Marco Island Florida

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American Cruise Lines (54 Croisières)

American Pioneer

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Le sable crisse sous les pas, constellé de coquillages abandonnés par la marée : bienvenue à Marco Island, la plus grande des Ten Thousand Islands, à la pointe sud-ouest de la Floride. Ici, pas de terminal géant ni de file de taxis; seuls les petits navires de croisière côtière font halte, s'amarrant dans les marinas de l'île, dont la Rose Marina, base habituelle des escales. L'endroit se vit comme une parenthèse : eaux calmes du golfe du Mexique d'un côté, labyrinthe de mangroves de l'autre.

Des plages larges comme des promenades

La façade ouest de l'île déroule des kilomètres de sable blanc en croissant, parmi les plus vastes du littoral floridien. À l'extrémité nord, la plage de Tigertail borde une lagune peu profonde fréquentée par les échassiers; les marcheurs la contournent pour atteindre la langue de sable de Sand Dollar, terrain de prédilection des ramasseurs de coquillages. Plus au sud, la plage résidentielle offre un accès public près des grands hôtels. Le rituel local consiste à marcher au bord de l'eau à marée basse, un sac à la main, à la recherche de conques et de sable dollars intacts.

Les Ten Thousand Islands en bateau

La vraie richesse de l'escale se trouve sur l'eau. Depuis les marinas, excursions naturalistes et locations de bateaux s'enfoncent dans le dédale d'îlots de mangrove qui s'étend jusqu'aux Everglades. Les grands dauphins escortent régulièrement les embarcations, les balbuzards plongent devant les étraves et, avec un peu de patience, on aperçoit un lamantin dans les eaux tièdes des canaux. Certaines sorties déposent leurs passagers sur des îles désertes accessibles uniquement par la mer, le temps d'une baignade loin de tout.

Goodland, village de pêcheurs à contre-courant

À l'angle sud-est de l'île, le hameau de Goodland cultive une Floride d'avant les tours : cabanes sur pilotis, filets qui sèchent et restaurants de crustacés où les musiciens jouent sur les terrasses la fin de semaine. On y vient pour les crevettes du golfe, le crabe pierre en saison et l'ambiance sans prétention. Le trajet depuis les marinas prend une quinzaine de minutes en taxi ou en vélo pour les plus sportifs.

Un peu d'histoire insulaire

Bien avant les golfeurs, les Calusa régnaient sur ces eaux; les fouilles menées sur l'île ont livré l'une des pièces amérindiennes les plus célèbres des États-Unis, la statuette dite Key Marco Cat. Le petit musée historique de Marco Island, gratuit, raconte cette civilisation disparue, l'époque des pionniers et la transformation fulgurante de l'île à partir des années 1960. La statuette originale, sculptée dans le bois il y a plusieurs siècles et remarquablement conservée, appartient aux collections de la Smithsonian Institution; le musée en retrace l'histoire avec des répliques fidèles. Une heure y suffit et remet toute la promenade en perspective.

Organiser son escale nature

Les sorties en mer partent directement des pontons où mouillent les navires, ce qui simplifie tout : comptoirs d'excursions, locations de kayaks et croisières d'observation des dauphins s'alignent sur les quais. Les plus curieux réserveront la sortie accompagnée d'un naturaliste vers la réserve nationale des Ten Thousand Islands, qui protège l'un des plus vastes ensembles de mangroves d'Amérique du Nord. Prévoir chapeau, eau et chasse-moustiques : le soleil du golfe ne pardonne pas, et les insectes veillent dès que le vent tombe.

Les fins d'après-midi appartiennent à la plage : les habitants s'y rassemblent, chaises pliantes tournées vers le golfe, pour applaudir le coucher du soleil comme au spectacle. Une fois à bord, chacun compte son butin, un coquillage nacré, une photo de dauphin, le souvenir d'un village où le temps ralentit. Marco Island ne cherche pas à impressionner; elle glisse simplement dans les poches de ses visiteurs quelques trouvailles dont la mer a le secret.

Questions fréquentes

Dans les marinas de l'île, dont la Rose Marina, base habituelle des escales. Seuls les petits navires de croisière côtière font halte ici : il n'y a ni terminal géant ni file de taxis à l'arrivée.
Deux formules fonctionnent. Soit la plage : marcher au bord de l'eau à marée basse, un sac à la main, à la recherche de conques et de sables dollars intacts. Soit l'eau : une sortie naturaliste dans le dédale de mangroves des Ten Thousand Islands, qui part directement des pontons.
Sur la façade ouest, qui déroule des kilomètres de sable blanc en croissant, parmi les plus vastes du littoral floridien. À l'extrémité nord, la plage de Tigertail borde une lagune peu profonde fréquentée par les échassiers; on la contourne pour atteindre la langue de sable de Sand Dollar, terrain de prédilection des ramasseurs de coquillages.
Un dédale d'îlots de mangrove qui s'étend depuis Marco Island jusqu'aux Everglades, protégé en réserve nationale : c'est l'un des plus vastes ensembles de mangroves d'Amérique du Nord. Les excursions naturalistes et les locations de bateaux partent des marinas de l'île.
Souvent, oui. Les grands dauphins escortent régulièrement les embarcations et les balbuzards plongent devant les étraves. Avec un peu de patience, on aperçoit un lamantin dans les eaux tièdes des canaux. Rien n'est garanti, mais les probabilités sont bonnes.
Un hameau de pêcheurs à l'angle sud-est de l'île, qui cultive une Floride d'avant les tours : cabanes sur pilotis, filets qui sèchent, restaurants de crustacés où les musiciens jouent sur les terrasses la fin de semaine. Comptez une quinzaine de minutes en taxi depuis les marinas.
L'une des pièces amérindiennes les plus célèbres des États-Unis, une statuette sculptée dans le bois il y a plusieurs siècles par les Calusa et remarquablement conservée. L'originale appartient aux collections de la Smithsonian Institution; le petit musée historique de Marco Island, gratuit, en retrace l'histoire avec des répliques fidèles.
Très bien. Les eaux du golfe sont calmes, la cueillette de coquillages occupe les enfants pendant des heures, et les sorties d'observation des dauphins font mouche. Prévoyez chapeau, eau et chasse-moustiques : le soleil du golfe ne pardonne pas et les insectes veillent dès que le vent tombe.
Oui. Comptoirs d'excursions, locations de kayaks et croisières d'observation des dauphins s'alignent sur les quais où mouillent les navires, ce qui simplifie tout. Les mangroves calmes des Ten Thousand Islands se prêtent bien à la pagaie.
La fin d'après-midi appartient à la plage : les habitants s'y rassemblent, chaises pliantes tournées vers le golfe, pour applaudir le coucher du soleil comme au spectacle. Pour les coquillages, visez plutôt la marée basse du matin. Monnaie : le dollar américain.