Bozcaada Island Turkey
Turkey

32 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Le vent arrive en premier. Il court sur les vignes, soulève la poussière des chemins et pousse les vagues contre les remparts d'une forteresse posée au ras de l'eau. Bozcaada, l'antique Ténédos des poèmes homériques, garde l'entrée des Dardanelles depuis toujours : c'est derrière cette île que la flotte grecque se serait dissimulée en attendant que Troie, sur la côte d'en face, fasse entrer le cheval de bois dans ses murs.

Un débarquement en douceur

Les navires mouillent au large et les annexes déposent les passagers dans le petit havre, juste sous les tours de la citadelle. La traversée, courte, offre le plus beau des préambules : la masse de pierre qui grandit, les toits rouges du bourg, les collines rayées de vignobles. À terre, tout se fait à pied dans le centre, tandis que minibus, taxis, scooters et vélos de location permettent de rayonner vers les criques et les domaines viticoles; l'île entière semble conçue pour qu'on y ralentisse.

La forteresse aux mille gardiens

Génois, Vénitiens, Byzantins, Ottomans : la liste de ceux qui ont tenu ce rocher stratégique donne le tournis. La forteresse actuelle, remarquablement préservée, doit l'essentiel de son visage aux reconstructions ottomanes. On franchit les douves, on grimpe sur les courtines, on domine d'un côté le damier des toits, de l'autre le détroit où défilent les cargos. Une heure suffit, mais on s'attarde volontiers. Au pied des murailles, les filets des pêcheurs sèchent au soleil, rappel que l'île vit d'abord de la mer.

Deux quartiers, une même douceur

Le bourg se partage historiquement entre l'ancien quartier grec, aux demeures de pierre à encorbellements fleuris, et le quartier turc, aux ruelles plus resserrées autour de la mosquée. L'église de la Panagia témoigne encore de la communauté grecque qui vécut là des siècles durant. Aujourd'hui, les façades restaurées abritent cafés, pensions et boutiques où l'on vend confitures artisanales, savons parfumés et pekmez, ce sirop de raisin qui nappe les desserts insulaires. Sur le quai, les restaurants alignent poissons du matin et mezze glacés; on mange face aux barques, au coude à coude avec les insulaires, dans un décor qui n'a guère eu besoin de se réinventer pour plaire. Il faut ensuite se perdre sans plan dans les venelles : chaque angle de mur réserve une treille, un chat endormi, une façade aux volets peints.

L'île du vin

Bozcaada vit de la vigne depuis l'Antiquité, et ses cépages portent des noms qui ne ressemblent à aucun autre : karalahna et kuntra pour les rouges, vasilaki pour les blancs. Plusieurs maisons ouvrent leurs portes pour des dégustations, certaines en plein bourg, d'autres au milieu des vignobles; on y comprend vite pourquoi ces crus insulaires, façonnés par le vent et les étés secs, ne ressemblent à rien de ce que produit le continent voisin. Les curieux pousseront jusqu'aux moulins restaurés sur les hauteurs, sentinelles de bois face à la mer, ou jusqu'à la plage d'Ayazma, la plus courue de l'île, accessible en minibus dolmuş : sable clair, eau limpide et fraîche, tavernes les pieds dans le sable. En saison, les navettes se succèdent à un rythme régulier, ce qui permet d'y passer deux heures sans craindre pour l'horaire du retour.

Avant que l'annexe ne reparte

Il faut garder quelques minutes pour un dernier verre de thé sur le quai, à regarder les barques tirer sur leurs amarres. Bozcaada ne se visite pas, elle s'apprivoise : un rythme, un vent, un goût de raisin mûr. Le navire remettra le cap sur des escales plus célèbres, mais c'est souvent cette île-là, modeste et fière, qui revient la première dans les conversations du souper.

Questions fréquentes

Il ne s'accoste pas : les navires mouillent au large et les annexes déposent les passagers dans le petit havre, juste sous les tours de la citadelle. La traversée est courte et offre le plus beau des préambules : la masse de pierre qui grandit, les toits rouges du bourg, les collines rayées de vignobles.
Le centre, oui, entièrement. Pour les criques et les domaines viticoles, il faut un véhicule : minibus, taxis, scooters et vélos de location attendent au bourg. L'île entière semble conçue pour qu'on y ralentisse, et c'est le bon état d'esprit pour l'escale.
Un château remarquablement préservé dont le visage actuel doit l'essentiel aux reconstructions ottomanes. Génois, Vénitiens, Byzantins et Ottomans ont tenu ce rocher stratégique tour à tour. On franchit les douves, on grimpe sur les courtines, on domine d'un côté le damier des toits, de l'autre le détroit où défilent les cargos.
Bozcaada est l'antique Ténédos des poèmes homériques. C'est derrière cette île que la flotte grecque se serait dissimulée en attendant que Troie, sur la côte d'en face, fasse entrer le cheval de bois dans ses murs. L'île garde l'entrée des Dardanelles depuis toujours.
Oui, c'est sa signature. Les collines sont rayées de vignobles et les domaines se visitent avec un véhicule depuis le bourg. On y retrouve aussi le pekmez, ce sirop de raisin qui nappe les desserts insulaires et se rapporte facilement dans une valise.
La forteresse d'abord, une heure suffit mais on s'attarde volontiers, puis les deux quartiers du bourg et un repas de poisson sur le quai. Avec plus de temps, louez un scooter ou prenez un taxi vers une crique et un domaine viticole.
Il se partage historiquement entre l'ancien quartier grec, aux demeures de pierre à encorbellements fleuris, et le quartier turc, aux ruelles plus resserrées autour de la mosquée. L'église de la Panagia témoigne encore de la communauté grecque qui vécut là des siècles durant.
Confitures artisanales, savons parfumés et pekmez, vendus dans les façades restaurées du bourg. Le vin de l'île se transporte moins facilement mais se goûte sur place. Rien de tout cela n'est produit en série : c'est une île de petits producteurs, pas de boutiques à souvenirs.
Il fait partie du décor : il court sur les vignes, soulève la poussière des chemins et pousse les vagues contre les remparts. C'est aussi ce qui peut compromettre le mouillage et les navettes. Une escale au mouillage à l'entrée des Dardanelles reste toujours sujette à la météo du jour.
La livre turque, avec du comptant pour les petits producteurs, les taxis et les loueurs de scooters. On parle turc; l'anglais se pratique dans les cafés et les pensions du bourg, moins ailleurs. L'île vit surtout d'un tourisme intérieur turc, ce qui explique la différence avec Bodrum ou Kuşadaşı.