Sokcho Korea
Korea

28 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Bien avant le quai, ce sont les montagnes qui accueillent le voyageur. Les dents de granit du Seoraksan se dressent derrière la côte, souvent coiffées de nuages accrochés aux pics. Sokcho, sur le littoral nord-est de la Corée du Sud, vit entre ces sommets et la mer du Japon, qu'on appelle ici mer de l'Est. Peu de ports offrent un tel raccourci : en une demi-heure de route, on passe des filets de pêche aux temples de montagne.

Un terminal pensé pour les croisières

Les navires s'amarrent au terminal international de Sokcho, dans le secteur du bassin de Daepo, une installation ouverte en 2017 et capable de recevoir deux grandes unités à la fois, sans transbordeur. Les formalités sont rapides, des navettes et des taxis attendent à la sortie, et le centre-ville se trouve à quelques kilomètres au nord. Beaucoup de passagers filent d'abord vers les sommets, gardant la ville pour l'après-midi; c'est un ordre qui fonctionne bien.

Le Seoraksan, montagne vénérée

Le parc national de Seoraksan, réserve de biosphère parmi les plus aimées des Coréens, commence à une trentaine de minutes du port. Dès l'entrée, un bouddha de bronze géant veille sur l'allée qui mène au temple Sinheungsa, l'un des plus anciens sanctuaires zen du pays, où résonnent les percussions des moines. De là, un téléphérique hisse les visiteurs vers la crête de Gwongeumseong : quelques minutes de cabine, un court sentier rocheux, et la récompense s'étale à 360 degrés, pinacles de granit d'un côté, littoral et mer de l'autre. Les marcheurs disposent aussi de sentiers faciles vers des ponts suspendus et des rochers vénérés, dont les guides du parc indiquent volontiers les variantes selon le temps disponible. Les couleurs d'automne y attirent des foules entières, l'érable et le ginkgo embrasant les vallées; hors saison, la tranquillité des lieux n'en est que plus belle.

Abai, le village de la séparation

Retour en ville pour une page d'histoire émouvante. Sur une langue de terre entre lagune et mer, le village d'Abai fut fondé par des réfugiés venus du Nord pendant la guerre de Corée, qui s'installèrent là dans l'attente d'un retour devenu impossible. On y accède toujours par le gaetbae, un bac plat que les passagers halent eux-mêmes le long d'un câble, geste devenu le symbole de Sokcho. Les ruelles étroites servent l'ormeau, le calmar farci et d'autres spécialités héritées du Hamgyong, et les murs peints racontent la mémoire des familles séparées.

Marché, phare et bords de lagune

Le marché Jungang, à quelques rues de là, déborde de poulpes vivants, d'algues séchées et de poulet frit au piment que l'on déguste debout entre les étals. Les gourmands y consacrent volontiers une heure. Pour finir en douceur, l'observatoire du phare offre une vue étendue sur la côte, tandis que la lagune de Yeongnang, cercle d'eau calme bordé de sentiers, reflète les montagnes au couchant. Les amateurs de temples peuvent encore pousser jusqu'à Naksansa, posé sur une falaise face à la mer, à une vingtaine de minutes au sud.

  • Priorité montagne : Sinheungsa, téléphérique de Gwongeumseong et sentiers faciles.
  • Priorité culture : village d'Abai, traversée en gaetbae et marché Jungang.
  • Priorité panoramas : observatoire du phare, lagune de Yeongnang et temple Naksansa.

Larguer les amarres face aux pics

Au moment du départ, les passagers s'attardent sur les ponts extérieurs : le soleil descend derrière les crêtes du Seoraksan et la ville s'allume au bord de l'eau. Sokcho laisse le souvenir d'une escale complète, montagne sacrée le matin, village de mémoire à midi, marché gourmand en fin de journée, et cette silhouette de granit qui accompagne le navire longtemps après la sortie du port.

Questions fréquentes

Au terminal international de Sokcho, dans le secteur du bassin de Daepo, une installation ouverte en 2017 capable de recevoir deux grandes unités à la fois. Pas de transbordeur : on débarque directement sur le quai. Les formalités sont rapides, et des navettes et des taxis attendent à la sortie.
Non, le centre-ville se trouve à quelques kilomètres au nord du terminal. Il faut une navette ou un taxi. Cela dit, la distance reste modeste et les trajets sont courts, ce qui laisse largement le temps de combiner la montagne le matin et la ville l'après-midi.
Montez d'abord au Seoraksan, redescendez ensuite en ville. Le parc national commence à une trentaine de minutes du port : temple Sinheungsa, téléphérique de Gwongeumseong, un court sentier rocheux jusqu'à la crête. L'après-midi, le village d'Abai et le marché Jungang complètent la journée. Cet ordre-là fonctionne mieux que l'inverse, parce que la montagne se dégage souvent en matinée.
C'est l'un des parcs les plus aimés des Coréens, une réserve de biosphère de pics de granit qui commence à une trentaine de minutes du port de Sokcho. Dès l'entrée, un bouddha de bronze géant veille sur l'allée qui mène au temple Sinheungsa, l'un des plus anciens sanctuaires zen du pays. Un téléphérique hisse ensuite les visiteurs vers la crête de Gwongeumseong, d'où la vue s'ouvre à 360 degrés.
Pas nécessairement. Le téléphérique de Gwongeumseong fait l'essentiel du travail; il reste ensuite un court sentier rocheux jusqu'au point de vue, qui demande de l'attention mais pas d'entraînement. Le temple Sinheungsa et ses abords se parcourent presque à plat. Les marcheurs aguerris trouveront des sentiers plus longs vers les ponts suspendus et les rochers vénérés.
Un quartier fondé par des réfugiés venus du Nord pendant la guerre de Corée, sur une langue de terre entre lagune et mer. Ils s'y sont installés dans l'attente d'un retour devenu impossible. On y accède par le gaetbae, un bac plat que les passagers halent eux-mêmes le long d'un câble, geste devenu le symbole de la ville. Les murs peints racontent la mémoire des familles séparées.
Du poisson et des spécialités héritées du Hamgyong, la province d'origine des réfugiés d'Abai : ormeau, calmar farci, et au marché Jungang, poulpes vivants, algues séchées et poulet frit au piment que l'on déguste debout entre les étals. Les gourmands y consacrent volontiers une heure.
Le won sud-coréen et le coréen. Les cartes de crédit sont acceptées presque partout, y compris pour de petits achats. L'anglais reste limité en dehors du parc national et des grands hôtels; une application de traduction règle l'essentiel. Le français ne se parle pas.
L'automne, sans hésiter. En octobre et novembre, l'érable et le ginkgo embrasent les vallées du Seoraksan et les Coréens s'y déplacent en foule. Le printemps est doux et beaucoup plus tranquille. L'été est chaud et humide, l'hiver froid et venteux, mais la montagne enneigée a ses partisans.
Oui. Le téléphérique plaît généralement beaucoup aux enfants, la traversée en gaetbae encore plus : haler soi-même le bac reste le souvenir que la plupart rapportent. Le marché Jungang et la lagune de Yeongnang complètent la journée sans effort particulier. Seuls les sentiers plus longs du parc demandent de bonnes jambes.