Croisière au départ de Montréal et de Québec

Partir en croisière du port de Montréal ou de celui de Québec, c'est embarquer sans prendre l'avion : on stationne la voiture, on dépose les valises et le fleuve fait le reste. La saison va de la fin mai au début novembre, avec un sommet en septembre et en octobre quand les érables du Saint-Laurent virent au rouge.

Pourquoi partir du Québec plutôt que de la Floride ?

Trois raisons reviennent chaque fois. Il n'y a pas de vol à réserver, donc pas de correspondance manquée ni de bagage égaré la veille de l'embarquement. Le décalage horaire n'existe pas. Et le prix du transport tombe à zéro, ce qui change complètement le calcul pour une famille de quatre.

La contrepartie est réelle. La saison est courte, cinq mois contre douze dans les Caraïbes, et les départs sont beaucoup moins nombreux. Il faut réserver tôt, souvent un an à l'avance pour les cabines avec balcon des départs d'automne.

Où va-t-on au départ de Montréal et de Québec ?

L'itinéraire dominant descend le Saint-Laurent vers les Maritimes puis la Nouvelle-Angleterre, avec un débarquement à Boston ou à New York. Le trajet inverse existe aussi, et beaucoup de Québécois le préfèrent : on prend le train ou l'avion vers Boston et on revient chez soi par le fleuve.

Les traversées transatlantiques au départ de Québec apparaissent en automne, quand les navires repositionnent vers l'Europe. Ce sont des croisières longues, de douze à seize jours, avec beaucoup de journées en mer.

Quelles escales fait-on sur le Saint-Laurent ?

Au départ de Montréal, on descend vers Québec, puis Saguenay, Gaspé et les Maritimes : Charlottetown, Sydney, Halifax et Saint John. Du côté américain viennent Bar Harbor, Portland et Boston.

Saguenay mérite un mot. Le navire remonte le fjord au lever du jour, entre deux parois de six cents mètres, et c'est souvent la matinée dont les passagers se souviennent le plus.

Quelles compagnies partent du Québec ?

La liste change d'une année à l'autre selon les déploiements. On retrouve régulièrement Holland America Line, Princess Cruises, Norwegian Cruise Line, Royal Caribbean, Celebrity Cruises et Oceania Cruises. Les compagnies d'expédition comme Ponant proposent aussi des parcours dans le golfe et vers Terre-Neuve, sur de plus petits navires.

Quand partir ?

Septembre et octobre concentrent la demande, pour les couleurs. Les journées restent douces sur le pont, les nuits sont fraîches et le golfe peut être agité entre Gaspé et les Maritimes. Un premier départ vaut mieux en septembre qu'à la fin d'octobre, où la météo devient capricieuse.

Juin et juillet offrent des journées longues, des baleines dans l'estuaire et des tarifs plus doux, mais les paysages sont verts plutôt que flamboyants. C'est la meilleure fenêtre pour ceux qui viennent pour la nature plus que pour la carte postale.

Combien de temps dure une croisière au départ du Québec ?

Sept à onze jours pour un parcours Montréal-Boston ou Québec-New York. Les boucles courtes de quatre ou cinq jours existent, surtout au départ de Québec vers le Saguenay et Gaspé. Les transatlantiques d'automne demandent douze à seize jours.

Ce qu'on ne vous dit pas toujours

Le fleuve n'est pas la mer, sauf dans le golfe

Entre Montréal et Québec, l'eau est plate et la navigation se fait entre deux rives visibles. Passé Pointe-au-Père, on entre dans l'estuaire puis dans le golfe, et là le navire bouge. Ceux qui craignent le mal de mer devraient en tenir compte au moment de choisir la cabine, au milieu du bateau et sur un pont bas.

Les escales canadiennes sont courtes

Six à huit heures en général, ce qui laisse le temps d'une excursion, pas de deux. À Halifax comme à Charlottetown, choisir entre la ville et la campagne se fait avant de partir, pas sur le quai.

Il fait plus froid que la date ne le laisse croire

Une journée d'octobre à Saguenay peut se passer sous les cinq degrés avec du vent sur le pont. Les passagers qui voyagent aux Caraïbes d'habitude sous-estiment presque toujours les vêtements à mettre dans la valise.

Comment se rend-on au port ?

Le terminal de croisière de Montréal se trouve dans le Vieux-Port, à la Grande Quai, avec un stationnement longue durée sur place. À Québec, le terminal de la Pointe-à-Carcy est à quelques minutes du Château Frontenac. Pour un retour à Boston ou à New York, prévoir le vol de retour en fin d'après-midi plutôt qu'en matinée : le débarquement s'étire souvent jusqu'à onze heures.

Nos guides complémentaires : les départs de Montréal et de Québec en 2026, la croisière sur le Saint-Laurent et le guide d'automne Canada et Nouvelle-Angleterre. Pour comparer les départs disponibles, joignez un conseiller au 1 866 628-6241.

Questions fréquentes

Oui. Le terminal du Vieux-Port de Montréal et celui de la Pointe-à-Carcy à Québec accueillent des navires de la fin mai au début novembre. On s'y rend en voiture, avec stationnement longue durée sur place, ou en taxi. C'est le seul port d'embarquement au Canada accessible en une heure de route pour la majorité des Québécois.
Septembre et la première moitié d'octobre pour les couleurs d'automne, juin et juillet pour les baleines de l'estuaire et des journées plus longues. La saison ferme au début de novembre. Un premier départ se réserve mieux en septembre : la fin d'octobre apporte une météo capricieuse dans le golfe.
Sept à onze jours pour un parcours vers Boston ou New York en passant par les Maritimes. Des boucles de quatre à cinq jours partent surtout de Québec vers le Saguenay et Gaspé. Les traversées transatlantiques d'automne demandent douze à seize jours.
Holland America Line, Princess Cruises, Norwegian Cruise Line, Royal Caribbean, Celebrity Cruises et Oceania Cruises y déploient des navires selon les années. Ponant propose aussi des parcours d'expédition dans le golfe et vers Terre-Neuve, sur de plus petits navires.
Oui, puisque la croisière touche des ports américains. Un passeport canadien valide est exigé, et il doit couvrir toute la durée du voyage. Prévoyez aussi l'autorisation électronique si vous prenez un vol de retour depuis les États-Unis.
Rarement entre Montréal et Québec, où l'eau est plate et les deux rives restent visibles. Passé Pointe-au-Père, on entre dans l'estuaire puis dans le golfe, et le navire bouge davantage. Une cabine au milieu du bateau et sur un pont bas réduit nettement la sensation.
Saguenay revient le plus souvent dans les commentaires. Le navire remonte le fjord au lever du jour entre deux parois de six cents mètres, et l'arrivée se fait sur le pont, café à la main. Halifax et Charlottetown séduisent davantage ceux qui aiment marcher en ville.