Solomon Islands
Solomon Islands

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La mer est d'huile dans le détroit, et rien ne laisse deviner qu'elle recouvre l'un des plus grands cimetières marins du Pacifique. Au large de Honiara, les eaux d'Ironbottom Sound abritent des dizaines d'épaves de navires et d'avions engloutis pendant la campagne de Guadalcanal. Les Îles Salomon, un chapelet de près d'un millier d'îles étiré au sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, mêlent ainsi mémoire militaire, cultures mélanésiennes vivantes et nature restée farouche.

Honiara, l'escale principale

La plupart des navires accostent au quai de Honiara, la capitale, sur l'île de Guadalcanal. Le centre-ville s'atteint à pied en quelques minutes : rue principale animée, boutiques simples, épiceries chinoises et l'un des marchés les plus vivants du Pacifique Sud. Sous les tôles du marché central, les étals croulent sous les patates douces, les ignames, les poissons du lagon, les noix de bétel et les colliers de monnaie de coquillage, toujours utilisée dans les cérémonies coutumières. Le musée national, modeste et attachant, présente parures, pirogues et objets rituels des différentes provinces. Prévoyez de l'eau, un chapeau et un rythme indulgent : la chaleur humide impose sa loi, et c'est elle qui donne aussi aux fins d'après-midi leur douceur.

Sur les traces de 1942

Guadalcanal résonne encore de la bataille qui opposa forces américaines et japonaises en 1942 et 1943, tournant majeur de la guerre du Pacifique. Sur les hauteurs de Skyline Ridge, le mémorial américain domine la ville et le détroit; les tables d'orientation permettent de suivre le déroulement des combats en balayant l'horizon du regard. Plus loin, la crête sanglante de Bloody Ridge conserve monuments et panneaux sur le champ de bataille même, dans un paysage d'herbes hautes bercé par le vent. Au musée de plein air de Vilu, à une heure de route vers l'ouest, canons, carcasses d'avions et mémoriaux des deux camps rouillent côte à côte sous les palmiers.

Cascades, jardins et bord de mer

La nature offre un contrepoint bienvenu. Les chutes de la Mataniko, accessibles par une marche accompagnée depuis les faubourgs, dévalent la roche dans un vacarme rafraîchissant, grottes et bassins à la clé. Les jardins botaniques, près du centre, alignent orchidées, fougères et arbres immenses dans une bienfaisante fraîcheur d'ombre. Quant aux plongeurs, ils viennent du monde entier explorer les épaves et les récifs coralliens : certaines carcasses de la Seconde Guerre mondiale reposent à des profondeurs accessibles même en apnée, au départ des plages de la côte ouest. Masque et tuba suffisent pour survoler des canons couverts de coraux, un raccourci saisissant entre histoire et vie marine.

Au-delà de Guadalcanal

Selon les itinéraires, certains navires visitent d'autres îles de l'archipel : les lagons émeraude de Marovo, parmi les plus vastes lagons fermés du monde, ou les villages où les habitants accueillent les visiteurs en pirogue, danses et colliers de fleurs à l'appui, dans des décors de sable blanc et de cocotiers penchés. Chaque communauté garde ses coutumes, sa langue et son artisanat, les sculptures sur bois incrustées de nacre comptant parmi les plus beaux souvenirs du Pacifique.

  • Histoire : mémorial américain, Bloody Ridge et musée de Vilu.
  • Vie locale : marché central, musée national et jardins botaniques.
  • Nature et mer : chutes de la Mataniko, apnée sur les épaves, artisanat des villages.

Quitter le détroit

Au départ, le soleil descend sur Ironbottom Sound et dore une mer redevenue paisible. Des enfants saluent depuis les pirogues, les collines de l'île s'estompent dans la brume de chaleur. On repart des Salomon avec un mélange rare : la gravité des lieux de mémoire, la chaleur des rencontres et la beauté brute d'îles que le grand tourisme n'a pas encore transformées.

Questions fréquentes

La plupart au quai de Honiara, la capitale, sur l'île de Guadalcanal. Le centre-ville s'atteint à pied en quelques minutes. Selon les itinéraires, certains navires mouillent plutôt à Gizo, dans les Florida ou dans le lagon de Marovo.
Un chapelet de près d'un millier d'îles étiré au sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans le Pacifique Sud. Mémoire militaire, cultures mélanésiennes vivantes et nature restée farouche s'y mêlent.
Le détroit au large de Honiara où reposent des dizaines de navires et d'avions engloutis pendant la campagne de Guadalcanal, en 1942 et 1943. Le surnom vient de cette accumulation d'épaves : c'est l'un des plus grands cimetières marins du Pacifique.
Le mémorial américain de Skyline Ridge et ses tables d'orientation, la crête de Bloody Ridge avec ses monuments sur le champ de bataille même, et le musée de plein air de Vilu, à une heure de route vers l'ouest, où canons et carcasses d'avions des deux camps rouillent côte à côte.
Oui. Certaines carcasses de la Seconde Guerre mondiale reposent à des profondeurs accessibles même en apnée, au départ des plages de la côte ouest de Guadalcanal. Masque et tuba suffisent pour survoler des canons couverts de coraux.
Les chutes de la Mataniko, accessibles par une marche accompagnée depuis les faubourgs de Honiara, avec grottes et bassins. Les jardins botaniques près du centre offrent orchidées, fougères et une fraîcheur d'ombre bienvenue.
Des sculptures sur bois incrustées de nacre, parmi les plus beaux souvenirs du Pacifique, ainsi que des colliers de monnaie de coquillage, encore utilisée dans les cérémonies coutumières. Le marché central de Honiara est le meilleur point de départ.
L'un des plus vastes lagons fermés du monde, visité par certains itinéraires. Les habitants y accueillent les visiteurs en pirogue, avec danses et colliers de fleurs, dans des décors de sable blanc et de cocotiers penchés.
Chaud et humide toute l'année, sans vraie saison fraîche. La chaleur impose son rythme : prévoyez de l'eau, un chapeau et un programme indulgent. Les fins d'après-midi sont les moments les plus doux de la journée.
Le dollar des Salomon, en comptant : les cartes servent peu hors des hôtels. L'anglais est langue officielle, le pidgin salomonais sert de langue commune, et des dizaines de langues vernaculaires coexistent selon les provinces.