La route du café

Trois destinations racontent trois moments différents de la même boisson. L'Éthiopie, où le caféier pousse à l'état sauvage et où la préparation est un rituel domestique. La Colombie, où le café est un paysage, une économie et un métier. Le Japon, qui n'en produit pas une seule fève et qui en a pourtant fait un art.

Pourquoi l'Éthiopie est le point de départ

Le caféier arabica est originaire des forêts d'altitude du sud-ouest éthiopien. La région de Kaffa, qui a probablement donné son nom à la boisson, abrite encore des caféiers sauvages sous canopée — une diversité génétique qui n'existe nulle part ailleurs, et qui explique pourquoi les cafés éthiopiens ont des profils floraux et fruités introuvables ailleurs.

Le Yirgacheffe, au sud, produit les cafés les plus floraux du monde : jasmin, bergamote, thé. Le Sidamo et le Guji donnent des profils plus fruités. Ce sont des cafés qu'on boit sans lait et sans sucre, sous peine de ne rien goûter de ce qui les distingue.

La cérémonie du café éthiopien

Elle ne se visite pas, elle se reçoit. On grille les grains verts devant l'invité, on les fait circuler pour que chacun sente la fumée, on les pile, on infuse dans une jebena de terre cuite, et on sert trois tournées successives qui portent chacune un nom. Refuser la troisième est impoli. L'ensemble prend une heure, et c'est le point du voyage dont les gens se souviennent.

La Colombie — le café comme paysage

L'Eje Cafetero, entre Manizales, Pereira et Armenia, est classé au patrimoine mondial pour son paysage culturel caféier. Les fincas s'accrochent à des pentes où tout se fait à la main, parce qu'aucune machine ne tient sur ces terrains. Beaucoup reçoivent les visiteurs pour une journée complète : cueillette, dépulpage, fermentation, séchage, torréfaction.

C'est là qu'on comprend le vocabulaire qu'on lit sur les sacs au Québec. Un café lavé, un café nature et un café en fermentation contrôlée ne diffèrent pas par la variété mais par ce qui arrive au fruit après la cueillette. Le voir une fois vaut dix articles.

Le Japon — la précision sans plantation

Les kissaten, ces cafés d'avant la mode du café de spécialité, servent parfois le même mélange depuis quarante ans, préparé au siphon ou en filtre lent par un maître qui ne parle pas. À côté, Tokyo abrite une scène de troisième vague parmi les plus exigeantes du monde. Les deux coexistent à quelques rues d'écart, et le contraste est tout l'intérêt du voyage.

Comment acheter du café en voyage

Cherchez la date de torréfaction, pas la date de péremption. Un café est à son meilleur entre une et quatre semaines après torréfaction, ce qui rend absurde l'achat de grains torréfiés depuis six mois dans une boutique d'aéroport. Achetez en grains entiers, jamais moulu, et emportez un moulin de voyage si le café fait vraiment partie du projet. Le chocolat a connu exactement la même évolution — voyez le chocolat en voyage.

Peut-on rapporter du café au Québec ?

Oui, et c'est l'un des rares produits alimentaires qui ne pose aucune difficulté. Le café torréfié, en grains ou moulu, entre sans restriction particulière pour un usage personnel, et il faut le déclarer comme tout achat rapporté. Les grains verts non torréfiés relèvent d'une catégorie différente — un produit végétal — et peuvent demander des vérifications supplémentaires. Dans le doute, déclarez : c'est gratuit, et l'omission ne l'est pas.

Quand partir ?

La récolte éthiopienne s'étale d'octobre à décembre, celle de Colombie a deux pics, autour d'octobre-décembre et d'avril-juin selon l'altitude. Voir la cueillette change complètement une visite de finca : hors saison, on visite des installations vides. Au Japon, la question ne se pose pas.

Organiser le voyage depuis le Québec

Les trois destinations ne se combinent pas — elles sont sur trois continents. La Colombie est la plus accessible depuis Montréal et la plus facile pour un premier voyage café. L'Éthiopie demande davantage de préparation et un guide. Le Japon se combine avec un voyage plus large. Un conseiller peut caler les visites de fincas, qui se réservent à l'avance et rarement en ligne.

Voyages AquaTerra est titulaire d'un permis du Québec. Nos clients bénéficient de la protection du Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages, selon les conditions prévues au règlement. Joignez un conseiller au 1-866-628-6241.

Questions fréquentes

Oui. Le café torréfié, en grains ou moulu, entre sans restriction particulière pour un usage personnel, et se déclare comme tout achat. Les grains verts non torréfiés relèvent d’une autre catégorie, celle des produits végétaux, et peuvent demander des vérifications supplémentaires.
La date de torréfaction, pas la date de péremption. Un café est à son meilleur entre une et quatre semaines après torréfaction.
Parce que le caféier arabica est originaire des forêts d’altitude du sud-ouest éthiopien. La diversité génétique qui subsiste là-bas n’existe nulle part ailleurs et donne des profils floraux introuvables autrement.
Ce sont des traitements, pas des variétés. Ils désignent ce qui arrive au fruit après la cueillette : lavé si la pulpe est retirée avant séchage, nature si le grain sèche dans son fruit.
Pendant la récolte, autour d’octobre à décembre ou d’avril à juin selon l’altitude. Hors saison, on visite des installations vides.