Reine Moskenes Island Lofoten Norway
Norway

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Hurtigruten (54 Croisières)

MS Trollfjord.

MS Trollfjord

16140 tonnes
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L'entrée dans le Reinefjorden se mérite une place sur le pont : des pics de granit gris surgissent de la mer, si abrupts qu'ils semblent interdire toute présence humaine, et pourtant des cabanes rouges s'accrochent aux rives, posées sur pilotis entre les récifs. Reine, village de pêcheurs des Lofoten sur l'île de Moskenes, compte parmi les paysages les plus photographiés de Norvège. Le hameau abrite à peine trois cents âmes, mais sa silhouette a fait le tour du monde. Les navires mouillent dans le fjord et débarquent leurs passagers en annexe à un quai simple, à une dizaine de minutes de marche du centre.

Rorbuer, morues et pilotis

Les cabanes rouges qui font la réputation du lieu s'appellent des rorbuer : d'anciens logements de pêcheurs saisonniers, bâtis les pieds dans l'eau, dont beaucoup accueillent désormais des voyageurs. Autour, les séchoirs de bois racontent l'activité qui fait vivre l'archipel depuis mille ans : chaque hiver, la morue arctique descend de la mer de Barents pour frayer, et les filets remontent le skrei que l'on suspend en plein air jusqu'au printemps. Le poisson séché des Lofoten s'exporte encore, notamment vers l'Italie, et les commerces locaux en vendent sous toutes ses formes. L'hiver, les aurores boréales dansent au-dessus des séchoirs; l'été, le soleil de minuit éclaire les parois jusqu'au matin.

Reinebringen, l'escalier vers le ciel

Au-dessus des toits, une arête herbeuse attire tous les regards : le Reinebringen, sommet de 448 mètres dont la montée s'effectue par un escalier de pierre aménagé par des sherpas népalais. La grimpe est courte mais exigeante, presque entièrement en marches raides, et demande environ deux heures aller-retour avec de bonnes chaussures. La récompense dépasse tout ce que l'on peut en dire : le village, ses ponts et ses îlots s'étalent sous les pieds comme une maquette, entre l'eau turquoise et les parois sombres. Là-haut, le vent apporte l'odeur d'iode des séchoirs et le cri des goélands monte du village. Par temps humide, mieux vaut y renoncer, les marches devenant glissantes.

De pont en pont vers Sakrisøy et Hamnøy

Une solution plus douce consiste à suivre la route qui saute d'îlot en îlot par une série de ponts. En une heure et quart de marche tranquille, on traverse Sakrisøy, reconnaissable à ses maisons ocre plutôt que rouges, où un comptoir de fruits de mer sert un burger de poisson réputé dans tout l'archipel, puis Hamnøy, dont les rorbuer alignés face aux parois comptent parmi les vues les plus recherchées des photographes. Les plus curieux prolongent en taxi jusqu'à Å, hameau posé au bout de la route européenne 10, où un musée du poisson séché occupe d'anciens entrepôts. Les kayakistes disposent quant à eux d'un plan d'eau abrité au cœur du fjord, avec locations et sorties guidées au départ du hameau.

L'essentiel à savoir

  • Le débarcadère se trouve à une dizaine de minutes à pied des commerces et des rorbuer.
  • Le Reinebringen exige chaussures de randonnée et météo sèche; comptez deux heures.
  • La marche vers Sakrisøy et Hamnøy suit l'accotement de la route : restez vigilants.
  • Même en été, prévoyez coupe-vent et couches chaudes, le fjord fabrique son propre climat.
  • Les boutiques acceptent les cartes, mais les heures d'ouverture restent courtes hors saison.

Dernier coup d'œil au fjord

L'annexe repart, les parois se referment lentement derrière les toits rouges et chacun cherche déjà, sur ses photos, la preuve que ce décor existe bel et bien. Reine ne s'explique pas : elle se contemple, puis elle hante. Les passagers qui l'ont vue par beau temps parlent d'un des plus beaux mouillages du monde; ceux qui l'ont vue sous les nuages promettent de revenir vérifier.

Questions fréquentes

Les navires mouillent dans le Reinefjorden et débarquent les passagers en annexe à un quai simple, à une dizaine de minutes de marche du centre du village. L'entrée dans le fjord mérite une place sur le pont.
Les cabanes rouges qui ont fait la réputation de Reine : d'anciens logements de pêcheurs saisonniers bâtis les pieds dans l'eau, sur pilotis entre les récifs. Beaucoup accueillent désormais des voyageurs.
À peine trois cents âmes, alors que sa silhouette a fait le tour du monde. C'est l'un des paysages les plus photographiés de Norvège, sur l'île de Moskenes, dans les Lofoten.
Un sommet de 448 mètres au-dessus du village, dont la montée s'effectue par un escalier de pierre aménagé par des sherpas népalais. Comptez environ deux heures aller-retour avec de bonnes chaussures. Par temps humide, mieux vaut y renoncer : les marches deviennent glissantes.
Oui, suivre la route qui saute d'îlot en îlot par une série de ponts. En une heure et quart de marche tranquille, on traverse Sakrisøy, reconnaissable à ses maisons ocre plutôt que rouges, puis Hamnøy et ses rorbuer alignés face aux parois.
À Sakrisøy, un comptoir de fruits de mer sert un burger de poisson réputé dans tout l'archipel. À noter : les boutiques acceptent les cartes, mais les heures d'ouverture restent courtes hors saison.
Un hameau posé au bout de la route européenne 10, où un musée du poisson séché occupe d'anciens entrepôts. On y prolonge en taxi depuis Reine, pour les plus curieux.
Parce que chaque hiver la morue arctique descend de la mer de Barents pour frayer, et que les filets remontent le skrei qu'on suspend en plein air jusqu'au printemps. Le poisson séché des Lofoten s'exporte encore, notamment vers l'Italie.
Oui, le cœur du fjord offre un plan d'eau abrité, avec locations et sorties guidées au départ du hameau. C'est une façon de voir les parois depuis l'eau plutôt que d'en haut.
Coupe-vent et couches chaudes même en été : le fjord fabrique son propre climat. Si vous marchez vers Sakrisøy et Hamnøy, sachez que l'itinéraire suit l'accotement de la route — restez vigilants.