Lysekil Sweden
Sweden

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Seabourn Cruise Line (25 Croisières)

Le granit rose est la première chose que l'on remarque à Lysekil. Il affleure partout : sous les maisons, le long des quais, en dômes arrondis que la mer polit depuis des millénaires. Cette petite cité balnéaire du Bohuslän, sur la côte ouest de la Suède, occupe la pointe d'une presqu'île à l'entrée du Gullmarn, le seul véritable fjord à seuil du pays. Depuis la fin du XIXe siècle, les Suédois viennent y prendre les bains; les croisiéristes, eux, y trouvent un condensé de côte ouest : rochers lisses, cabanes de pêche, hareng fumé et lumière d'argent.

Stångehuvud, la réserve de granit rose

À la pointe ouest de la presqu'île, la réserve naturelle de Stångehuvud protège un paysage devenu l'emblème de Lysekil : des croupes de roche rouge et rose sculptées par le vent, entaillées de criques où l'eau prend des reflets d'encre. Le coucher de soleil y est réputé, mais même en plein midi, la lumière sur la pierre vaut la marche. Des sentiers faciles serpentent entre les blocs jusqu'à un petit phare blanc; le chemin Victoria, aménagé et accessible, longe le rivage en offrant des bancs face au large. On doit la sauvegarde de ces rochers à une femme, Calla Curman, qui les racheta un à un au début du XXe siècle pour les soustraire aux carrières. Le granit du Bohuslän pavait alors les villes d'Europe; celui-ci a été épargné pour le simple plaisir des yeux.

Havets Hus, la mer derrière la vitre

Sur le front de mer, Havets Hus fait office d'ambassade du monde sous-marin. Cet aquarium consacré à la vie du Gullmarn et du Skagerrak déploie une quarantaine de bassins, dont un tunnel de verre où raies et petits requins glissent au-dessus des têtes. Les enfants s'y attardent volontiers, et les biologistes du centre relâchent régulièrement en mer les pensionnaires devenus trop grands. De là partent aussi, en saison, des sorties d'observation des phoques qui paressent sur les écueils du fjord. Comptez une bonne heure pour la visite, davantage avec des enfants.

Ruelles de bois et clocher de pierre

Entre le débarcadère et la pointe, les ruelles de Gamla Lysekil grimpent entre des maisons de bois ouvragées, héritage de l'époque des bains de mer, avec leurs vérandas dentelées et leurs jardins minuscules. Aux beaux jours, pavillons et vérandas retrouvent leurs drapeaux, et la petite cité reprend des airs de station thermale du XIXe siècle. Au sommet, l'église néogothique, taillée dans la pierre locale, sert d'amer aux navigateurs depuis plus d'un siècle; son intérieur clair vaut le coup d'œil pour ses voûtes et ses lustres de laiton. En redescendant vers les quais, les fumoirs et poissonneries proposent crevettes, langoustines et harengs préparés de toutes les manières : le dîner idéal se mange ici, au soleil, sur un quai de bois.

Le Gullmarn, un fjord au sens propre

Le bras de mer qui borde la ville n'est pas une simple baie. Profond de plus de 100 mètres derrière son seuil peu profond, le Gullmarn abrite des espèces d'eaux froides rares à cette latitude, ce qui en a fait un haut lieu de la recherche marine suédoise. Les stations scientifiques ponctuent ses rives, et certaines excursions d'escale proposent d'en explorer les eaux en bateau. Les paysages y sont doux : fermes, voiliers, hameaux de cabanes rouges au ras de l'eau. Gardez l'œil ouvert, phoques et hérons fréquentent les rives calmes.

Lysekil se quitte comme on referme un roman d'été suédois : avec le souvenir du granit tiède sous la main, du sel sur les lèvres et des mâts qui tintent dans le port de plaisance. Rien d'écrasant, rien de spectaculaire au sens hollywoodien; juste un art de vivre côtier poli comme un galet, que l'on emporte sans s'en apercevoir.

Questions fréquentes

Au débarcadère de la ville, à la pointe d’une presqu’île du Bohuslän, à l’entrée du Gullmarn. Tout se fait ensuite à pied : les ruelles de la vieille ville, l’aquarium du front de mer et la réserve de Stångehuvud sont à distance de marche.
Le paysage emblème de Lysekil, à la pointe ouest de la presqu’île : des croupes de granit rouge et rose sculptées par le vent, entaillées de criques où l’eau prend des reflets d’encre. Des sentiers faciles serpentent entre les blocs jusqu’à un petit phare blanc.
Oui. Le chemin Victoria, aménagé et accessible, longe le rivage avec des bancs face au large. Les sentiers entre les blocs restent faciles, mais le granit devient glissant sous la pluie : chaussures fermées recommandées.
Grâce à une femme, Calla Curman, qui les racheta un à un au début du 20e siècle pour les soustraire aux carrières. Le granit du Bohuslän pavait alors les villes d’Europe; celui de Stångehuvud a été épargné pour le simple plaisir des yeux.
Un aquarium consacré à la vie du Gullmarn et du Skagerrak, sur le front de mer : une quarantaine de bassins, dont un tunnel de verre où raies et petits requins glissent au-dessus des têtes. Les biologistes du centre relâchent régulièrement en mer les pensionnaires devenus trop grands. Compter une bonne heure, davantage avec des enfants.
Oui, en saison : des sorties d’observation partent de Havets Hus vers les écueils du fjord où les phoques paressent. Rien n’est garanti, mais les rives calmes du Gullmarn sont aussi fréquentées par les hérons, et l’observation depuis le bateau reste agréable même sans phoque.
Monter dans les ruelles de Gamla Lysekil jusqu’à l’église néogothique, redescendre par Havets Hus, puis marcher à Stångehuvud pour le granit et la lumière. Terminer par des crevettes ou des langoustines sur un quai de bois : c’est le dîner que la ville fait le mieux.
Le seul véritable fjord à seuil de Suède : profond de plus de 100 mètres derrière un seuil peu profond, il abrite des espèces d’eaux froides rares à cette latitude, ce qui en fait un haut lieu de la recherche marine suédoise. Des stations scientifiques ponctuent ses rives.
À une station balnéaire du 19e siècle restée intacte : maisons de bois ouvragées héritées de l’époque des bains de mer, vérandas dentelées, jardins minuscules et drapeaux ressortis aux beaux jours. Au sommet, l’église néogothique taillée dans la pierre locale sert d’amer aux navigateurs depuis plus d’un siècle.
Des crevettes, des langoustines et du hareng préparé de toutes les manières. Les fumoirs et poissonneries du quai les servent à emporter, et le meilleur repas de l’escale se prend au soleil, assis sur un ponton de bois.