Ras Al Khaimah RAK City, UAE
UAE

29 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Celestyal Cruises (23 Croisières)

Celestyal Discovery

1828 Passagers
Visitez la page du navire

Loin des gratte-ciel de Dubaï, l'émirat le plus septentrional des Émirats arabes unis cultive un autre visage du Golfe : des montagnes ocre qui tombent dans une mer laiteuse, des palmeraies, des forts de terre crue et des villages de pêcheurs de perles endormis. Le terminal de croisière de Ras Al Khaimah jouxte la vieille ville : les navires accostent à quelques minutes du centre historique, et les formalités se règlent rapidement dans un bâtiment moderne équipé de portes électroniques.

La vieille ville et son musée

Premier arrêt naturel : le Musée national, installé dans un ancien fort résidentiel de la famille régnante. Ses salles rassemblent poteries archéologiques, bijoux bédouins, maquettes de boutres et outils des plongeurs qui remontaient les huîtres perlières, richesse de la côte bien avant le pétrole. Autour, les ruelles de la vieille ville mènent au souk et à la corniche, où les boutres de bois traditionnels se balancent doucement le long de la crique. L'ambiance reste résolument locale : ici, les commerçants ne hèlent pas le passant, et les pêcheurs réparent leurs filets sans se soucier des appareils photo.

Dhayah, le fort perché

Au nord de la ville, le fort de Dhayah couronne une butte au milieu des palmeraies, face aux montagnes du Hajar. La montée par l'escalier en zigzag demande un petit effort, récompensé par une vue circulaire sur les plantations de dattiers, la baie et les crêtes désertiques qui ferment l'horizon. C'est sur cette hauteur que se joua, en 1819, la résistance locale face aux expéditions britanniques : les guides racontent volontiers l'épisode aux visiteurs essoufflés.

Al Jazeera Al Hamra, le village fantôme des perliers

Entre le port et les stations balnéaires du sud subsiste un lieu unique dans le Golfe : Al Jazeera Al Hamra, village de pêcheurs de perles abandonné au milieu du XXe siècle et resté figé depuis. On déambule librement entre les maisons de pierre corallienne, la mosquée au minaret trapu et les cours envahies de sable, dans un silence que seuls troublent le vent et quelques chèvres errantes. Les photographes y trouvent des cadrages saisissants, surtout en fin de journée quand la lumière rase les murs croulants et allonge les ombres dans les venelles désertes.

Jebel Jais, le toit des Émirats

Pour les escales actives, la route s'élève en lacets spectaculaires jusqu'aux belvédères du Jebel Jais, point culminant du pays à près de 1 900 mètres. L'air y est nettement plus frais qu'en bord de mer, parfois de dix degrés ou davantage. Les plus téméraires s'élancent sur la tyrolienne géante qui file au-dessus des ravins, l'une des plus longues du monde; les autres se contentent des terrasses panoramiques et d'un café face aux strates plissées de la montagne. Compter une demi-journée pour l'aller-retour en excursion. Les amateurs de sable préféreront peut-être les sorties vers les dunes de l'intérieur, où des campements bédouins accueillent les visiteurs pour un thé à la cardamome, une promenade à dos de dromadaire ou une démonstration de fauconnerie.

Suggestions selon le temps disponible

DuréeProgramme
2 à 3 heuresMusée national, souk et corniche à pied
Demi-journéeFort de Dhayah et village d'Al Jazeera Al Hamra
JournéeJebel Jais et détente sur une plage

Avant l'appareillage

À l'heure où l'appel à la prière plane sur la crique, les montagnes virent au mauve. Ras Al Khaimah offre ce que bien des voyageurs cherchent en vain ailleurs dans le Golfe : un émirat resté proche de son passé maritime, où l'on peut toucher la pierre des forts et le silence du désert dans la même journée. Une escale qui donne envie de suivre la côte plus loin, vers les fjords de la péninsule voisine.

Questions fréquentes

Au terminal de croisière, installé juste à côté de la vieille ville. Les navires s'amarrent à quelques minutes du centre historique et les formalités se règlent rapidement dans un bâtiment moderne équipé de portes électroniques.
Oui pour la vieille ville, le souk et la corniche, tous accessibles à pied depuis le terminal. Pour Jebel Jais, le fort de Dhayah ou les sources chaudes de Khatt, il faut un taxi ou une excursion.
Le Musée national, logé dans un ancien fort résidentiel de la famille régnante, puis le souk et la corniche où se balancent les boutres de bois. Avec une escale plus longue, la route de Jebel Jais mène au plus haut sommet du pays.
L'échelle et le décor. L'émirat le plus septentrional du pays a gardé ses montagnes ocres, ses palmeraies, ses forts de terre crue et ses villages de pêcheurs de perles. Qui cherche les gratte-ciel et les centres commerciaux géants sera déçu; qui cherche le Golfe d'avant le pétrole sera servi.
Oui, la côte de l'émirat aligne des plages de sable blanc et une mer calme, mais elles se trouvent surtout devant les hôtels au sud du port. Comptez un court trajet en taxi depuis le terminal.
Le dirham des Émirats (AED). Les cartes passent dans les hôtels, les restaurants et les centres commerciaux, mais le souk et les taxis fonctionnent mieux avec de l'argent comptant.
L'arabe officiellement, l'anglais dans les faits : chauffeurs, commerçants et personnel du musée le parlent. Le français est rare.
Oui, contrairement à Sharjah voisine, mais uniquement dans les établissements titulaires d'un permis, c'est-à-dire les hôtels et quelques restaurants. Rien de tel dans le souk ni dans la rue.
Oui, à condition de doser. Le musée et la corniche se visitent facilement avec des enfants; la tyrolienne de Jebel Jais impose des minimums d'âge et de poids. La chaleur reste le vrai facteur limitant.
De novembre à mars, la période où les navires y passent de toute façon. L'été dépasse couramment 40 °C et la visite à pied de la vieille ville devient difficile.