El Hierro Island Puerto de la Estaca, Canary Islands

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Windstar Cruises (22 Croisières)

Wind Spirit

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249 Passagers
5736 tonnes
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Il existe encore, aux Canaries, une île où aucune tour d'hôtel ne barre l'horizon. El Hierro, la plus isolée de l'archipel, accueille les navires au creux d'un petit môle adossé à des pentes volcaniques sombres : Puerto de la Estaca. Ici, pas de terminal rutilant ni de file de boutiques. Un quai, la montagne, l'Atlantique. Les passagers qui débarquent le comprennent en quelques minutes : cette journée sera consacrée aux paysages, aux légendes et au silence des hauteurs.

Valverde, une capitale dans les nuages

La route s'élève en lacets sur près de neuf kilomètres, soit une vingtaine de minutes de trajet, avant d'atteindre Valverde. Fait unique aux Canaries, cette capitale d'à peine deux mille âmes tourne le dos à la mer, perchée à flanc de montagne. On y visite l'église Santa María de la Concepción, élevée au XVIIIe siècle, la mairie d'architecture canarienne traditionnelle qui lui fait face, puis la Casa de las Quinteras, un centre ethnographique consacré aux métiers d'autrefois. Les ruelles se parcourent sans hâte, souvent dans le passage des nuages accrochés aux sommets. Les habitants saluent volontiers les rares visiteurs : on est loin, très loin, des foules des grandes îles voisines.

Le mirador de la Peña, l'œuvre de Manrique

Sur le rebord nord, le mirador de la Peña illustre le génie de César Manrique, l'artiste lanzarotène qui a réconcilié architecture et nature dans tout l'archipel. Pierre volcanique, grandes baies vitrées, végétation intégrée : le bâtiment épouse la paroi et s'ouvre sur le golfe d'El Golfo, une immense dépression tapissée de vignes et de vergers qui s'achève dans l'océan. Le restaurant du site sert une cuisine canarienne où le poisson tient la vedette; réserver une table ici transforme le repas en belvédère. L'endroit se prête à une longue pause : on s'assoit face au large, un café à la main, et le temps s'étire.

Garoé, l'arbre qui donnait à boire

Dans les hauteurs de San Andrés pousse l'héritier d'une légende : le Garoé, l'arbre sacré des Bimbaches, premiers habitants de l'île. Ses feuilles captaient l'humidité des alizés, la fameuse « pluie horizontale », au point d'abreuver toute la population. Un ouragan abattit l'arbre original au XVIIe siècle; un til replanté en 1949 perpétue le mythe, accompagné d'un centre d'interprétation qui explique ce phénomène étonnant. Le détour plonge le visiteur dans les brumes des laurisylves, à mille lieues de l'image habituelle des Canaries. Des sentiers de randonnée sillonnent les environs pour qui souhaite prolonger la parenthèse dans la forêt humide.

La Restinga, le bout du bout de l'Espagne

Tout au sud, La Restinga occupe la pointe la plus méridionale du pays. Ce village de pêcheurs s'est taillé une réputation mondiale auprès des plongeurs : ses fonds comptent parmi les plus riches et les mieux préservés de l'archipel, fréquentés par raies, mérous et murènes. En 2011, une éruption sous-marine s'est produite à trois kilomètres au large; un centre d'interprétation en raconte les mois spectaculaires. Même sans bouteilles, on vient y manger du poisson frais face aux barques. Le trajet pour s'y rendre file du nord au sud et déroule une mosaïque de paysages, des pinèdes d'altitude aux champs de lave qui descendent vers la côte.

Trajet depuis Puerto de la EstacaDistance approximative
Valverde9 km, environ 20 minutes
Mirador de la PeñaVersant nord, par Valverde
La RestingaExtrémité méridionale, par la route intérieure

Quand le navire largue les amarres, l'île retourne à son quant-à-soi, ses vignes battues par les alizés et ses fonds marins intacts. El Hierro n'a rien à vendre, sinon une certaine idée de la lenteur. Ceux qui ont gravi ses routes en lacets emportent un souvenir tenace : celui d'un territoire resté fidèle à ce que les îles étaient avant nous.

Questions fréquentes

À Puerto de la Estaca, un petit môle adossé à des pentes volcaniques sombres, sur la côte est de l'île. Il n'y a ni terminal ni rangée de boutiques : un quai, la montagne et l'Atlantique.
Non, pas vraiment. Tout se fait en excursion ou en taxi. La capitale, Valverde, est à environ neuf kilomètres par une route en lacets, soit une vingtaine de minutes.
Valverde et le mirador de la Peña forment la sortie la plus complète dans ce temps-là. Si vous devez choisir un seul arrêt, prenez le mirador : la vue sur le golfe d'El Golfo est ce que l'île a de plus fort.
Un belvédère signé César Manrique, l'artiste qui a marqué toute l'architecture des Canaries. Pierre volcanique, grandes baies vitrées, végétation intégrée au bâtiment, et en contrebas l'immense dépression d'El Golfo tapissée de vignes et de vergers jusqu'à l'océan. Le restaurant du site sert une cuisine canarienne tournée vers le poisson.
Parce qu'elle tourne le dos à la mer. Perchée à flanc de montagne, c'est la seule capitale des Canaries à ne pas être côtière. Deux mille habitants, l'église Santa María de la Concepción du XVIIIe siècle, la Casa de las Quinteras consacrée aux métiers d'autrefois, et des nuages qui passent dans les ruelles.
L'arbre sacré des Bimbaches, les premiers habitants de l'île. Ses feuilles captaient l'humidité des alizés — la « pluie horizontale » — au point d'abreuver la population. L'original a été abattu par un ouragan au XVIIe siècle; un til replanté en 1949 perpétue la légende, avec un centre d'interprétation sur place.
La Restinga, au sud, compte parmi les meilleurs sites de plongée de l'archipel : raies, mérous, murènes, fonds très préservés. Organiser une plongée en bouteille dans le temps d'une escale reste serré; l'apnée depuis le rivage est plus réaliste, et le village vaut la visite ne serait-ce que pour le poisson frais.
Moyennement. Les routes en lacets et les longs trajets fatiguent les petits, et il n'y a pas de plage de sable classique près du port. Avec des adolescents amateurs de nature et de randonnée, c'est une tout autre affaire.
L'euro et l'espagnol. L'anglais est peu répandu hors des sites touristiques : c'est l'île la plus isolée des Canaries et le tourisme y reste discret. Prévoyez du comptant, les petits commerces n'acceptent pas tous les cartes.
Presque toute l'année : les Canaries connaissent des écarts de température très faibles. Les hauteurs sont souvent dans les nuages, y compris l'été, alors qu'il fait beau sur la côte. Prévoyez une couche de plus si vous montez à Valverde ou au Garoé.