chantier de Nagasaki en octobre 2002, et c'est ici que la version populaire se trompe de navire. Les sources se contredisent : CruiseMapper écrit que la coque brûlée était celle destinée au Sapphire, Wikipédia soutient l'inverse. Nous retenons la lecture de Wikipédia, parce qu'elle concorde avec les numéros IMO attribués à la commande, le 9228186 pour le Sapphire et le 9228198 pour le Diamond. Le nom a donc été transféré à la coque jumelle restée intacte, celle dont vous lisez la fiche. Le Diamond Princess d'aujourd'hui n'a jamais été touché par le feu; la coque qui a brûlé a été reconstruite et navigue sous le nom de Sapphire Princess.
Yokohama et Singapour, et rien d'autre
Ce navire ne vient jamais en Amérique du Nord, et ça se planifie. En 2026, il enchaîne des aller-retour de 8 à 29 jours au départ de Yokohama, le port de Tokyo, jusqu'au 25 novembre : Hokkaido et la mer du Japon l'été, les couleurs d'automne et les ports coréens ensuite. Les 11 et 25 novembre, il descend vers Singapour, d'où il opère à compter du 9 décembre. En 2027, il remonte vers Yokohama entre le 13 février et le 1er mars et y reste du 16 mars au 13 novembre. Depuis Montréal, comptez une correspondance à Toronto ou à Vancouver, de 15 à 18 heures de porte à porte et 13 heures de décalage. Arrivez une journée d'avance : Yokohama est à une trentaine de kilomètres de Haneda.
Une clientèle très majoritairement japonaise, et une table qui suit
Depuis 2014, il est basé au Japon la majeure partie de l'année et ses saisons japonaises embarquent une clientèle très majoritairement japonaise. Le service s'ajuste : les portions des plats principaux sont volontairement réduites quand la majorité des passagers sont japonais, le Kai Sushi et le Makoto Ocean servent des sushis de style Edomae développés avec le chef Makoto Okuwa, et la cale sèche de 2019 a installé des toilettes japonaises à bord. Pour qui monte à bord pour le Japon, c'est un atout considérable. Pour qui s'attend à l'ambiance d'un Princess des Caraïbes, c'est une surprise désagréable dès le troisième repas. Le reste du bord est classique : quatre salles à manger principales de taille moyenne, un Piazza sur trois niveaux, le Sabatini's et le Crown Grill en supplément, et le Sanctuary, pont adulte payant.
Février 2020 à Yokohama, dit simplement
Le Diamond Princess a été le lieu de la première quarantaine massive de la pandémie. Un passager de 80 ans embarqué le 20 janvier 2020 à Yokohama et débarqué le 25 janvier à Hong Kong a reçu un résultat positif le 1er février. Le navire a été mis en quarantaine à Yokohama le 4 février avec 3 711 personnes à bord, passagers et équipage. Au 16 mars, au moins 712 d'entre elles avaient obtenu un résultat positif; quatorze décès étaient recensés au 14 avril. Tout le monde avait débarqué au 1er mars. Autorisé à naviguer de nouveau le 30 mars, il a quitté Yokohama le 16 mai 2020, après une désinfection de niveau 3 confiée à la firme Belfor et le remplacement des matelas, de la literie et des tentures.
Deux navires à comparer avec le Diamond Princess
Le Coral Princess est nettement plus petit et il vient chez nous, entre l'Alaska, New York et Fort Lauderdale, avec le tour du monde 2027 au départ de Los Angeles. L'Island Princess est le navire à retenir si le canal de Panama vous intéresse plus que l'Asie. Le médaillon fonctionne ici comme sur le reste de la flotte de Princess Cruises, avec une réserve : l'itinérance cellulaire canadienne couvre rarement le Japon comme elle couvre les États-Unis.
À qui le Diamond Princess ne convient pas
À qui veut un Princess ordinaire. Livré en 2004, il n'a pas de passerelle de verre suspendue, pas de dôme vitré, et sa dernière grande cale sèche date du 19 janvier au 2 février 2019, à Singapour. Les salles de bain de cabine sont petites. Il ne convient pas non plus à qui voyage avec de jeunes enfants hors des départs japonais d'août, ni à qui réserverait la croisière sans le vol et l'hôtel : à cette distance, une erreur de planification se paie en heures. Enfin, de la fin août à la mi-octobre, le Japon est en saison des typhons et Princess modifie parfois un itinéraire pour éviter un système.