Skomer Island Wales
United Kingdom

22 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Des milliers d'ailes rayent le ciel avant même que l'annexe ne touche la pierre. Skomer, posée à moins de deux kilomètres de la côte du Pembrokeshire, au sud-ouest du pays de Galles, appartient d'abord aux oiseaux. Cette réserve naturelle, gérée par le Wildlife Trust of South and West Wales, limite les débarquements à environ 250 personnes par jour. Y poser le pied durant une escale relève donc du privilège, et l'île le rend au centuple.

Un débarquement qui se mérite

Les navires d'expédition mouillent au large et déposent leurs passagers en zodiac à North Haven, une anse abritée où un escalier d'environ 87 marches gravit la falaise. L'effort est réel, mais chaque palier offre une pause : des macareux moines nichent dans les terriers qui criblent les pentes, à quelques mètres du sentier. Aucun commerce, aucun café n'existe sur l'île; il faut apporter eau et vêtements coupe-vent, puis se laisser guider par les bénévoles de la réserve qui accueillent chaque groupe au sommet.

Le royaume des macareux

D'avril à la fin de juillet, des dizaines de milliers de ces oiseaux au bec rayé occupent Skomer, avec un sommet d'activité entre mai et juillet. Le meilleur poste d'observation se trouve à The Wick, une faille spectaculaire où les oiseaux défilent au ras des visiteurs, le bec chargé de lançons. Guillemots, petits pingouins et mouettes tridactyles se partagent les corniches voisines. L'île abrite aussi l'une des plus importantes colonies de puffins des Anglais au monde; ces oiseaux pélagiques ne regagnent toutefois leurs terriers qu'à la nuit tombée, invisibles aux passagers d'un jour.

Entre deux marées, la traversée

Certains itinéraires prévoient plutôt un passage par Martin's Haven, minuscule cale de pierre au bout de la péninsule de Marloes, d'où un bateau franchit le détroit de Jack Sound en une quinzaine de minutes. Le courant y brasse une eau vert sombre où plongent les fous de Bassan venus de Grassholm, visible à l'horizon par temps clair. Cette approche donne la mesure du lieu : quelques fermes, des murets, puis plus rien que la mer et les îles. Le décor annonce déjà ce que Skomer promet. Par beau temps, l'île voisine de Skokholm, elle aussi réserve ornithologique, dessine sa table de grès rouge vers le sud, et l'on saisit d'un coup d'œil tout ce petit archipel gallois voué à la vie sauvage.

Une île à parcourir à pied

Un réseau de sentiers balisés fait le tour du plateau en cinq à six kilomètres, sans difficulté majeure une fois l'escalier d'arrivée franchi. Le chemin longe des falaises sombres d'origine volcanique, traverse des tapis de jacinthes sauvages au printemps, puis dévoile les vestiges d'une ferme du dix-neuvième siècle au centre de l'île. Des traces d'occupation remontant à l'âge du fer affleurent encore dans la lande. En contrebas, des phoques gris se prélassent sur les rochers de South Haven, souvent accompagnés de leurs petits à la fin de l'été. Les lapins, introduits au Moyen Âge pour leur chair et leur fourrure, entretiennent malgré eux la pelouse rase où nichent les colonies.

Repères pour l'escale

ÉlémentÀ savoir
DébarquementEn zodiac, escalier d'environ 87 marches à gravir
Saison des macareuxAvril à fin juillet, sommet de mai à juillet
Boucle de l'île5 à 6 km de sentiers balisés, prévoir 2 à 3 heures
ServicesAucun commerce ni restauration; apporter eau et vêtements chauds
Accès régulierBateaux depuis Martin's Haven, traversée d'environ 15 minutes

Ce que l'on remporte

Au retour vers le navire, l'œil garde longtemps l'image de ces silhouettes trapues plongeant vers la mer, et l'oreille, la rumeur constante des colonies. Skomer ne se raconte pas comme une escale ordinaire : elle se vit comme une rencontre avec un monde qui existait bien avant nous. Ceux qui l'ont vue au temps des macareux savent qu'ils reviendront, ne serait-ce qu'en pensée, chaque printemps.

Questions fréquentes

À North Haven, une anse abritée où les navires d'expédition déposent leurs passagers en zodiac. Un escalier d'environ 87 marches gravit ensuite la falaise jusqu'au plateau. L'île n'a ni quai ni port : le débarquement dépend de l'état de la mer.
Environ 250 personnes. La réserve, gérée par le Wildlife Trust of South and West Wales, plafonne strictement les débarquements pour protéger les colonies. Poser le pied sur Skomer pendant une escale relève donc du privilège plutôt que de la formalité.
D'avril à la fin de juillet, avec un sommet d'activité entre mai et juillet. Des dizaines de milliers d'oiseaux occupent alors les terriers qui criblent les pentes, à quelques mètres des sentiers. The Wick, une faille spectaculaire, offre le meilleur poste d'observation de l'île.
Pas en escale de jour, malheureusement. L'île abrite l'une des plus importantes colonies au monde, mais ces oiseaux pélagiques ne regagnent leurs terriers qu'à la nuit tombée. Les passagers d'un jour verront les terriers, pas leurs occupants.
Suivre les sentiers balisés, qui font le tour du plateau en cinq à six kilomètres sans difficulté majeure une fois l'escalier d'arrivée franchi. Le chemin longe des falaises sombres, traverse au printemps des tapis de jacinthes sauvages et passe devant les vestiges d'une ferme du dix-neuvième siècle.
Aucun. Il faut apporter son eau, sa nourriture et des vêtements coupe-vent. Les bénévoles de la réserve accueillent chaque groupe au sommet de l'escalier et donnent les consignes de circulation à respecter sur l'île.
Oui. Des phoques gris se prélassent sur les rochers de South Haven, souvent accompagnés de leurs petits à la fin de l'été. Les lapins, introduits au Moyen Âge, entretiennent malgré eux la pelouse rase où nichent les colonies d'oiseaux.
Certains itinéraires passent par Martin's Haven, une minuscule cale de pierre au bout de la péninsule de Marloes, d'où un bateau franchit le détroit de Jack Sound en une quinzaine de minutes. Le courant y brasse une eau vert sombre où plongent les fous de Bassan venus de Grassholm.
Aux familles avec des enfants qui marchent, oui, à condition d'accepter l'escalier d'arrivée et l'absence totale de services. L'observation des macareux à quelques mètres marque durablement, mais l'île n'offre ni toilettes aménagées en nombre ni abri en cas d'averse.
De mai à juillet, quand les macareux nourrissent leurs petits et que les jacinthes sauvages couvrent le plateau. En dehors de cette fenêtre, les colonies se vident et l'île perd l'essentiel de ce qui justifie le détour.