Ferrol Spain Galicia

17 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

La ria de Ferrol se mérite. Le navire s'y glisse par un goulet étroit gardé par d'anciennes batteries côtières, puis la rade s'ouvre, calme et profonde, cernée de collines vertes. Cette entrée difficile explique tout le reste : la marine espagnole a choisi ce refuge naturel au XVIIIe siècle pour y bâtir son grand arsenal de l'Atlantique, et la cité qui l'entoure garde encore l'empreinte de cette vocation militaire et maritime.

Un débarquement au cœur du quartier des origines

L'accostage se fait au quai de Curuxeiras, sans navette ni transbordeur : la passerelle débouche directement sur Ferrol Vello, le noyau le plus ancien de la cité. Les terrasses du bassin de plaisance s'alignent à quelques mètres, et le centre se rejoint à pied en moins de dix minutes. Peu d'escales de la côte atlantique espagnole offrent une arrivée aussi simple : on descend, on marche, on y est.

La Magdalena, un damier dessiné par les Lumières

En remontant vers le centre, on pénètre dans le quartier de la Magdalena, tracé au cordeau au XVIIIe siècle selon les idées rationnelles de l'époque : rues parallèles, façades vitrées de galeries blanches, perspectives régulières. Ce plan en damier surprend dans une région où les vieux bourgs serpentent d'ordinaire au hasard. On y flâne entre commerces, cafés et placettes, jusqu'à la concathédrale San Julián, dont la façade néoclassique résume la sobriété élégante du lieu. Les amateurs de marche pourront aussi repérer les premières bornes du Camino Inglés : Ferrol constitue le point de départ traditionnel de ce chemin de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

L'arsenal et la mémoire navale

Impossible de comprendre cette rade sans son arsenal. Le vaste ensemble militaire du XVIIIe siècle borde toujours le front de mer, et deux musées en racontent l'histoire : le Museo Naval, consacré à des siècles de marine espagnole, et l'Exponav, dédié à la construction des bateaux. Maquettes, instruments de navigation, plans de coques : on y mesure le savoir-faire d'une région qui a lancé des navires pendant trois cents ans. La visite des deux collections occupe aisément une demi-journée pour les passionnés, ou une heure bien remplie pour les curieux.

Des excursions vers la Galice profonde

Ceux qui préfèrent élargir l'horizon disposent de belles options dans un rayon raisonnable. Le parc naturel des Fragas do Eume protège l'une des dernières forêts atlantiques d'Europe : sentiers ombragés, rivière encaissée et, caché sous la végétation, un monastère bénédictin fondé au Xe siècle. Vers le sud, La Corogne aligne ses galeries vitrées autour de la tour d'Hercule, phare d'origine romaine inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. La petite cité médiévale de Betanzos, avec ses églises gothiques et ses places anciennes, complète le trio des sorties classiques d'une journée.

La table galicienne, sans détour

Le retour vers le quai passe volontiers par une table. La Galice se goûte simplement : poulpe à la galicienne saupoudré de paprika, empanadas dorées, pain de Neda, fromages du pays. Les produits arrivent de la mer voisine et des campagnes environnantes, et les portions se partagent, à la mode espagnole, autour d'un verre de vin blanc de la région.

Avant de larguer les amarres

En fin de journée, depuis le pont, la rade prend une lumière douce que les marins d'ici connaissent bien. Ferrol ne cherche pas à éblouir : elle raconte patiemment trois siècles de constructions navales, de départs et de retours. On quitte cette échancrure de Galice avec l'impression d'avoir compris quelque chose du caractère atlantique de l'Espagne, ce mélange de rigueur militaire et de douceur verte qui ne ressemble à aucune autre côte du pays.

Questions fréquentes

Au quai de Curuxeiras, sans navette ni transbordeur. La passerelle débouche directement sur Ferrol Vello, le noyau le plus ancien de la ville, et le centre se rejoint à pied en moins de dix minutes.
Oui. Le navire se glisse par un goulet étroit gardé par d'anciennes batteries côtières, puis la rade s'ouvre, calme et profonde, cernée de collines vertes. C'est cette entrée difficile qui a poussé la marine espagnole à y établir son grand arsenal de l'Atlantique au XVIIIe siècle.
Le quartier de la Magdalena à pied, la concathédrale San Julián, puis l'un des deux musées navals. Tout se fait sans transport et il reste du temps pour une table galicienne avant le retour à bord.
Un damier tracé au cordeau au XVIIIe siècle selon les idées rationnelles des Lumières : rues parallèles, façades vitrées de galeries blanches, perspectives régulières. Cela surprend en Galice, où les vieux bourgs serpentent d'ordinaire au hasard.
Le Museo Naval, consacré à des siècles de marine espagnole, et l'Exponav, dédié à la construction des navires. Maquettes, instruments de navigation, plans de coques. Comptez une heure pour un survol des deux, une demi-journée si le sujet vous passionne.
Oui, les deux sont à distance raisonnable pour une journée. Les Fragas do Eume protègent l'une des dernières forêts atlantiques d'Europe, avec un monastère bénédictin du Xe siècle caché sous la végétation. La Corogne offre ses galeries vitrées et la tour d'Hercule, phare d'origine romaine classé à l'UNESCO.
Oui, du Camino Inglés. Les premières bornes se repèrent dans le centre : c'est le départ traditionnel de cette variante du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, empruntée autrefois par les pèlerins débarqués des îles Britanniques.
Du poulpe à la galicienne saupoudré de paprika, des empanadas dorées, du pain de Neda, des fromages du pays. Les portions se partagent, à la mode espagnole, avec un verre de blanc de la région.
Oui, surtout parce qu'on descend et qu'on marche : pas de navette, pas d'attente. Les maquettes des musées navals retiennent bien les enfants, et le bassin de plaisance juste devant le quai fait une promenade facile.
L'euro; on y parle espagnol et galicien. Les cartes passent partout. De juin à septembre pour la douceur, en gardant en tête que la Galice est verte parce qu'il y pleut : un imperméable léger sert souvent.